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Les dieux ont mis un homme à l'épreuve

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Frédéric Vignaux

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Frédéric Vignaux

Ce sujet a 163 réponses, 13 participants et a été mis à jour par Tjahzi tjahzi, il y a 14 heures et 14 minutes.

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    Dédicace à Strasbourg

    Fred sera en dédicace ce samedi 15 février de 15h à 18h à la librairie « Ça va buller » de Strasbourg.

    Infos : Canal BD

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    samedi chez "Ça va buller"

    Apparemment, la période de dédicaces a été étendue de 14 à 18 h chez « Ça va buller ».

    Renseignements

    Librairie Ça Va Buller – Canal BD

    46 Rue du Fossé-des-Tanneurs à Strasbourg

    +33 9 73 23 29 34

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    Entretien pour Auracan

    Entretien fort intéressant avec Fred Vignaux sur Auracan. On y parle de sa manière d’interagir avec son scénariste, son coloriste, avec Grzegorz Rosinski… On retrouve également en fin d’article quelques infos sur l’évolution future des personnages et le tome 38 de Thorgal.   

    « Selon vous, pour L’ermite de Skellingar, Yann vous a-t-il proposé un album de scénariste avec beaucoup de cases ou un album laissant la part belle au dessin ?

    Fred Vignaux : En fait, c’est un petit peu les deux. La première partie est un peu plus dense, et la seconde partie, au moment où Thorgal commence à aborder les rivages de Skellingar, avec beaucoup plus des paysages, est plus lente, plus contemplative. Le début est un petit peu plus verbeux parce qu’il faut présenter l’histoire. Dans cet album, parce que c’était une première collaboration, Yann a testé mes goûts. Il a développé une trame principale et à un certain moment, il m’a proposé des scènes alternatives… que j’ai choisies. Il a alors remodelé le scénario en fonction de mes choix. Du coup, sur Thorgal, il a fait mouche tout de suite. C’est une façon intelligente et délicate de cerner ses collaborateurs et leurs aspirations.

    Comment se déroule votre collaboration ?

    Pas beaucoup d’allers et retours, mais un gros aller au restaurant ! On parle de ce que l’on veut raconter, de nos différentes envies et ensuite Yann rédige un gros chemin de fer. A partir de là, on voit si cela correspond vraiment à ce que l’on veut raconter. Les remarques entraînent de légères adaptations, et une fois tout cela défini, Yann entreprend toute la partie technique du synopsis et du découpage en cases, pages, dialogues…

    Quel est le rôle de l’éditeur à ce stade ?

    Il intervient à deux moments : au niveau du chemin de fer pour voir s’il y a une cohérence, c’est du Thorgal et c’est une chose qui est attendue par les lecteurs. Il y a donc un véritable enjeu et c’est normal que l’éditeur ait son mot à dire. Et après, une fois que l’on a fait le storyboard. À partir de ce moment-là, je le diffuse à tout le monde : à Grzegorz, Piotr et à l’éditeur. Et là, si quelqu’un a quelque chose à dire, on rectifie, on réajuste. Après, j’entame vraiment la partie dessin…

    Et pour le dessin ?

    J’ai d’abord réalisé une vingtaine de planches. Je suis allé chez Grzegorz Rosinski, en Suisse. Il m’a fait part de ses remarques, il a redessiné certaines choses. J’ai ensuite modifié en fonction de la manière dont j’ai interprété ses remarques. Je suis retourné chez lui en juin pour la deuxième partie et on a mis le point final à l’album, tout en discutant, en corrigeant…

    Ressentiez-vous de l’appréhension en vous rendant chez Rosinski ?

    Il y avait un peu d’appréhension sur les premières pages, pour savoir si j’étais bien dans le ton. Je sortais de Kriss de Valnor et il fallait que je réajuste un petit peu le trait, mais pas tant que ça. Pour les premières planches, il y a eu un petit flottement mais ça été très passager.

    Quand je travaillais sur le Thorgal, mais que j’étais encore en dédicaces sur Kriss de Valnor, les gens me demandaient immanquablement : « Alors, qu’est-ce que ça fait de reprendre un Thorgal, vous n’avez pas d’appréhension ? ». Je leur répondais que quand je suis chez moi, tout va très bien mais c’est quand je les rencontrais que je me demandais si je ne devais pas ressentir une petite d’appréhension. Ceci dit, psychologiquement, il existe une certaine légitimité dans cette reprise. Mon dessin, comme celui de Grzegorz, est tributaire de mes états d’âme, de mon humeur. Il n’est pas figé et peut donc fluctuer en fonction de ce qui se passe, même en cours de journée. Le style de Grzegorz a beaucoup évolué au cours du temps.

    Avez-vous délaissé le numérique au profit des crayons et des encrages pour cet album ?

    Au final, pas vraiment ! Je m’étais dit que j’allais essayer de revenir au traditionnel, j’ai commencé les premières planches en traditionnel mais après, j’ai été rattrapé par le temps et je me suis dit, si on veut faire un bel album, je ne change pas tout de suite mes habitudes.

    Ce sont des bd qui sont très riches graphiquement et au final, avec une année pour sortir un album, l’outil numérique facilite grandement les choses. De plus, n’oublions pas que j’assure les couvertures de « La sagesse des mythes » chez Glénat, sans parler de quelques petits trucs en parallèle. Mes journées sont bien remplies !

    Vous n’avez pas assuré les couleurs de cet album. Un avantage ou une frustration ?

    Lorsque je pense un dessin, je le pense en couleurs et du coup, je pose mes noirs en fonction de cela. D’ailleurs, une fois que j’ai terminé mes planches, je fais un petit document que j’appelle la bible graphique, que je donne à Gaétan, le coloriste. Après, il en fait ce qu’il veut, compte tenu de sa propre sensibilité, il voit si ça lui sert ou pas. En contrepartie, sur les couvertures de La sagesse des mythes je peux m’exprimer sur de la peinture, de la couleur, etc.  Mais Gaëtan a signé un superbe boulot. Ses couleurs ont une vibration très particulière. Son travail est très personnel mais s’inscrit dans la lignée de ce qui a été fait par le passé. L’outil numérique permet une plus grande variété au niveau des teintes, même si on reste dans l’ambiance des débuts, et c’est ce qui permet de faire l’analogie avec les dernières couleurs de Grzegorz, sur les précédents albums.

    Pouvez-vous caractériser le lectorat de Thorgal rencontré en dédicaces ?

    Les dédicaces ne sont pas, pour moi, le reflet des lecteurs. Le public est plus large, il va de l’ado qui emprunte l’album dans la bibliothèque de ses parents, et qui, comme ça lui plait, lit toute la série. Après, ça va jusqu’au fan de la première heure, avec sa petite madeleine de Proust.

    Le public est assez large avec une particularité, il est assez féminin… J’ai beaucoup de public féminin en dédicaces qui aime beaucoup Thorgal. Thorgal n’est pas une sombre brute. Il a des valeurs, il est droit, il prend soin de sa famille, de sa femme, de ses enfants… La série présente vraiment des valeurs familiales et je pense que le lectorat féminin y est assez sensible.

    Vous travaillez sur le tome 38 de Thorgal avec Yann au scénario, pouvez-vous déjà nous en parler ?

    Ce sera une aventure un peu particulière. On va essayer, en restant vraiment très modestes et respectueux, de se rapprocher d’une sorte d’Alinoë. On va essayer et on espère qu’on va réussir ce pari.

    Dans une interview donnée à Planète BD en octobre dernier, vous précisiez que vous ne reviendriez pas sur le passé de Thorgal mais que vous iriez de l’avant, en prolongeant sa vie.  Les personnages sont-ils donc susceptibles de vieillir ?

    La question se posait pour Louve, on s’est longtemps demandé si on la faisait grandir ou pas. Et justement, le nouveau récit tourne autour d’elle. Je ne peux pas vous en dire plus. Thorgal a déjà bien vieilli. A la fin du précédent tome, il prend un petit coup de jeune en se rasant. Kriss de Valnor et Aaricia ont également vieilli mais ce sont des personnages féminins. Sur un personnage masculin, c’est plus facile graphiquement, on rajoute une barbe, on peut le faire vieillir progressivement… La question du vieillissement de Louve se pose encore aujourd’hui, on va la garder un petit peu comme ça et on verra après… »

    Propos recueillis par B. Launois le 01-02-2020

    Source : Auracan

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    Interviews dans Trait pour Trait

    Quelques minutes d’entretien avec Fred Vignaux à retrouver dans cette émission spéciale de Trait pour Trait. Elle se déroulait à Angoulême où les étudiants en multimédia de Bobigny questionnaient les auteurs de BD sur leur métier de création.

    Nouvel épisode de Trait pour Trait et dernier avec les étudiant.es de l’IUT de Bobigny au festival international de la BD à Angoulême 2020. Quelles sont les sources d’inspirations des auteur.es? Comment se déroule une journée type ? Comment se passe la relation avec un éditeur? Mandragore, François Boucq, Emmanuel Moynot, Fred Vignaux, Jef, Jean-Paul Krassinsky, Thomas Dassance, David Périmony, Clément Rizzo et Jean-Christophe Chauzy, nous donnent quelques réponses.

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