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Les dieux ont mis un homme à l'épreuve

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Xavier Dorison

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Xavier Dorison

Ce sujet a 139 réponses, 24 participants et a été mis à jour par Tjahzi tjahzi, il y a 4 jours et 15 heures.

20 sujets de 121 à 140 (sur un total de 140)
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    Pennybridge a écrit
    Beaucoup d’hémoglobine bien flashy (la scène de fin du combat au pied de la montagne en est une belle illustration) et des onomatopées sorties de Lanfeust et consorts, à grand renfort de « SPA », « SPO », « SKRÖ », « SHROK », « KROK » et autres (et que je n’apprécie franchement pas, surtout dans un cadre historique bien défini).

    Pour le coup, que trouve-tu à ces onomatopées en particulier? Lesquelles auraient-tu préféré?

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    Fred r a écrit
    Pour le coup, que trouve-tu à ces onomatopées en particulier? Lesquelles auraient-tu préféré?

    Ben dans Thorgal par exemple, prenons la Chute de Brek Zarith, au hasard, quel bruit ça fait quand Thorgal met un bon coup de pied en pleine figure du garde qui surveille la muraille ? Et quand Aaricia assomme Thorgal avec un gros coup sur la cafetière, est-ce qu’on entend un « SPO »? Est-ce que c’est choquant de ne rien entendre?

    Personnellement, je ne trouve pas que les onomatopées des coups aient une grande utilité et qu’on peut s’en passer mais ce n’est que mon avis.

     

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    C’est vrai! Ca ne m’avait pas trop marqué.

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    Pennybridge a écrit
    En tout cas, ce point mis à part, le scénario est très prenant et bien écrit. Quelqu’un a un autre avis?

    Je l’ai lu, mais pas acheté. Notamment parce que le débordement d’hémoglobine m’a saturé. Et pourtant, l’aventure du Maître d’Armes est fameuse, teintée d’histoire, d’ésotérisme, de guerre de religion, et de fantastique, comme dans la grande majorité des œuvres de Xavier Dorison. J’apprécie ses scénarios, tout comme ceux de son complice Fabien Nury, dont les dialogues finement ciselés sont décoiffants. Mais chez les deux scénaristes, je ne supporte plus cet excès de violence, comme on en rencontre d’ailleurs dans beaucoup de séries actuelles. C’est aussi ce qui m’a fortement dérangé dans « Le Feu écarlate » de Thorgal.

    Pour autant, Xavier Dorison reste un des meilleurs scénaristes actuels, même si il se consacre de plus en plus à l’enseignement, comme on peut le découvrir dans cette interview qu’il a accordée à Casemate.

    Dans Casemate 120, Xavier Dorison et Joël Parnotte présentent Aristophania, conte de fées moderne plongeant à la fois dans le merveilleux et dans la violence crasse du début de l’ère industrielle française. Xavier Dorison explique notamment qu’il pense épuiser toutes ses envies de scénarios dans les quinze ans à venir. Et pourrait ensuite devenir professeur à plein temps, aidant des auteurs à monter leurs projets. Ce job de script doctor, il l’exerce déjà aujourd’hui, en particulier plusieurs fois dans l’année lors d’ateliers à la Nouvelle Revue française (NRF). Pour casemate.fr, il explique comment un scénariste de bande dessinée peut sortir de l’eau des romanciers en difficulté avec leurs propres histoires.

    La suite est ici dans Casemate : https://casemate.fr/dorison-est-ce-grave-script-doctor/

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    Aristophania, tome 1

    Sortie demain du tome 1 d’Aristophania, Le Royaume d’Azur, avec Joël Parnotte au dessin. J’avais parlé de cette nouvelle série ICI. Mais rien de tel que d’écouter Xavier Dorison en parler lui-même, c’est un conteur né ! 

    Vous avez entendu ? Le premier album de BD fantastique-bouddhiste ? 

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Aristophania vient de s’inviter sur ma pile de BD, dans la chambre.

    Je vais le lire sous peu (j’ai déjà trois lectures simultanées, je vais d’abord en finir au moins deux). J’espère qu’il n’est pas excellent, parce que sinon ça va encore être difficile de se dire que l’ignoble Xavier nous a abandonnés pour écrire de belles histoires ailleurs.  

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    Moi j’avoue ça m’intrigue. Cet album a été tellement teasé que je veux savoir de quoi il retourne . Dis-nous si ça vaut la peine.

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    C’est surement hors sujet, mais je trouve cet interview intéressant sur l’investissement des auteurs dans leurs oeuvres

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    Au contraire Laurent, cette vidéo est tout sauf hors sujet. Elle illustre de manière impressionnante la passion qui unit scénariste et dessinateur autour de cette saga qu’est Long John Silver. Je n’avais jamais écouté Mathieu Lauffray en parler, et je te dis merci pour ce partage qui m’a immédiatement donné envie de me replonger dans cette incroyable histoire. Si un jour Mathieu et Xavier devaient se lancer ensemble dans une aventure de Thorgal, je suis convaincu qu’on aurait droit à un des meilleurs tomes de la série !

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    Un banquet avec les auteurs

    Un évènement très particulier est organisé le 1er mars à Paris. Un banquet réunissant Xavier Dorison et Fred Vignaux est ouvert aux fans de Thorgal.

    Plus d’infos sur le site de réservation ICI.

    Venez dîner avec les auteurs Xavier Dorison et Fred Vignaux pour l’aventure Thorgal !

    -Présentation et rencontre-débat avec les auteurs à l’apéro,

    -dîner viking (apéro + entrée + plat + dessert + café),

    -vente d’albums,

    -expo-vente de dessins de Fred Vignaux

    Et ex-libris inclus dans le billet !

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Mais c’est dingue, comment fais-tu pour trouver tous cs trucs-là ?

    Ça a l’air très sympa. En plus je suis en vacances le 1er mars.

    Et à part ça j’ai lu « Aristophania ».

    Bon, je ne sais pas si le thème est original (des enfants, des pouvoirs, des secrets de familles, un méchant mystérieux) mais il s’agit encore d’un excellent album…

    Dorison s’éclate dans les univers qu’il crée.

    Et quand on sait que Joël Parnotte a semble-t-il fait partie des auteurs approchés pour faire du Thorgal, et qu’il en a même dessiné un paquet de planches sur lequel j’adorerais jeter un œil, on a là un duo qui aurait pu être en couverture du prochain Thorgal ! Curieuse sensation, à la lecture de cet album très bien écrit et très bien dessiné. Parnotte a un encrage, un travail sur la lumière, magnifique.

    Par contre, le ton, l’ambiance générale de l’album, ce n’est pas du tout du Thorgal. Ces deux auteurs sont peut-être plus à l’aise ici dans leur propre monde qu’ils ne l’auraient été chez Thorgal. Je ne sais pas.

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    Thorgal-BD a écrit
    Mais c’est dingue, comment fais-tu pour trouver tous ces trucs-là ?

    Héhé ! Voici une petite vidéo sympa de l’évènement au Verre Moutarde à Paris :

    https://www.facebook.com/100010283805477/videos/802722300080556/

    Mais tu n’en croiras pas tes yeux, si après ce banquet BD avec les auteurs de Thorgal, je te propose une croisière fantastique en compagnie du créateur de Thorgal ? 

    C’est à voir dans le sujet « La croisière fantastique » !

    • Ce sujet a été modifié le il y a 7 mois et 1 semaine par Tjahzi.
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    Aristophania vue par son dessinateur

    Joël Parnotte a répondu à deux interviews consacrées à Aristophania. On y apprend que la série scénarisée par Xavier Dorison se déclinera en 4 albums, dont les prochains tomes sont prévus pour octobre 2019, 2020 et 2021. Joël y dévoile son enthousiasme pour cette série.

      Entretien écrit sur Branchés Culture.

    Entretien audio sur RTBF Culture.

    Répondre | Lien | Citer

    Thorgal-BD a écrit
    Et à part ça j’ai lu « Aristophania ». Bon, je ne sais pas si le thème est original (des enfants, des pouvoirs, des secrets de familles, un méchant mystérieux) mais il s’agit encore d’un excellent album… Dorison s’éclate dans les univers qu’il crée. Et quand on sait que Joël Parnotte a semble-t-il fait partie des auteurs approchés pour faire du Thorgal, et qu’il en a même dessiné un paquet de planches sur lequel j’adorerais jeter un œil, on a là un duo qui aurait pu être en couverture du prochain Thorgal ! Curieuse sensation, à la lecture de cet album très bien écrit et très bien dessiné. Parnotte a un encrage, un travail sur la lumière, magnifique. Par contre, le ton, l’ambiance générale de l’album, ce n’est pas du tout du Thorgal. Ces deux auteurs sont peut-être plus à l’aise ici dans leur propre monde qu’ils ne l’auraient été chez Thorgal. Je ne sais pas.

    Enfin lu aussi de mon côté, et fort apprécié !    Le contraste entre les différents lieux traversés est surprenant, mais j’aime être surpris de cette manière. Et je sens qu’au fil des épisodes de la série Aristophania, on ira de surprise en surprise ! Même si on reste un peu sur sa faim à la clôture de ce premier tome, Xavier Dorison a le talent pour garder pas mal de suspense pour la suite. Et puis ce dessin de Joël Parnotte, quel plaisir de s’y plonger !

    Est-ce que ces deux auteurs auraient pu nous donner un bon Thorgal ? J’en suis convaincu ! La profondeur des personnages rencontrés, la richesse des lieux qui servent de décor, l’intrigue humaine et passionnante, le suspense qui s’installe de page en page, tout cela aurait très bien pu se retrouver dans un album de Thorgal.   

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    Aristophania, couverture tome 2

    Le second tome d’Aristophania, la série de french fantasy de Xavier Dorison et Joël Parnotte, paraîtra en octobre prochain.

    Voici une interview de Joël pour « Un Amour de BD ».

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    Festival du Livre d’Issy-les-Moulineaux (F)

    Xavier Dorison participe samedi prochain au Festival du Livre d’Issy-les-Moulineaux près de Paris. Il sera présent pour une rencontre-débat avec le public de 13 à 14h à propos de la série Thorgal, puis il participera à une séance de dédicaces.

    Infos : Festival du Livre d’Issy-les-Moulineaux

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    Le Château des Animaux – tome 1

    Parution le 18 septembre de la nouvelle BD lancée par Xavier Dorison et Félix Delep : Le Château des Animaux. Présentation de la série par l’éditeur Casterman :

    Quelque part dans la France de l’entre-deux guerres, niché au cœur d’une ferme oubliée des hommes, le Château des animaux est dirigé d’un sabot de fer par le président Silvio… Secondé par une milice de chiens, le taureau dictateur exploite les autres animaux, tous contraints à des travaux de peine épuisants pour le bien de la communauté… Miss Bangalore, chatte craintive qui ne cherche qu’à protéger ses deux petits, et César, un lapin gigolo, vont s’allier au sage et mystérieux Azélar, un rat à lunettes pour prôner la résistance à l’injustice, la lutte contre les crocs et les griffes par la désobéissance et le rire… Premier tome d’une série prévue en quatre volumes, Le Château des animaux revisite La Ferme des animaux de George Orwell (1945) et nous invite à une multitude de réflexions parfois très actuelles…

    J’avais déjà présenté à la page précédente la Gazette du Château. Voici le visuel du n°2 dont on peut découvrir les premières planches ICI.

    Source : Le Château des Animaux chez Casterman

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    Critique en dessins sur 9ème Art
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    j’aime beaucoup les bd de Dorison… je pense que je vais aussi craquer pour celle-là…

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    Sortie du Château des Animaux

    Le 1er tome du Château des Animaux est sorti aujourd’hui en librairie, et au vu des premiers commentaires, c’est le plein succès pour les auteurs.    Ligne Claire fait la part belle à cette sortie avec une présentation de l’album, puis les interviews de Xavier Dorison et Félix Delep.

    Le Château des Animaux, faut pas prendre les bêtes du bon dieu pour des canards sauvages

    « Après une prépublication en gazette, dont Casterman a fait une habitude très agréable, Le Château des Animaux tome 1 est enfin dans les rayons des libraires. Répéter que c’est un des vrais évènements de cette rentrée finit par être un lieu commun. A craindre presque d’avoir été envoûté par le duo Xavier Dorison, émule de l’enchanteur Merlin, et le jeune Félix Delep, roi Arthur en puissance qui, en quelques traits, a délimité son nouveau royaume. Aller, revenons à cette fable, conte picaresque, animalier, hymne à la liberté pas obligatoirement au bout des fusils. Une dictature dure, pas pure, violente, sanglante, avec des références évidentes que Dorison ne cache pas mais dont l’espoir n’est pas absent. Félix Delep s’y est investi, talent, corps et âme. Le résultat est époustouflant sur tous les plans.

    On ne rigole pas au Château des Animaux. Depuis que les humains ont quitté les lieux et abandonné, allez savoir pourquoi, la basse-cour, tout a changé. Le pouvoir était vacant et la nature n’aime pas le vide. Le taureau Silvio a pris les choses du bout des cornes. Avec une milice de clébards dangereux, des croques vite qui ne font pas dans la dentelle si ce n’est sanglante. Silvio veut consolider, reconstruire la ferme, siège de sa nouvelle République dictatoriale. La peur règne sur vaches, poules, cochons, oies et… chat. Car Miss Bengalore est la seule du genre avec sa progéniture. Elle monte les pierres sur les échafaudages. Risqué. La révolte gronde. Faut pas prendre les bêtes du bon dieu pour des canards sauvages. Il y a de la révolte dans l’air. Seul César, le dandy lapin semble être heureux. Mais un rat va venir changer la donne.

    Une mère chatte qui défend ses petits, résiste même si elle pense que c’est une erreur, une marguerite comme symbole de liberté, un humain qui trafique, une horreur banalisée, Dorison joue la carte de la non-violence, de l’ironie en règle face au mépris et à la terreur. Delep le suit avec un dessin vivant, beau mais qui sait aussi montrer le pire. Impossible de rester indifférent. Le lecteur est un témoin acteur. On oscille entre envie de voir Silvio cuire à la broche ou prendre une tarte en plein museau. Au choix. On verra bien mais il va sûrement s’en passer des choses au Château, coup d’état, trahisons, comme chez les humains. Pour notre plus grand plaisir. »

     

    Interview : Quand Xavier Dorison a bâti Le Château des Animaux, parler de non-violence l’a motivé

    En signant le scénario du Château des Animaux (Casterman), Xavier Dorison savait-il qu’il allait créer une série qui ferait date ? Non seulement pour l’histoire, cette dictature animalière troublante, émouvante, violente contre laquelle les victimes vont lutter avec intelligence, mais aussi en donnant à un jeune dessinateur de talent la chance de faire ses premières armes, Félix Delep ?

    Xavier Dorison, le héros de votre Château des Animaux, Silvio le taureau, fait penser à un célèbre et discuté homme politique italien ?

    On pense à Berlusconi mais c’est surtout une allusion à tous ces dirigeants qui se sentent légitimes parce qu’ils ont de gros muscles.

    Pourquoi avoir choisi ce sujet-là, la dictature, l’oppression, sous cette forme animalière ?

    D’abord parce qu’il y avait l’envie de rendre hommage à ma façon à un récit qui m’avait marqué, La Ferme des Animaux d’Orwell. L’envie aussi de raconter une histoire qui montre que toutes les révolutions ne se terminent pas aussi mal que celles de la Ferme des Animaux ou d’autres. Enfin le souhait de parler de non-violence et cela était parfait avec un récit animalier.

    Vous n’avez pas vraiment fait une adaptation de la Ferme des animaux ?

    Absolument pas. Mon scénario est totalement original.

    Quand on lit l’album, on pense à la description d’un régime fasciste, totalitaire ?

    Bien sûr, il y a le fait que Silvio le taureau justifie ses actions par une menace, il y a toujours un ennemi extérieur qu’on évoque comme prétexte. Le dictateur se place comme sauveur face à elle. Pour les Américains, ce sont les communistes, pour les communistes, les Américains. Donc la force est nécessaire.

    Vous prenez le contre-pied. Au lieu de la force, il peut y avoir la dérision, l’humour pour retrouver la liberté ?

    C’est tout le fond des mouvements de désobéissance civile initiés entre autres par Gandhi, voire par le Christianisme à ses débuts. La violence est le pire des moyens pour changer les choses.

    Et c’est pourtant celui qu’on emploie le plus souvent ?

    Si on regarde bien quand la violence a été employée, on s’aperçoit qu’elle a parfois permis de résoudre les problèmes à court terme mais les a aussi reportés à plus tard. Les Allemands battent les Français en 1870 qui eux gagnent en 1918 puis sont battus en 1940. Une guerre mondiale, l’Allemagne capitule en 1945 et le bloc soviétique se met en place avec la Guerre Froide. C’est cyclique.

    On est dans un univers très concentrationnaire. Le travail rend libre, ironie, avec des exécutions, des violences permanentes.

    Pour monter une libération, il faut dans un premier temps décrire l’oppression que subissent ces animaux, montrer que leur révolution violente n’a aucune chance de marcher. Ce sont les dictateurs qui ont la force avec eux. Jouer sur ce terrain contre eux est illusoire. Il va falloir qu’ils trouvent des solutions dont l’unité, le ridicule. L’injustice triomphe car elle n’est pas exposée au grand jour. Leur travail pour se battre contre Silvio est de la rendre visible, ce qui dans une démocratie est le rôle de la Presse.

    Vous êtes sur combien d’albums ?

    Quatre pour bien décrire toutes les étapes de cette révolution. J’ai rédigé les quatre albums avec découpage compris. J’ai rarement été aussi porté par une histoire. La non-violence touche beaucoup d’aspects de la vie et me motive.

    Les personnages sont très typés, symboliques. Comment les avez-vous choisis ?

    Pour créer des personnages, le principe est souvent le même. On se demande quel est le thème de l’histoire, ici la violence et la révolution. Quel sera le personnage qui aura le plus de trajet humain à faire ? Le premier, c’est celui qui pense que baisser la tête est la solution, en l’occurrence Miss B. Après il y a les valeurs positives et négatives. Le taureau, personnage le plus puissant, c’est pour l’oppression. Ceux qui sont dans l’obéissance négative, ce sont les chiens avec des variantes. Ensuite quels sont ceux qui acceptaient la collaboration puis la refuse comme César ? Comment les gens vont se comporter face à une dictature ? Il y a toutes les nuances et je montre leur évolution.

    On a un humain qui est dans le jeu, l’homme, pourvoyeur du taureau que ce dernier paye en cadavres d’animaux ou œufs contre champagne et breloques.

    Je voulais montrer que les dictatures ne survivent que parce qu’elles trouvent des moyens à l’extérieur de le faire. Les dictatures pétrolières n’existeraient pas sans l’or noir. Il y a en a toujours qui se servent de la dictature pour s’engraisser. Je voulais montrer tout ça pour ça. Toute cette misère pour ces breloques.

    C’est une BD militante.

    Oui mais elle est optimiste. Je n’avais pas pour objectif de dire la dictature, c’est mal. On est tous d’accord sur cela. A tous les échelons. Comment le dire ? Comment on lutte ? Pas en étant plus violent. C’est l’axe du récit du Château des animaux. On est plus optimiste. Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de souffrance. La dictature cherche que l’opposition devienne violente. On l’a vu en Syrie avec au départ des manifestations sans violence. Assad est monté d’un cran et la réaction a eu lieu, ce qu’il voulait. En Égypte, ils n’ont pas tenu. En Tunisie oui mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas quand même de violence.

    La galerie des personnages est très riche en portraits comme celui de Bella la concubine du taureau Silvio.

    Au départ elle est bien contente d’avoir épousé Silvio mais elle va finir par comprendre que cela ne peut pas durer. La vraie difficulté sera que les animaux restent encore une fois non violents.

    On retrouve dans l’approche graphique des liens avec le monde de Nimh de Don Bluth.

    Oui mais ça il faut en parler au dessinateur.

    Justement alors. Passons au dessin. Vous connaissiez Félix Delep qui marque totalement cet album par son talent ?

    C’est une histoire amusante. J’ai écrit le Château il y a trois ans. Je souhaitais un super dessinateur. On a eu des planches d’essais très bien mais ce n’était pas ce que je voulais. Un jour, je reçois quatre dessins signés par Félix. Je tombe de ma chaise. C’était parfait. Mais qui était ce gars ? On me dit qu’il me connaissait parce que j’avais été son prof à l’école d’art Émile Cohl. Mais c’étaient des cours de scénario et pas de dessin. Donc je n’avais rien vu. Il est jeune et c’est son premier album. Il fait en plus des couleurs dingues. Une partie des planches est en en tradi, le reste sur tablette.

    C’est très agréable de travailler avec Félix, il est très exigeant. Je rends un scénario très précis, envahissant pour certains, très découpé. Des croquis, et ensuite on se voit avec Félix pour faire ensemble le storyboard, travailler les expressions des personnages. On invente des choses. On avance main dans la main. On a vraiment fait l’album ensemble. On a mis deux ans.

    Delep a un bel avenir.

    Un peu dans la ligne de Matthieu Lauffray ou Claire Wending.

    Quelques questions peuvent se poser comme où sont passés les humains du Château. On pense aussi à Calvo pour l’ambiance.

    Je donne des hypothèses mais les humains ne sont plus là, c’est le constat. Calvo, bien sûr pour la tradition animalière avec l’ennemi extérieur. En Italie, les migrants pour un risque de régime fasciste, en Turquie un pseudo coup d’état, en Russie les Tchétchènes, en Chine le Tibet. Aujourd’hui, les USA sont sur une mauvaise pente en matière de sécurité parce qu’il y a des terroristes, des ennemis désignés. C’est la stratégie du choc. Face à une menace, le réflexe des foules est de revenir à des gens qui représentent la sécurité. C’est très actuel en Europe.

    Hormis cette grande basse-cour quoi d’autre en train ?

    A la rentrée, j’ai le tome 5 d’Undertaker et Aristophania 2. Rien d’autre car ce n’est déjà pas mal mais je continue à écrire. Le tome 2 du Château est en cours, le scénario est fini. Il sortira dans un peu plus d’un an. L’édition luxe comportera mes storyboards.

    Votre Château a aussi sa dose d’humour qui permet des pauses pour souffler. Même si c’est très noir. Vous avez accompli avec Delep un sacré travail et une œuvre importante.

    Merci. Oui il y a des scènes terribles. On est dans une réalité très forte même si c’est parfois décalé, mais tant mieux si le but est atteint.

    Et pour l’interview du jeune Félix Delep sur Ligne Claire, c’est à lire ICI. Félix qui annonce sur sa page FB qu’il sera en dédicace avec Xavier Dorison jeudi à BDnet Bastille, vendredi et samedi à la librairie Bulle au Mans.

    Source : Ligne Claire

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