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Les dieux ont mis un homme à l'épreuve

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Biographie

Giulio de Vita
© D. R.

Giulio De Vita

Giulio De Vita est le dessinateur des cinq premiers albums de Kriss de Valnor.

Polyvalent, passionné de cinéma, il est également publicitaire, et a réalisé les albums de James Healer et Wisher, un album du Décalogue, et bien d’autres.

De Vita est italien. Il est né le 7 décembre 1971 à Pordenone, une ville italienne proche de Venise, où il vit toujours. Il se passionne très jeune pour le cinéma, mais aussi pour le dessin, notamment grâce à sa mère, professeur de dessin. Il écrit des histoires et les met en images. La bande dessinée lui semble alors un moyen naturel de représenter ses idées, un moyen plus accessible que la vidéo.

Premières armes

Il commence à travailler dès l’âge de 16 ans dans la publicité. Il continuera à participer à des projets publicitaires tout au long de sa carrière, en réalisant des plaquettes, des affiches, de courtes bandes dessinées.

pub

Il termine ses études et s’installe à Bologne à la fin des années 80. Il travaille alors pour de nombreuses agences de publicité italiennes. En 1993, il réalise de premières planches publiées en Italie, les aventures humoristiques médiévales de « Alex il Britanno » dont il écrit et dessine les dernières aventures.

Alex

Super-héros

Fan de comics et de cinéma, De Vita contribue à la série de science-fiction « Lazarus Ledd », en réalisant ou participant à plusieurs numéros en 1993 et 1994. Cette série, célèbre en Italie, a été éditée en presse pendant plus de 10 ans et des dizaines de numéros. Elle proposait les aventures d’un homme apparemment ordinaire, mais se battant secrètement contre le crime organisé.

Lazarus Ledd

Dans les années suivantes, il diversifie beaucoup ses activités. Il dessine des story-boards de clips pour plusieurs artistes, dont Zucchero et Sting, il travaille avec Roman Polanski, et réalise des clips vidéo et des courts métrages. Il illustre des pochettes de disques et travaille avec Disney et sa filiale Marvel. Il encre les dessins de super-héros Marvel et réalise des couvertures de comics. Il participe à différents projets mettant en scène Spiderman, Daredevil, Hulk et d’autres super-héros célèbres. Il gagne des prix et son talent commence à être reconnu en Italie.

Marvel Marvel
(cliquez pour agrandir)

En 1997, Giulio de Vita retourne dans sa ville natale, Pordenone, qu’il ne quittera plus. Il travaille pendant quelques mois pour le journal Il Gazzettino et réalise la bande dessinée « Peltron », une version parodique des aventures d’un super-héros.

Vers le franco-belge

Il se tourne ensuite vers le marché français. La bande dessinée franco-belge l’attire et lui semble correspondre à ses attentes, à ses envies. Il rencontre le scénariste François Corteggiani et réalise avec lui Les ombres de la lagune. Dans un futur proche, des meurtres horribles sont commis dans une Venise infestée de rats mutants. Le premier tome, « Le premier né », paraît en 1999, sans connaître de suite.

Les ombres de la lagune

De Vita réalise aussi des bandes dessinées publicitaires, en France et en Suisse.

Son premier album franco-belge lui a ouvert de nouvelles portes, celles notamment de projets de série réalisées par plusieurs dessinateurs. Ainsi, en 2000, il dessine le tome 2 du Décalogue, « La Fatwa », avec Frank Giroud au scénario (Editions Glénat). Dix dessinateurs et dix albums, pour retracer l’histoire d’un manuscrit maudit, traversant les siècles en causant la perte ou le malheur de ses différents propriétaires. Une histoire à rebours où chaque album remonte un peu plus loin dans le passé, jusqu’aux origines du manuscrit et de ce qui le rend unique, dangereux et convoité.

Décalogue

Parallèlement à ces activités, De Vita réalise des courts-métrages en Italie et participe à d’autres projets cinématographiques, dont un film d’animation adaptant l’opéra « Aïda » de Verdi.

Premières séries

Lors d’un passage au festival BD de Sierre, en Suisse, il rencontre par hasard le scénariste et dessinateur Yves Swolfs (Le prince de la nuit, Durango, Dampierre, Légende…) qui lui parle d’un projet qu’il a depuis quelques temps, une histoire mêlant fantastique et thriller sur fond de culture amérindienne.

James Healer est « l’Indien blanc ». Lorsqu’il était enfant, un vieux shaman mourant lui a transmis des pouvoirs médiumniques, qu’Healer utilise aujourd’hui pour résoudre des affaires criminelles sur les terres indiennes. Il tente aussi de résoudre le mystère de ses origines, lui qui a été retrouvé aux côtés de ses supposés parents, sauvagement assassinés.

Trois albums de la série paraissent au Lombard de 2002 à 2004, « Camden Rock », « La nuit du cobra » et « La montagne sacrée ». Sur cette première série, De Vita expose son sens du cadrage et du mouvement, une approche cinématographique qu’on retrouve dans une grande partie de son œuvre. Les dessins sont particulièrement détaillés et expressifs. La série James Healer s’arrête malheureusement avant d’avoir offert son dénouement.

James Healer

En Italie, De Vita s’investit dans un projet scénarisé par Francesco Artibani (W.I.T.C.H., Monster allergy…). Kylion est une série de science-fiction en 13 albums parus mensuellement en 2004 et 2005. Un groupe de colons terriens, envoyé dans l’espace pour découvrir de nouvelles planètes, dévie de sa trajectoire et se pose sur la planète Kylion. Le voyage ayant été raccourci, les astronautes se réveillent à seulement 16 ans. Ce sont donc des adolescents à la formation incomplète qui vont partir à la découverte d’une planète inconnue. Les tomes 1 et 6 sont dessinés par De Vita.

Kylion

En 2004 également, De Vita participe à la réalisation d’un projet original, une bande dessinée interactive, disponible sur Internet, « Sur les traces de K40 ». Un jeune homme fait la rencontre d’une particule atomique de son corps, qui va l’entraîner à la découverte de la radioactivité et des activités humaines autour de l’énergie atomique. Cette vulgarisation scientifique réalisée à l’initiative du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) a été distribuée dans de nombreux CDI en France. Elle peut être lue en ligne en suivant ce lien.

k40

Autre projet à plusieurs mains, De Vita participe en 2005 à Quintett, série dont il devait réaliser le cinquième et dernier tome (chez Dupuis). Il retrouve Frank Giroud au scénario. Pris sur d’autres projets, il ne pourra réaliser cet album, mais il dessine néanmoins les pages de prologue et d’épilogue de tous les autres.

Au cours de la Première guerre mondiale, dans une base aérienne macédonienne, chaque album de cette série permet de suivre le parcours d’un des protagonistes de l’histoire, au cœur d’un complot meurtrier. La même histoire est donc racontée avec des points de vue et des dessins différents, chaque album amenant sa pièce au puzzle, jusqu’aux révélations finales du dernier tome.

Quintett

Wisher

Entretemps, la série James Healer ne se poursuivant pas, De Vita recherche un nouveau challenge sur le marché français. L’éditeur de Healer, Le Lombard, lui propose différents scénarios, dont trois viennent d’un jeune scénariste français, Sébastien Latour. De Vita est séduit par l’une de ces histoires, celle d’une guerre secrète entre forces du monde magique — elfes, sorciers et créatures fantastiques — transposée au XXIème siècle. Ce sera Wisher.

Wisher se passe à Londres. Nigel est un jeune arnaqueur qui brûle la vie sans se soucier du lendemain. Il découvre brutalement que des tueurs aux pouvoirs étranges s’intéressent à lui. Il va se retrouver au cœur d’une guerre larvée entre des êtres magiques dont l’extinction ou la survie va dépendre de lui.

La collaboration entre les deux jeunes auteurs sera particulièrement fusionnelle, De Vita s’impliquant plus qu’auparavant dans l’écriture du scénario. Le dessinateur réalise également les couleurs du premier tome, d’abord manuellement à l’aquarelle, puis en retouchant les images sur ordinateur pour créer les effets spéciaux. Le résultat imprimé n’étant pas à la hauteur de ses espérances, l’album sera recolorisé pour les rééditions, avec une nouvelle couverture, et les couleurs des tomes suivants seront réalisées par différents coloristes.

Quatre albums formant un cycle complet paraissent entre 2006 et 2010 : « Nigel », « Féeriques », « Glee » et « Chapeau melon et canne à fée ». De Vita profite du mélange entre fantasy et monde moderne pour faire évoluer son style, en soignant particulièrement le cadrage, la composition et la disposition de ses images.

Wisher

De Vita participe en 2010 à la création en Italie du spectacle « Lemuri, le visionnaire ». Il s’agit d’un spectacle dessiné, réalisé avec Vittorio Centrone. Celui-ci, sur scène, est Lemuri, un musicien capable de voyager d’une dimension à l’autre, à la recherche de la perfection musicale. En simultané, les dessins de Giulio sont projetés sur écran géant. Il emploie une technique novatrice pour que les dessins semblent réalisés en direct, mais sans que l’on voie le crayon. Le spectacle sera notamment diffusé en 2013 au festival d’Angoulême, et commercialisé dans un beau coffret avec BD, CD et DVD (à voir en suivant ce lien).

Lemuri

2010 est aussi l’année de la consécration pour Giulio de Vita avec la parution du premier album de Kriss de Valnor.

Les Mondes de Thorgal

Dès 2009, un projet de séries dérivées de Thorgal avait été mis sur les rails. L’idée était dans les cartons depuis quelques années. Il y aura trois séries, dont l’une consacrée à Louve et Aaricia, et une autre à la jeunesse des personnages de Thorgal. Mais la toute première série inspirée de Thorgal est donc dédiée à Kriss de Valnor, l’ennemie intime de la famille Aegirsson. De Vita est accompagné par le scénariste de Thorgal, Yves Sente, et par sa coloriste, Graza.

Le premier album s’appelle « Je n’oublie rien ! ». Sa couverture est réalisée par Grzegorz Rosinski. Le tirage du 1er tome est de 200 000 albums, ce qui est particulièrement ambitieux pour une nouvelle série. Pour son retour, Kriss renaît après avoir disparu dans le tome 28 de la série Thorgal. Ramenée à la vie par la déesse Freyja, elle doit faire le bilan de sa vie et prouver qu’elle mérite de reprendre sa place sur Midgard. Les deux premiers albums explorent donc l’enfance et la jeunesse du personnage.

De Vita s’approprie rapidement l’univers de Thorgal en adaptant son dessin à une nature sauvage, assez éloignée de ses travaux précédents. Le trait se fait griffé, nerveux et dynamique. Les personnages sont particulièrement expressifs et renaissent pour la première fois dans la main d’un autre dessinateur que Grzegorz Rosinski.

Kriss de Valnor

De Vita se consacre alors presque exclusivement à cette série dont les albums paraissent chaque année depuis 2010.

Il aime dessiner en musique, et n’hésite pas à participer à l’écriture du scénario, en proposant ses idées à ses scénaristes. Préférant le dessin au travail des couleurs, De Vita se concentre sur les crayonnés et l’encrage des albums de Kriss. Il prépare des projets de couverture en s’inspirant de l’album qu’il crée, puis il envoie ses esquisses à Grzegorz Rosinski, qui apprécie de peindre les couvertures de la série. Les toiles réalisées sont ainsi le fruit des idées et talents conjugués des deux auteurs.

couvertures Kriss

En 2014, De Vita réalise le cinquième tome de Kriss de Valnor. Il annonce peu après son départ de la série. C’est avec de nouveaux auteurs que se poursuivront les aventures de Kriss.

En parallèle, on parle d’une adaptation en BD du spectacle « Lemuri, le visionnaire ». En 2016, Giulio monte les marches du festival de Cannes avec l’équipe de réalisation du film documentaire « Close encounters with Vilmos Zsigmond ». Mais l’auteur n’oublie pas la BD, et réalise avec le scénariste Gianfranco Manfredi un album de la série Tex, western très célèbre en Italie.

Et Thorgal poursuit sa route…

Dans l’atelier de De Vita – Planche de Kriss 1
Dans l’atelier de De Vita – Couverture, encrage et couleurs de Kriss 2
Dans l’atelier de De Vita – Personnages et couverture de Kriss 3
Dans l’atelier de De Vita – Réalisation d’une planche de Kriss 4
Dans l’atelier de De Vita – Réalisation d’une planche de Kriss 5

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