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Les dieux ont mis un homme à l'épreuve

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La coloriste Graza

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La coloriste Graza

Ce sujet a 28 réponses, 8 participants et a été mis à jour par Tjahzi tjahzi, il y a 1 an et 2 mois.

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  • #31057 Répondre | Citer

    Un sujet qui m’interpelle et dont je n’ai vu aucune référence dans aucune critique, quelle qu’elle soit (pro, forum, fan): l’arrivée de la coloriste Graza.
    Selon moi, cela porte un coup sévère au dessin du grand Grzegorz. D’après ce que j’en sait, auparavant, c’était lui-même qui s’occupait des couleurs mais sans doute par faute de temps, il s’est adjoint cette coloriste. Et je ne trouve pas son choix judicieux.
    Au moins que ce ne soit purement personnel, je ne peux m’empêcher son travail fade… Je trouve qu’il suffit de comparer les planches du 18 et du 19. Je préférais même les couleurs « old school » des premiers albums (le 1 est à part ).
    D’ailleurs, il suffit aussi de comparer le « Chninkel » N&B à la réédition couleur. Certes, le « Chninkel » était à la base dessiné pour le N&B. Mais en tombant sur des scans sur le site du Lombard de la double planche en N&B des souvenirs du « Royaume sous le sable », même chose. Je trouve vraiment que les couleurs gâchent le trait de Rosinski.
    Graza fait un bon boulot, Thorgal reste une référence graphique mais je reste convaincu que la « baisse de régime » de Rosinski est aussi lié à ce qu’il ne s’occupe pas des couleurs et qu’il s’en occupait mieux.
    C’est pourquoi je suis un partisan de la couleur directe sur le dernier Thorgal, histoire de finir en apothéose! Le changement serait brutal, c’est sûr mais pour moi il a déjà eu lieu avec Graza et Rosinski maîtrise la couleur directe tout de même! Il s’investirait sans doute plus pour Thorgal. Et ça lui donnerait sûrement une dimension « mythique » ! Et de plus Rosinski a rencontré le succès avec Thorgal, il serait logique que sa dimension d’artiste lui permette de terminer sur le style qu’il considère comme le plus intéressant à l’heure actuelle. D’ailleurs, c’est, je crois, ce qu’il souhaite. Reste qu’il n’est pas l’éditeur et qu’apparemment Van Hamme ne serait pas très chaud pour Thorgal.
    Donc voilà. J’aimerais vraiment connaître d’autre avis sur ces questions.

28 réponses de 1 à 28 (sur un total de 28)
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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Rosinski en avait déjà un peu marre de Thorgal… Confier les couleurs à Graza lui a permis de se lancer dans d’autres projets (la complainte, western….

    Après, tout est question de goût, personnellement j’apprécie beaucoup le travail de Graza, forcément différent de celui de Rosinski mais sérieux et « dans l’esprit ».
    C’aurait pu être pire… Imaginez, des dégradés à la Paint Shop Pro, comme on en voit de plus en plus… Des remplissages à l’outil pot de peinture…

    Quant à la couleur directe (pour rappel, travail direct à la peinture, sans trait noir, comme Skarbek), ça pourrait être sympa mais ça ferait fuir la moitié des lecteurs de Thorgal… Une « folie » dont le Lombard (l’éditeur) ne voudra jamais !

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    Si Rosinsky en a marre de Thorgal, dois-je en déduire qu’il ne sera pas le dessinateur de la série consacrée à Jolan?
    Jolan dessiné par quelqun d’autre, quelle horreur!!???!! non non

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Ah oui oui, c’est déjà acquis, la série Jolan aura un autre dessinateur, et aussi un autre scénariste d’ailleurs.
    Van Hamme scénarisera sûrement le premier épisode, pour lancer la série (comme il l’a fait pour Wayne Shelton).

    Il faut se dire qu’en 2009 (date « approximative » de parution du 1er Jolan), Van Hamme aura 70 ans et Rosinski 68.
    Il faudra bien, à un moment ou un autre, qu’ils lèvent le pied.

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    Bendidon, je ne les savais pas si vieux!!!

    Il ne reste plus qu’a espérer que le dessinateur et le sénariste de Jolan soient à la hauteur.

    Difficile.

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Je crois en avoir déjà parlé quelque part, mais la série XIII va aussi changer de scénariste. Le dessinateur, Vance, ne veut pas s’arrêter et va donc poursuivre avec quelqu’un d’autre.
    Par contre, Van hamme veut continuer Largo Winch. C’est un peu son « bébé », il l’a créé en 73, avant ses autres héros.

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    mouais mais je trouve que le personnage de Thoragl est bcp plus interessant a developper que largo Winch qui, personnellement, est une mauvaise BD…

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Thorgal est à part dans la production van-hammiesque.
    Si on regarde bien, la quasi totalité des oeuvres de Van Hamme se situent dans les milieux politiques ou financiers. Milieux qu’il connaît bien !

    C’est peut-être aussi le format « histoire courte en deux albums » qui lui plait, plus facile à gérer qu’une saga sur 30 ans.

    Ceci dit, j’aime bien. Fan !

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    Parce que pour toi Thorgal ne parle pas de Politique , ni Chninkel ? Il n’y a pas que largo winch ou XIII qui traitent de ce theme dasn sa bio…
    Ces deux oeuvres aussi en traitent et je dirais meme qu’elles en traitent d’un point de vue tout a fait nouveau par rapport a winch ou XIII… Thorgal n’est qu’un point de vue ambulant refusant d’agir contre qui conque dans n’importe quelle société… Si ca c’est pas de la politique… De plus la critique de notre société démocratique et consommatrice (desolé du gros mot) est flagrante dans cette serie… Pour chinkel c’est la meme chose… Un petit bonhomme qui prend sur ses épaules le pouvoir absolu et qui doit effacer l’erreur des hommes… Pourquoi faire porter ce fardeau sur le premier maillon de la chaine ? Pour mieux nous faire savourer la lutte des classes et leurs différences… Voila …

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    On s’est mal compris…
    Bien sûr, Thorgal et le Chninkel abordent des thèmes de société qu’on peut facilement transposer à l’époque actuelle. Il y a d’ailleurs beaucoup à en dire, ces thèmes n’ont pas été beaucoup abordés pour l’instant dans le forum, et je t’invite si tu le souhaites à lancer un nouveau sujet sur la question.

    Mon propos n’était pas idéologique mais pratique : Van Hamme a une formation universitaire et un bagage professionnel qui font de lui un spécialiste de la finance et de la politique modernes. Qu’on retrouve dans XIII, Winch, Shelton…

    D’où l’impression que Thorgal est à part dans sa production : saga familiale, médiévale, fantastique, ésotérique, avec quelques gouttes de science-fiction et de romantisme…
    On retrouve peu ces ingrédients dans ses autres productions (à part le Chninkel, c’est vrai).

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    (j’publierais un compte-rendu bientôt)

    En parlant du Chninkel, ya qu’à voir ça :

    On sort totalement du vrai Rosinski.

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Peux-tu proposer ton propos ? On parle bien de la mise en couleurs ?

    Si c’est le cas, je t’invite à nous donner ton point de vue. Si c’est plutôt l’histoire ou le dessin qui t’intriguent, je te propose d’en parler dans le sujet dédié à l’album ICI.

    Moi-même, en 2004 a écrit :
    Quant à la couleur directe (pour rappel, travail direct à la peinture, sans trait noir, comme Skarbek), ça pourrait être sympa mais ça ferait fuir la moitié des lecteurs de Thorgal… Une « folie » dont le Lombard (l’éditeur) ne voudra jamais !

    J’avais écrit ça en 2004 ! Nostradamousse (blonde ou brune).

    Répondre | Lien | Citer

    Et Nostradamousse avait raison ou tort ? Le Lombard a osé la folie de Rosinski, et la moitié des lecteurs a peut-être fui, mais est-ce dû à la couleur directe, aux Mondes de Thorgal ou encore à d’autres raisons ?

    Pour en revenir au sujet, je reprends la présentation de Graza sur le site du Lombard :
    Graza est née à Cracovie (Pologne), où elle a étudié à l’Académie des Beaux-Arts. Elle y a rencontré son futur mari, Kas. Scénographe de théâtre et télévision en Pologne, elle a entamé une carrière de coloriste de BD à son arrivée en Belgique dans les années 90. Elle a notamment réalisé des mises en couleurs pour Thorgal, Les landes perdues et Chninkel (G. Rosinski) ainsi que pour l’ensemble des albums de Kas – Hans, Les Voyageurs, Halloween blues , La fille de Paname. Actuellement, elle travaille sur Le monde de Thorgal : Louve, Kriss de Valnor et la suite de La fille de Paname. Elle reste fidèle à la technique, de plus en plus rare, de la mise en couleurs à la gouache et à l’aquarelle ; une technique qui lui a valu de nombreuses récompenses.

    En-dehors de Thorgal et des récits dessinés par Rosinski, je n’ai guère eu l’occasion de lire d’autres BD mises en couleur par Graza. J’ai quand même découvert dans sa bibliographie qu’elle avait travaillé sur Shane, une série que j’ai dans ma bibliothèque, mais pour laquelle je ne m’étais pas rendu compte qu’elle en était la coloriste. Cette histoire qui se déroule en Angleterre au Moyen Âge m’avait surtout plu pour le dessin de Teng qui se rapprochait de celui de Rosinski. Maintenant que je m’en rends compte, ce graphisme m’a sans doute encore paru plus familier grâce aux couleurs de Graza qui y sont associées.

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Sinon je vous conseille aussi l’excellente biographie de Graza sur le site Thorgal.com :
    http://www.thorgal.com/auteur/graza/
    …accompagnée de sa bibliographie :
    http://www.thorgal.com/auteur/graza/?section=bibliographie
    …qu’il faudra peut-être que je mette à jour, à voir.

    J’en profite pour vous montrer la belle dédicace que Paul Teng a réalisée pour moi en 2001, dans le 1er tome de Shane.

    Pour ma part, en dehors de Thorgal et des Mondes, j’ai dans ma bibliothèque le Chninkel en couleurs, La complainte des landes perdues, Les voyageurs, Hans et Halloween blues.

    J’ajoute que Paul Teng a dessiné l’excellent album « Le télescope » pour Jean Van Hamme.

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    Waouh ! Superbe dessin de Maud par Teng, j’adore !

    J’aimerais aussi lire « Le téléscope », une vraie curiosité, puis les albums plus récents de Kas (je n’ai lu que la série Hans, il y a bien longtemps).

    Thorgal.BD a écrit

    Sinon je vous conseille aussi l’excellente biographie de Graza sur le site Thorgal.com :
    http://www.thorgal.com/auteur/graza/

    Merci de le rappeler, c’est bien la meilleure biographie sur Graza, plus complète et plus à jour que celle du Lombard Sa photo sur Bédéthèque est aussi plus récente :

    Répondre | Lien | Citer
    Interview sur BFM TV

    Belle et rare interview de Graza sur BFM TV. Elle raconte ses débuts comme scénographe de théâtre avant de s’occuper des couleurs des albums réalisés par son mari, le dessinateur Kas. Arrivée en Belgique, c’est tout naturellement que son compatriote Grzegorz Rosinski lui a demandé de s’occuper de la mise en couleur de Thorgal.


    Le premier album de Thorgal que vous avez colorié est le tome 19, La Forteresse invisible. Comment se déroule la collaboration ? Il vous donne des indications ?

    Ce n’est pas Rosinski qui avait des indications, mais Jean Van Hamme dans le scénario. Il était très clair. Il indiquait les moments de la journée, la météo – car en regardant les traits noir et blanc, ce n’est pas évident de deviner cela. Pendant les premiers albums, on a feuilleté le scénario avec le dessin. Tout s’est très bien passé.

    Est-ce que vous pouvez expliquer votre méthode ?

    Pour Thorgal, je travaillais de façon traditionnelle avec la gouache, le bleu [planche où les traits noirs de l’encrage sont imprimés en bleu-gris clair, ndlr] et les films transparents. Ce n’est pas évident: quand on fait le coloriage sur les bleus, on ne voit pas les traits noirs. Mais tout le monde faisait comme cela à l’époque.

    2005, c’est aussi l’année où Rosinski décide de passer à la couleur directe.

    C’est très fatiguant pour un dessinateur de toujours dessiner en noir et blanc. Je le comprends très bien. Il voulait faire autrement et est passé en couleur directe. Ça m’a étonné. J’ai été réticente jusqu’au moment où j’ai découvert le dessin. Je suis revenue quelques années après avec les spin-offs de Thorgal. J’en ai fait sept, je crois. Le dessin de Giulio de Vita [sur la série dérivée Kriss de Valnor, ndlr] ne ressemblait pas à celui de Rosinski. Celui de Roman Surzhenko [qui s’occupe de la série dérivée Louve, ndlr] oui, mais son dessin est très précis. Il travaille sur ordinateur. Pour colorier à la main une planche réalisée à l’ordinateur, c’est extrêmement difficile. Il fallait être extrêmement précis. Ce travail m’a pris deux fois plus de temps que pour l’autre dessinateur. J’ai appris à travailler sur l’ordinateur, mais cela ne m’intéresse pas du tout. Je suis très manuelle. Je fais de la peinture…

    En 2014, vous arrêtez de travailler sur Thorgal. Pourquoi ?

    Ce n’est pas moi. C’est Piotr Rosinski qui a décidé qu’il fallait changer quelque chose. Colorier à la main coûte très cher et les maisons d’édition cherchent toujours à réaliser des économies.

    Depuis vous continuez de colorier des albums de BD ?

    Je continue de travailler avec mon mari. Je suis habituée à un dessin spécifique: celui de Rosinski et de mon mari qui sont vraiment très proches. Je ne cherche pas à colorier n’importe quel album.

    J. Lachasse

     

    Interview complète ICI sur BFM TV, avec une belle animation encrage/mise en couleur qui plaira sûrement à Stéph. 

    Répondre | Lien | Citer
    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Ouah, super article, génial !

    Ça fait vraiment plaisir de mettre en valeur le travail de cette artiste. J’ai vraiment beaucoup aimé son travail sur la série (et sur quelques autres).

    Tjahzi a écrit
    Merci de le rappeler, c’est bien la meilleure biographie sur Graza, plus complète et plus à jour que celle du Lombard Sa photo sur Bédéthèque est aussi plus récente :

    J’en profite pour dire que j’ai ajouté des choses dans sa biographie l’an dernier, notamment cette photo, venue de la soirée des 70 ans du Lombard en septembre dernier.

    Répondre | Lien | Citer

    J’ai eu le plaisir de rencontrer Graza et son mari, le dessinateur Kas lors du festival de Fort mardyck ( il y 2 mois, ok je suis un peu en retard….

    Surzenko était aussi présent mais je m’occupais de l’autre coté de la salle, je l’ai donc très peu vu. Je confirme néanmois sa grande gentillesse et sa grande disponibilité auprès de son public!

    Donc je rencontrais Graza pour la première fois et elle mettait en couleurs les dédicace de son mari, le résultat est assez exceptionnel, si vous avez l’occasion de les croiser, n’hésitez pas! En revanche elle ne met plus en couleurs d’anciennes dédicaces de Grzegorz.

    J’ai pas mal discuté avec elle autour d’un projet éditorial la concernant ainsi que Grzegorz, je vous en reparlerai d’ici la fin d’année, ça va être énorme!!!

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    Lokocha a écrit
    il y 2 mois, ok je suis un peu en retard…

    mieux vaut tard que jamais   j’ai connu des compte-rendus bien plus tardifs que ça…

    Lokocha a écrit
    J’ai pas mal discuté avec elle autour d’un projet éditorial la concernant ainsi que Grzegorz, je vous en reparlerai d’ici la fin d’année, ça va être énorme!!!

    mais ça c’est pas possible !   la fin de l’année, c’est trop loin 

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    Merci pour ta compréhension, en  plus il est super light mon compte rendu

    Pour le projet hyper secret, on dévoilera ça en octobre/novembre , juste après la sortie de notre prochain livre : le Tirage de Tête du prochain album de « Jerome K Jerome Bloche » d’Alain Dodier…

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    La Fille de Paname

    J’ai eu la chance de découvrir dans ma bibliothèque publique les deux derniers albums mis en couleur par Graza : La Fille de Paname. La mise en couleur est même partagée entre Graza et son mari Kas qui a dessiné ce diptyque paru entre 2011 et 2014. Depuis sa participation aux albums de Thorgal, elle ne s’occupe plus que des BD dessinées par son mari, qui se font d’ailleurs trop rares. Car leur collaboration donne des résultats superbes, comme par exemple les couvertures des albums de « La Fille de Paname ».

    Cette histoire nous plonge dans le Paris de la Belle Époque, mais du côté des marginaux, des bandes de voyous qui s’emparent de la rue et y font la loi. Amélie, la fille de Paname, ne les fuit pas, elle s’en accommode même fort bien pour mener sa vie comme elle l’entend. C’est au bras de ces voyous qu’elle se sent la plus heureuse. Ce diptyque qui repose sur l’histoire vraie de « Casque d’Or » vaut la peine d’être découvert ! 

    Les 2 tomes de « La Fille de Paname » sont parus dans la collection Signé du Lombard, avec Laurent Galandon au scénario.

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    Tjahzi a écrit

    J’ai eu la chance de découvrir dans ma bibliothèque publique les deux derniers albums mis en couleur par Graza : La Fille de Paname. La mise en couleur est même partagée entre Graza et son mari Kas qui a dessiné ce diptyque paru entre 2011 et 2014. Depuis sa participation aux albums de Thorgal, elle ne s’occupe plus que des BD dessinées par son mari, qui se font d’ailleurs trop rares. Car leur collaboration donne des résultats superbes, comme par exemple les couvertures des albums de « La Fille de Paname ».

    Cette histoire nous plonge dans le Paris de la Belle Époque, mais du côté des marginaux, des bandes de voyous qui s’emparent de la rue et y font la loi. Amélie, la fille de Paname, ne les fuit pas, elle s’en accommode même fort bien pour mener sa vie comme elle l’entend. C’est au bras de ces voyous qu’elle se sent la plus heureuse. Ce diptyque qui repose sur l’histoire vraie de « Casque d’Or » vaut la peine d’être découvert ! 

    Les 2 tomes de « La Fille de Paname » sont parus dans la collection Signé du Lombard, avec Laurent Galandon au scénario.

     

    Ah oui, je me souviens, je les avais lus il y a quelques années. J’aime beaucoup le trait de Kas (ah Halloween Blues!) mais j’avoue que La Fille de Paname m’avait laissé un souvenir mitigé, avec une histoire un peu trop glauque et frustrante au niveau de la moralité et de la justice, à mon goût.

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    Les Sans-Visages

    Surprenant de parler d’un album sans Graza dans le sujet consacré à Graza ! C’est en fait son mari Kas qui a dessiné cet album scénarisé par Pierre Dubois. Modif : Et c’est bien Graza qui s’est occupée des couleurs ! Et c’est la première fois que Graza ne s’occupe pas des couleurs d’un album de son mari… J’espère que le couple se porte bien malgré tout, d’autant plus que ce tome de la collection Signé devait initialement sortir fin 2017, quand les illustrations ci-dessous ont été publiées. « Les Sans-Visages » est annoncé pour le 13 septembre aux éditions du Lombard :

    Allemagne, 17e siècle. La Guerre de Trente Ans a ravagé le pays. Les Sans-Visages sont une compagnie de mercenaires composée de vétérans aguerris mais fatigués par la violence. Un jour, contraints de fuir une armée ennemie en surnombre, ils découvrent un passage caché vers une vallée totalement isolée et préservée des batailles. Accueillis par les habitants, les guerriers décident de s’y installer et de déposer leurs armes. Mais la guerre les suit comme une ombre et il leur faudra payer le prix fort pour protéger ce dernier havre de paix.

    Source : https://www.lelombard.com/bd/les-sans-visages

    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 an et 3 mois par Tjahzi.
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    J’ai lu les premières planches et le synopsis, l’album a l’air très intéressant. Très rude, aussi.

    Kas a peut-être eu une envie de couleur ? Les couleurs éclatantes donnent un rendu particulier, qui tranche par rapport à beaucoup de productions d’aujourd’hui.

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    J’ai modifié mon intervention précédente : c’est bien Graza qui s’est occupée des couleurs de l’album « Les Sans-Visages » ! Je viens de le lire sur sa fiche de présentation au Komiksfestival qui se tiendra dans un mois à Lodz (à lire ICI). Ça m’énerve qu’elle n’apparaisse nulle part dans la présentation de ce nouvel album. Il reste du travail pour la reconnaissance des coloristes de bandes dessinées !

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre
    Exposition Graza

    Grâce à Tjahzi, qui nous a déniché encore une fois toutes les infos possibles, voici une info qui pourra intéresser belges et frontaliers !

    Coloriste de nombreux albums de Thorgal et des Mondes de Thorgal, Graza va être l’invitée d’honneur d’une nouvelle galerie d’art à Spy en Belgique.

    Scénographe de formation, Graza a réalisé de nombreux décors et costumes pour le théâtre, l’opéra, le ballet ou la télévision. L’exposition présentera pour la première fois ses dessins réalisés pour la création de costumes et de décors, et ses tableaux. Il y aura également un clin d’œil à Kas, son époux, pour qui elle a mis en couleurs de nombreux albums.

    Décor pour une série télé des années 80 en Pologne, Vieilles légendes – encre et aquarelle – 37 X 28

    Trop fragile – huile sur toile – 70 X 50

     

    L’exposition sera ouverte du 7 au 29 septembre 2019, les vendredis de 15h à 18h30, les samedis de 11h à 18h et les dimanches de 11h à 13h, ainsi que sur rendez-vous.

    Galerie Aarnor, rue de la Sauvenière, 1 – 5190 Spy
    http://galerie-aarnor.be/
    https://www.facebook.com/galerie.aarnor/

    Pour en savoir plus sur Graza, vous pouvez visiter sa fiche biographique sur Thorgal.com, voir sa bibliographie ou découvrir les albums de Thorgal qu’elle a colorisés en consultant l’Auteurothèque.

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    Présentation de l'expo dans le journal L'Avenir

    L’exposition consacrée à Graza qui s’ouvre ce week-end en Belgique ne présente délibérément que le travail d’illustration de l’artiste. On n’y rencontrera donc pas de planches de Thorgal dont Graza a été la coloriste durant de nombreuses années. Thorgal a pourtant marqué le galeriste Denis Javaux, puisqu’il a prénommé sa fille Aaricia !   

    Au royaume d’Aarnor, l’illustration règne et Graza ouvre le bal

    « Alors qu’il faut souvent prendre la route de Bruxelles pour trouver des galeries BD, Aarnor met en campagne l’illustration. Dans toute sa diversité. Dans ce bâtiment du n° 1 de la rue de Sauvenière, parmi les plus beaux du village de Spy, Denis Javaux ne cache pas son excitation. Épris depuis longtemps de BD et d’arts graphiques, il est aussi devenu ce vendredi galeriste d’AarNor. « C’est une histoire de famille. Aar – pour Aaricia, ma fille, -Nor pour Norge, mon fils. »

    Deux noms issus de BD (Thorgal et Alvin Norge) qui confèrent charme et identité à ces lieux réinvestis. « Ici, je suis à 500 m de chez moi. Quand j’ai vu que cette ancienne épicerie était en vente, c’était l’occasion ou jamais de réaliser mon rêve. » Rénové de fond en comble, le lieu est resté dans son jus. Avec même un grand jardin (pour de futures expos de sculptures, pourquoi pas) et un studio de 60 m2 (espace pour travailler compris) pour permettre aux auteurs exposés d’y loger et même d’y passer quelques jours.

    Un coin de paradis pour faire voyager l’art de l’illustration, qui se suffit à elle-même. Avec des auteurs de BD mais pas de page. Une volonté.

    La première à s’afficher, c’est Graza. Artiste polonaise arrivée à Bruxelles il y a 25 ans, on ne doit plus la présenter aux bédéphiles : outre les couleurs des albums de son mari, Kas (le dernier, Les sans-visages, sort le 13 septembre), elle a aussi signé les couleurs de Thorgal de 1992 à 2003. Il n’y en a aucune trace, ici, … de quoi donner l’occasion de découvrir deux facettes inédites de cette superstar de la couleur.

    Dans cette galerie spacieuse, le spectateur pourra ainsi découvrir le travail de la créatrice pour des pièces de théâtre et opéras polonais entre conceptualisation de décors et de costumes. De Shakespeare à Ali Baba, le tout emmené par un Tramway nommé Désir. Mais aussi, tout un petit monde de peinture sur huile, tirant vers le rouge, représentant des créatures fantastiques formidables et touchantes. »

    Source : Journal L’Avenir

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    Reportage sur Branchés Culture

    Le galeriste Denis Javaux et l’artiste Graza répondent aux questions de Branchés Culture.

    L’interview complète est à voir ICI

    La grâce de Graza, loin de Thorgal mais au chevet du théâtre et du fantastique, pour ouvrir Aarnor, la galerie de Denis Javaux

    Bonjour Denis, vous n’êtes pas venu à la BD par hasard, c’est une passion depuis longtemps pour vous !

    Denis : Oui, une grande passion, depuis mes 13-14 ans. Je pense que le tout premier album que j’ai vraiment lu était Les Prisonniers du Bouddha, une aventure de Spirou et Fantasio par Franquin. De fil en aiguille, j’ai lu tous les Spirou puis les autres oeuvres de Franquin – j’ai découvert l’irrésistible Gaston Lagaffe, et je suis parti dans d’autres univers. J’étais lancé.

    J’ai eu la chance de rencontrer des grands auteurs comme Franquin, Lambil mais aussi Derib qui est devenu un grand ami et fut le témoin de mon mariage. J’ai été pris dans l’engrenage et me suis passionné plus que pour la BD, pour le dessin. Et, fatalement, la BD étant un art, je suis également allé voir ce qui se faisait dans les autres : la peinture, le théâtre…

    Je ne me définis pas comme collectionneur. Pour moi, ce sont des gens qui veulent tout, absolument tout avoir. Je suis plutôt un amateur. Je fonctionne au coup de coeur.

    Mais il n’est pas question que de BD.

    Denis : Non, les galeristes axent souvent sur le travail en BD mais il y a aussi tout le travail d’illustrateur dont je ne voulais pas me priver, que je voulais mettre en valeur. Vous savez, ces livres pour enfants sur lesquels on retombe et dont on se souvient à quel point ils nous ont transporté.

    Combien d’exposition comptez-vous présenter ?

    Denis : J’espère en avoir huit par an, trois semaines pour chaque. C’est une galerie d’illustration visant à mettre en valeur le travail des illustrateurs. La preuve avec Graza, la première artiste que nous accueillons. Elle est connue pour son travail de coloriste sur la série Thorgal, jusqu’à ce que Rosinski ne revienne aux couleurs directes mais elle a aussi d’autres facettes méconnues voire inconnues du public. Au niveau des arts du spectacle et de la télé puisqu’elle a travaillé sur des décors de théâtre. En plus, il y a des tableaux à l’huile qu’elle présente pour la toute première fois.

    Quel a été son parcours ?

    Denis : Elle a suivi un double-cursus aux Beaux-Arts de Cracovie, en tant qu’architecte d’intérieur puis d’illustratrice.

    Que percevez-vous dans ses tableaux ?

    Denis : J’ai trouvé un terme, peut-être un peu ronflant, mais qui représente vraiment ce que je ressens : c’est du mélancolico-fantastique. Ce sont des créatures pas tout à fait humaines dans différentes attitudes. Et, ils ont dans les yeux, une lueur. Ils semblent perdus. Ils se cherchent.

    Cela fait une dizaine d’années que Graza s’y est mise. Les titres qui les introduisent n’étaient pas vraiment prévus. C’est au moment de l’accrochage que nous nous sommes dit qu’il était peut-être mieux de leur en donner un.

    Puis, il y a ce travail pour le théâtre.

    Denis : C’est une chance car, souvent, les dessins des décors, des costumes restent propriété du théâtre. Plusieurs pièces présentes, ici, sont d’ailleurs signées par le metteur en scène, pour marquer son accord. À l’Opéra de Paris, à un moment donné, le visiteur passe devant une grande collection vitrée : une partie des dessins et recherches pour les décors, costumes…

    Si les têtes des personnages sont esquissées, parce qu’ils importent peu, on peut voir la précision de Graza. Elle va même jusqu’à chercher des morceaux de tissus qu’elle colle sur son dessin pour marquer la direction dans laquelle il faut aller.

    Graza : À l’époque, dans les années 80-90, la Pologne était très friande de théâtre. C’était l’âge d’or. J’ai travaillé dans des cadres différents, pour des pièces dramatiques mais aussi pour la télévision. Qui, en plus, retransmettait certaines pièces. J’ai travaillé pour les théâtres de Cracovie, de Varsovie…

    Même si on connaît très peu ce travail, qui reste, comme le soulignait Denis, dans les théâtres et n’en sort pas, en général. Pourtant, c’est vraiment sur votre dessin que s’appuie le décor ou les costumes. Mais avec des directives ? Comment cela se passe-t-il ? Quel est la part de créativité ?

    Graza : C’est du boulot. Le dessin dont avoir une finition identique à ce qui va être réalisé. Et dans la conception, très peu de changement. Mais, dans cette exposition, il y a d’ailleurs certains dessins qui sont entourés de photos.

    Pour faire l’avant/après.

    Graza : Mais, c’est un véritable travail de création, de scénographie. En « couple » avec le metteur en scène. Il faut avoir la même sensibilité. Moi, je propose une conception. Si ça fonctionne, alors on fonce !

    Pourquoi Graza pour ouvrir le bal ?

    Denis : On m’a demandé pourquoi je ne commençais pas par exposer des grands noms. J’espère, c’est sûr, mais je me suis donné comme mission de faire découvrir. Puis, en y réfléchissant, il y a une logique. Graza et son mari, Kas, sont les premiers à qui j’ai parlé de mon envie d’ouvrir une galerie. Aussi, Thorgal m’a énormément marqué. Ma fille s’appelle Aaricia. Et quand on sait que Graza a fait les couleurs de plusieurs oeuvres de Rosinski, ça coulait de source.

    Elle n’a jamais vraiment exposé en public. Ça lui a fait quoi de se le voir proposer ?

    Denis : Elle a sauté de joie m’a dit sa fille. « Tu as fait une femme heureuse ». C’est une situation bizarre, qu’elle a. Elle est toujours dans l’ombre, du théâtre, de Kas. Son travail, on le connaît peu, c’était l’occasion. Kas est aussi présent dans l’expo par un petit clin d’oeil. Il a souvent réalisé les affiches des spectacles pour lesquels Graza travaillait. Comme la version polonaise d’Un Tramway nommé désir.

    Graza, quel est votre sentiment à l’aube de votre première exposition ?

    Graza : De l’impatience mais aussi un peu d’inquiétude. Ici, je suis plutôt connue comme coloriste de BD réaliste. Mais, en Pologne, c’est pour ce travail que vous découvrirez ici, en tant que scénographe, que les gens me connaissent. Puis, Spy, c’est peut-être mieux pour montrer mes oeuvres. C’est plus intimiste. Aussi, je n’ai jamais montré mes tableaux, ça fait plaisir qu’on s’y intéresse.

    Cela fait dix ans, peut-être un peu plus, que vous vous y êtes mise. Pourquoi ?

    Graza : Je dessinais et peignais toujours sur demande. Un jour, je me suis dit que si j’avais du temps libre, je m’y mettrais. Mais je ne considère pas vraiment cela comme de la peinture. Je ne suis pas peintre. Je considère que je réalise des illustrations/des dessins en peinture. D’ailleurs, je commence toujours par dessiner. La peinture vient après. C’est aussi pour ça que j’utilise l’huile. Elle fait tout changer, tout le temps. C’est une technique !

    C’est une manière de parcourir des expressions, des sentiments : joie, tristesse, étonnement. Le tout dans différentes poses. Je pense que ce que je fais garde quelque chose d’énigmatique.

    Il y a pas mal de rouge. Comme dans votre dernier album avec Pierre Dubois et Kas, d’ailleurs.

    Graza : C’est une couleur que j’adore, éminemment symbolique : pour le sang, l’amour. C’est très fort. Pour le reste, je ne veux pas tout dire sur ce que je mets dans mes oeuvres. C’est bien que le spectateur puisse imaginer autre chose. C’est comme la poésie, chacun l’interprète de manières différentes. C’est ce qui en fait l’importance.

    Source: Branchés Culture

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    Encore quelques images de Graza… et plus qu’une semaine pour découvrir son exposition !

    Source images : FB de la galerie Aarnor

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