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Les dieux ont mis un homme à l'épreuve

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Enigmes dans l'univers de Thorgal…

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Enigmes dans l'univers de Thorgal…

Ce sujet a 354 réponses, 21 participants et a été mis à jour par  maxime, il y a 1 mois.

35 sujets de 321 à 355 (sur un total de 355)
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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre
    L'épreuve de Joril – Solution

    Et voilà, Rami passe après la bataille et rafle la mise ! Et si vous n’êtes pas convaincus, voici la solution de l’énigme, qui n’aura tenu qu’une petite semaine. Bravo à tous.

    Solution

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    Il garde les 99 pièces d’or pour lui  Moi qui prenais encore Jolan pour quelqu’un d’honnête… ce garçon est le vice incarné  

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    En fait, les deux éléments amusants sont, d’une part, le fait que Magnus ne risque rien et peut même rafler tout, ce qui ligue finalement tout le monde contre lui (et vice-versa), et d’autre part les 99 pièces d’or, qui empêchent Jolan de proposer un partage équitable en 4 parts.

    Si on additionne tout ça, dans mon idée, Jolan ne peut que se barrer avec tout le pognon. Et Xia et Ingvild, une sous chaque bras, parce qu’en cette journée de la femme il aurait été dommage de ne pas placer une remarque sexiste.

    Je n’y pense que maintenant, j’aurais peut-être pu mettre un nombre premier ? Genre 97 ou 101 pièces d’or ? Histoire d’être sûr qu’aucun partage n’est possible, ni à deux, ni à trois.

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    J’m’étais trompée, bouh ! C’est bête mais j’étais sûre que le mot « partage » impliquait que tout le monde devait recevoir quelque chose alors que non pas forcément.

    Vous voulez une petite suite à l’histoire de Thorgal-BD et une petite énigme de plus ?

     

    Les quatre hommes ont été libérés par Joril et ont pu rejoindre leur camp respectif. Pas tous car Magnus, fou de rage, a fait emprisonner ses anciens alliés auxquels il reproche d’avoir accepté la proposition de Jolan. Celui-ci, grâce au butin de Joril, a été rejoint par la plupart des seigneurs de la région et Magnus sait que ses jours dans la contrée sont comptés. Mais il ne partira pas sans s’être vengé et, à titre d’exemple, a décidé de punir le duc d’Auxaterra et le seigneur Konoag.

    Il les fait venir devant l’armée entière. Dans la plaine, sont dressés une potence et un billot. Les deux hommes, enchaînés, pieds nus, frigorifiés car uniquement vêtus d’une tunique blanche, sont amenés devant lui.

    Magnus s’adresse à eux d’une voix forte, de manière à être entendu par tous :

    « Avant de me trahir, vous m’avez servi et je n’oublie rien de ce qu’on a fait pour ou contre moi. Et Dieu est bon et miséricordieux et je me montrerai moi aussi indulgent… »

    Konoag redresse la tête, rempli d’espoir. L’empereur continue :

    « …c’est pourquoi je vais vous laisser choisir la manière dont vous allez mourir. Vous prononcerez une dernière phrase. Si vous dites la vérité, vous serez décapités, si vous mentez, vous serez pendus. Quel choix faites-vous ? »

     

    Y-a-t-il un moyen pour Konoag et Auxaterra de sauver leur vie ?

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Hé, elle est bien cette énigme !

    Je me demandais, est-ce qu’ils pourraient simplement ne rien dire du tout ?

    Autre proposition, qu’ils disent quelque chose d’invérifiable. Du genre, « Dans 80 ans jour pour jour, à la même heure, il fera beau. Temps frais mais ensoleillé, avec brise du nord-ouest. » ?

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    Est-ce que c’est une énigme du genre de Karsh et Hsrak, dont l’un mentait et l’autre disait la vérité à propos de la porte permettant de quitter l’Entremonde pour rejoindre Mitgard 

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    Hm… Il leur faudrait dire un paradoxe, tel que « Je mens » ?

    Ainsi, si c’est la effectivement la vérité, c’est qu’ils mentent. Si au contraire, c’est un mensonge, c’est qu’ils disent la vérité. Donc aucune issue possible ! Je ne suis pas sûr de mon coup, mais ça pourrait fonctionner.

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    Alors, Auxaterra et Magnus doivent donner une réponse, j’aurais peut-être dû préciser… parce que sinon la situation reste bloquée.

    Après, pour la proposition invérifiable, c’est Magnus qui va choisir (c’est d’ailleurs le sujet du 1er indice). Dans la cas que tu proposes, Steph, il pourrait dire : « Vous n’avez aucun moyen de le savoir donc vous mentez, donc vous êtes pendus ! » Et c’est pareil pour ta proposition, Floyd, tu vas dans le bon sens parce qu’en effet, Tjahzi, il s’agit d’un jeu sur la vérité et le mensonge, mais ce n’est pas non plus ça. Ta  proposition ne débloque pas la situation. Pourtant tu n’es vraiment pas loin, mais il faut aller au bout … J’ose pas être plus précise parce sinon je vous donne la réponse…   

    Alors 1er indice ? D’ailleurs ce ne sont pas de vrais indices parce que je ne sais pas faire. Donc ce sont plutôt les réactions et réflexions de 4 personnages qui vous guideront jusqu’à la solution… (la 4eme réaction sera la réponse mais à mon, avis vous trouverez avant)

    1ère réaction :

    Magnus sourit, satisfait. Il est certain d’avoir piégé les deux hommes. Bien sûr, il aurait pu lui-même choisir leur châtiment mais il aime les voir trembler, réfléchir désespérément à une solution. Bientôt l’un des deux craquera et parlera, édictant alors leur punition.

    L’empereur attend patiemment. Quoique ses ennemis disent, il déterminera si c’est un mensonge ou la vérité et les condamnera à mort. Quelle autre possibilité auraient-ils ?

    Voilà ce qui arrive à quiconque ose le défier.

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Je pense donc qu’il est indispensable que Konoag et Auxaterra soient complices, que leurs réponses se combinent. En me basant sur les réponses des camarades précédents, voici ma proposition.

    Konoag dit :

    « Le duc d’Auxaterra dit la vérité ! »

    Et Auxaterra dit :

    « Le seigneur Konoag ment ! »

    J’ai l’impression qu’ainsi le paradoxe est insoluble. Non ?

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    Oui, le paradoxe est insoluble, mais, non, ce n’est pas la réponse attendue. J’aurais dû encore être plus précise, mais un seul des deux hommes pourra s’exprimer : « l’un d’eux craquera et parlera… »

    Pourtant c’était bien tenté, vous n’êtes pas loin ! J’attends une autre proposition avant de donner « l’indice » suivant, OK ?

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    Et si le premier qui parle dit « Je vais mourir pendu » ? La pendaison étant le sort réservé aux menteurs, il ne peut donc ni être pendu, ni décapité !

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    Ah, je me rends compte que c’est plus ou moins la même réponse que j’avais proposé précédemment mais formulée autrement, c’était stupide. Mea culpa!

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    Floyd a écrit
    Et si le premier qui parle dit « Je vais mourir pendu » ? La pendaison étant le sort réservé aux menteurs, il ne peut donc ni être pendu, ni décapité !

    Excellent!  Si c’est pas la bonne réponse, ça mériterait de l’être aussi! J’imagine la tête de Magnus si on lui sort cette énormité!

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    Moi aussi, je soutiens l’idée de Floyd, c’est imparable ! 

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    J’ai l’impression que là aussi, Magnus pourrait dire « Vous n’avez aucun moyen de le savoir… ». Non ? Puisqu’il s’agit de l’avenir.

    Kartlis a écrit
    Quoique ses ennemis disent, il déterminera si c’est un mensonge ou la vérité et les condamnera à mort. Quelle autre possibilité auraient-ils ?

    Je me disais que celui qui va parler doit donc dire quelque chose qui n’est ni un mensonge, ni une vérité (« l’autre possibilité » ). Il ne faut pas non plus que ce soit invérifiable…

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    Bravo Floyd l’ingénieux !

    En effet, la réponse est bien « nous allons être pendus » Tu vois, ça aurait été dommage d’effacer ta proposition… qui est différente du « je mens » que tu avais d’abord proposé.

    Thorgal-BD a écrit
    J’ai l’impression que là aussi, Magnus pourrait dire « Vous n’avez aucun moyen de le savoir… ». Non ? Puisqu’il s’agit de l’avenir.

    Kartlis a écrit
    Quoique ses ennemis disent, il déterminera si c’est un mensonge ou la vérité et les condamnera à mort. Quelle autre possibilité auraient-ils ?

    Je me disais que celui qui va parler doit donc dire quelque chose qui n’est ni un mensonge, ni une vérité (« l’autre possibilité ». Il ne faut pas non plus que ce soit invérifiable…

    Si Magnus considère que la proposition est invérifiable, c’est qu’ils ont menti. Et s’ils ont menti, ils sont pendus. Mais comme c’est ce qu’ils ont annoncé, ça devient la vérité, etc…

    Et « l’autre possibilité » ce n’est pas dire qq chose qui n’est ni une vérité, ni un mensonge mais c’est plutôt une affirmation qui peut passer de l’un à l’autre, qui devient une vérité quand on dit que c’est un mensonge…

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Bravo Floyd !

    Kartlis, si tu avais rédigé les trois autres réactions, tu peux peut-être nous les proposer, juste pour le fun ? (si ce n’est pas le cas, ne t’embête pas)

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    J’avais l’intention de poster les autres réactions, bien sûr, mais elles ne sont pas entièrement rédigées… J’essaierai de les mettre avant la fin de la semaine mais je suis un peu débordée en ce moment.

    Si ça vous intéresse et que personne n’a d’énigme à proposer, je réfléchirai aussi à une autre, OK ?

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    Tes deux propositions m’intéressent Kartlis, mais je serai patient. 

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    Bon d’abord, je suis vraiment désolée de ne pas avoir posté plus tôt les indices de mon énigme. Ca fait combien de temps que je devais le faire ? 2 semaines ? 3 semaines ? Bref beaucoup trop. J’avais des milliers de trucs à faire, j’étais débordée (ou plutôt je me suis laissée déborder… )

    Donc voilà, excusez-moi pour le retard.

     

    Amren attendait, la lance droite, la tête bien haute parmi des milliers d’hommes. Tous les soldats dans la plaine fixaient les deux seigneurs blêmes et grelottants, guettant leur réponse ; Amren comme les autres.

    Il pensait aussi à sa femme, à ses fils à des milliers de lieues. Il aurait voulu être près d’eux. La défaite de Magnus ne l’attristait pas. Elle signifiait pour lui la possibilité de rentrer avant la moisson et il avait hâte que l’armée quitte la région. Que lui importaient les querelles entre seigneurs ?

    Il eut un bref sourire en se souvenant de son fils aîné, Archil. Il revit son visage constellé de taches de rousseur, son air penaud qui trahissait toutes ses bêtises. Une fois, il avait puni le garçon qui lui assurait n’avoir perdu aucune chèvre, alors qu’il en manquait une. La bête avait retrouvée sur le chemin du bercail et Archil avait clamé partout, avec assurance, l’injustice du châtiment. Un mensonge devient parfois vrai…

     

    Auxaterra attendait, échine courbée, sans prononcer une parole. Il avait passé sa vie à lutter sans jamais réussir à conserver ce qui lui était cher.

    Il avait tout perdu : et sa femme et son fils, puis à présent son nom, ses titres, ses terres. Bientôt la vie. On ne lui laissait que le choix de sa mort. La pendaison, la mort des voleurs ? Ou la décapitation, la mort des traîtres ? Auxaterra ne voulait pas de ce choix. Il le laissait à Magnus ou à Konoag.

    Il regarda son compagnon, à la respiration haletante, aux yeux exorbités, en quête d’une solution. Ne comprenait-il pas que la mort était inévitable ? Le combat était fini.

    Auxaterra se tourna alors vers Magnus. A lui de décider. Après tout, n’était-il pas son roi et maître ? Il suffisait au duc d’annoncer qu’ils seraient décapités. Et Magnus prendrait la phrase comme il le voudrait : vérité ou mensonge. Le duc, qui s’apprêtait à ouvrir la bouche, s’arrêta brusquement. Il avait une meilleure idée…

     

    Konoag réfléchissait désespérément mais ne voyait pas d’issue. Il entendit tout à coup, comme à travers un brouillard, la voix du duc : « Nous allons être pendus » Il poussa un cri désespéré. Non, il ne voulait pas mourir. Il se débattit tandis que les gardes de Magnus l’empoignaient. Auxaterra était-il devenu fou ?

    Soudain, il comprit : « Magnus ! Que feras-tu de nous ? Tu ne peux nous pendre ! Ou cela signifierait que le duc a dit vrai… Pourtant la pendaison est le sort des menteurs. Par contre si tu nous décapites, l’affirmation d’Auxaterra deviendra un mensonge ! »

    Magnus le fixait, médusé. Auxaterra, lui, avait le sourire aux lèvres pendant qu’une rumeur enflait parmi la masse de soldats. Konoag observait l’empereur qui poussa un cri de rage. Il avait réalisé qu’il se trouvait dans l’impossibilité d’agir. Avoir été berné par cette brute épaisse d’Auxaterra ! Mais devant son armée, un chef de guerre se doit de n’avoir qu’une parole. Les deux hommes seraient relâchés.

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    Hmm… tu as été bien inspirée pour ces indices, Kartlis !    Vivement ta prochaine énigme !

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Ah ah, génial.

    Bien joué.

    De mon côté, je rédige une nouvelle énigme qui ne va pas tarder. On quitte Jolan pour rejoindre Louve et ses bestiaux. Très bientôt !

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre
    Les neuf pierres noires

    Et « très bientôt » c’est un an après, une longue éclipse pour une énigme écrite pourtant depuis fort longtemps. Voici donc une nouvelle histoire, que je me décide enfin à poster, tout exprès pour vous.

    Les neuf pierres noires

    Prisonnier éternel de l’Entre-deux mondes, Nidhogg fulmine, s’emporte, hurle et crache, avant de se calmer et d’enrouler ses multiples queues autour de son corps gigantesque.

    Non loin de là, Volsung-le-crapaud observe la scène avec détachement, en mâchonnant machinalement un morceau de bois. Condamné à la même peine que le dieu serpent, Volsung s’est habitué à ces scènes de fureur, qu’il trouvait si inquiétantes pendant ses premières semaines de détention.

    Le temps a passé, interminable, lénifiant. Volsung a appris à profiter de la moindre distraction qui se présente à lui. Les colères de Nidhogg en font partie.

    A quelques pas des deux prisonniers, un frémissement de l’air, suivi d’un bref flash lumineux, avertit Volsung de l’arrivée d’un visiteur. Une autre distraction ? Dans la même journée ? Le crapaud en oublie de mâcher sa pauvre friandise.

    Apparaissant dans un halo lumineux, Louve cligne des yeux, surprise par l’intensité de la lumière. Un peu étourdie par le passage entre les mondes, elle découvre une terre aux teintes roses, étendant son manteau désertique dans toutes les directions.

    A peine un instant après la fillette, trois formes se matérialisent à ses côtés. Un singe, que Louve nomme Yasmina. Une araignée minuscule. Et le nain Tjahzi, déjà occupé à ramasser son bonnet étendu dans la poussière. La petite araignée change peu à peu d’aspect et se transforme en un jeune homme au visage inquiet, le dieu Vigrid.

    Nidhogg redresse la tête et hume un air à nouveau immobile.

    « Cette odeur… Une odeur de nain. » Il se tourne vers les quatre visiteurs. « Une odeur de nain ! »

    Alors que le serpent colossal déploie son corps en une muraille de chair et d’écailles, et qu’il se précipite sur les arrivants, Louve et ses compagnons comprennent que leur quête risque de prendre fin dès ses premiers instants.

    Peu après.

    Louve est assise près de Yasmina, Vigrid et Tjahzi. Un anneau métallique a été placé par Nidhogg autour de son cou. En passant sa main sur l’anneau, la fillette a vu que neuf petites pierres, de couleur noire d’après Tjahzi, ont été fixées à celui-ci. Les amis de Louve ont subi le même sort, mais leur anneau n’est orné que de trois petites pierres blanches. Face à eux, Nidhogg triomphe.

    « Oh, quelle joie pour moi ! Sentir votre peur est tellement plaisant. Et assister à votre mort le sera aussi. Un dieu, un nain, une humaine et… cette chose poilue à laquelle vous semblez tenir. »

    Louve tente de surmonter sa peur. Après tout, elle est venue pour rencontrer ce monstre, et lui demander son aide ! Il paraît qu’il est le seul être au monde capable de protéger les racines d’Yggdrasil, l’arbre des mondes.

    « Ô Nidhogg ! Grand protecteur de l’arbre Yggdrasil ! Nous sommes venus implorer ton aide !

    – Je l’ai bien compris, petite humaine. Et je refuse bien sûr de t’aider. Je n’oublie pas que ton père est responsable de ma disgrâce. Peu m’importe que les mondes des dieux, des hommes ou des nains sombrent dans le chaos. Mais en attendant ce grand événement, vous allez me distraire un peu. Levez-vous, et suivez le crapaud ! »

    Louve et ses compagnons suivent Volsung jusqu’à l’entrée d’une caverne, dans laquelle le crapaud s’engage en sautillant. Les quatre prisonniers se regardent avec appréhension, mais l’ombre imposante du serpent géant les incite à accompagner l’homme-batracien. Ils suivent un long couloir rocheux seulement éclairé par la lumière de plus en plus ténue venant de l’entrée de la caverne. Le couloir aboutit à une vieille porte en bois, en très mauvais état. Le crapaud disparaît à travers les fentes de la porte, puis revient et s’écarte.

    Derrière le groupe de prisonniers, Nidhogg prend à nouveau la parole.

    « Il y a si peu à faire et à penser dans l’Entre-deux mondes… Alors Volsung et moi avons pris quelques habitudes qui rythment nos journées. Louve, ouvre cette porte ! »

    La petite fille s’avance et ouvre la porte. Derrière celle-ci, un gouffre immense est éclairé par une faible lueur qui semble venir de bien plus haut, à travers la paroi. Au fond du gouffre, on distingue des centaines, peut-être des milliers, de petits cailloux noirs ou blancs mélangés.

    « Chaque matin, le crapaud vient jeter ici un caillou blanc. Chaque soir, je viens également, avec un caillou noir. Et ils s’accumulent, preuves de l’infamie des dieux et de leur cruauté infinie. A partir de demain, vous nous remplacerez dans ce petit exercice. »

    Le serpent géant referme la porte branlante et commence à s’éloigner, suivi par ses prisonniers.

    « Mais nous allons épicer le jeu, pour le rendre distrayant. Trois d’entre vous ont reçu trois pierres blanches chacun. La quatrième a reçu neuf pierres noires. Nous allons vous séparer et, chaque matin, l’un d’entre vous, choisi par moi, ira jeter une pierre blanche dans le gouffre. Chaque soir, toi Louve, tu devras aller y jeter une pierre noire. Volsung vous accompagnera pour vérifier que vous n’enfreignez pas la règle. »

    « Mais attention ! dit le serpent en se tournant vers Louve. Chaque soir, lorsque tu sortiras de la caverne, tu devras me dire si l’un de tes compagnons a jeté sa troisième pierre et n’en possède donc plus. Si c’est le cas, ton ami sera libéré et pourra quitter ce monde. »

    « Et si je me trompe ? demande Louve. Si mon compagnon a encore des pierres ? Ou si je ne nomme pas celui qui n’a plus de pierre ? »

    « Dans ce cas, dit Nidhogg avec un regard brillant, l’anneau qui enserre son cou se resserrera lentement. Tu entendras ses cris, jusqu’à ce qu’il s’étouffe. »

    Louve serre les dents, en lançant au dieu serpent un regard chargé de haine.

    « Mais je ne suis pas un monstre ! crie Nidhogg en s’éloignant. Je vous laisse même quelques instants pour vous dire adieu ! »

    Louve réfléchit rapidement, et fait signe à ses amis de s’approcher. Elle leur souffle quelques mots à l’oreille, sous le regard sournois de Volsung, qui tend l’oreille en vain. Les quatre amis s’étreignent puis se quittent, avant d’être enfermés par le crapaud dans quatre grottes bien éloignées les unes des autres.

    Les jours passent, et le jeu des pierres commence. Chaque matin, l’un des amis de Louve est prié de jeter une pierre de son anneau. Chaque soir, Nidhogg interroge la jeune fille. Le quatrième soir, elle annonce à un Nidhogg stupéfait que Vigrid n’a plus de pierre. Et c’est la vérité ! Surpris mais amusé, le serpent libère et chasse Vigrid.

    Le huitième soir, Louve annonce que Tjahzi vient de rendre sa dernière pierre. A la grande colère de Nidhogg, le nain est libéré. Le lendemain, bien sûr, Louve clame que Yasmina, et elle-même, n’ont désormais plus de pierre.

    Écœuré par l’échec de son jeu, Nidhogg tient parole et laisse partir ses ennemis, sans comprendre comment l’enfant a pu trouver, à chaque fois, quel compagnon avait jeté sa dernière pierre. Il retourne dans la grotte, mais sans y voir le moindre signe, la moindre marque, le moindre indice. Même s’il ne se sent pas responsable, Volsung-le-crapaud préfère se cacher pendant quelques jours… tout en recommençant à jeter chaque matin sa petite pierre blanche…

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    J’ai compris l’énigme!

    Heu par contre j’ai pas la moindre idée de la solution!

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    Je ne suis pas sûr d’avoir tout saisi. Quand tu écris que « Trois d’entre vous ont reçu trois pierres blanches chacun. La quatrième a reçu neuf pierres noires. « , c’est Louve qui est la 4ème et qui jette chaque soir une de ses 9 pierres noires?

    Louve, Vigrid, Tjhazi et Yasmina n’ont aucun contact avant, pendant et après leurs allées et venues vers le gouffre?

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Fred r a écrit
    J’ai compris l’énigme!
    Heu par contre j’ai pas la moindre idée de la solution!

    N’hésite pas à questionner, éprouver des hypothèses, tenter une attaque !

    Pennybridge a écrit
    Quand tu écris que « Trois d’entre vous ont reçu trois pierres blanches chacun. La quatrième a reçu neuf pierres noires. « , c’est Louve qui est la 4ème et qui jette chaque soir une de ses 9 pierres noires?

    Oui, c’est noté dans un passage plus haut (j’ai écrit deux fois cela dans le texte pour essayer de bien cerner la question) :

    Thorgal-BD a écrit
    Louve est assise près de Yasmina, Vigrid et Tjahzi. Un anneau métallique a été placé par Nidhogg autour de son cou. En passant sa main sur l’anneau, la fillette a vu que neuf petites pierres, de couleur noire d’après Tjahzi, ont été fixées à celui-ci. Les amis de Louve ont subi le même sort, mais leur anneau n’est orné que de trois petites pierres blanches.

    Pennybridge a écrit
    Louve, Vigrid, Tjhazi et Yasmina n’ont aucun contact avant, pendant et après leurs allées et venues vers le gouffre?

    Tout à fait. Leur seul contact a lieu au moment où ils se font leurs adieux.

    A noter : j’ai trois indices à vous proposer ! Mais j’aimerais bien avoir quelques propositions ou idées en plus avant de me lancer. J’espère que ce texte vous plaît.

    Répondre | Lien | Citer

    Le texte me plaît beaucoup car il met ma capacité de réflexion à rude épreuve!

    Au début je pensais qu’il y avait une « triche » en jouant sur les capacités de transformation des personnages, comme Vigrid, mais cela ne colle pas.

    J’ai l’impression que Louve a donné une consigne à ses amis, mais je ne vois pas comment cela peut influer sur Niddhog.

    Répondre | Lien | Citer

    Allez, j’avance une explication idiote qui vaut ce qu’elle vaut, pour en faire au moins une!

    La réponse est toute bête, pour s’avancer au bord du gouffre, il vaut marcher sur une partie de terre et on y laisse forcément des traces.

    Vigrid, Tjhazi et Yasmina étant chacun de corpulence, pointure et taille différente, leurs trace de pas sont très différentes et Louve n’a eu aucun mal chaque jour en venant jeter son caillou, à compter les traces de pas de chaque type (nain/femme/homme) et en déduire qui était venu et combien de fois.

    Louve a juste bien relu son manuel de sioux ou de Castor Juniors.

    Répondre | Lien | Citer

    Pennybridge a écrit
    Allez, j’avance une explication idiote qui vaut ce qu’elle vaut, pour en faire au moins une!

    La réponse est toute bête, pour s’avancer au bord du gouffre, il vaut marcher sur une partie de terre et on y laisse forcément des traces.

    Vigrid, Tjhazi et Yasmina étant chacun de corpulence, pointure et taille différente, leurs trace de pas sont très différentes et Louve n’a eu aucun mal chaque jour en venant jeter son caillou, à compter les traces de pas de chaque type (nain/femme/homme) et en déduire qui était venu et combien de fois.

    Louve a juste bien relu son manuel de sioux ou de Castor Juniors.

    Génial!

    Répondre | Lien | Citer
    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre
    Premier indice

    Eh bien cette proposition est parfaite pour me permettre de vous proposer le premier indice ! J’ai peur qu’il ne vienne pas valider la proposition de Penny, qui est très intéressante.

    Premier indice

    Volsung accompagne les prisonniers et les empêche donc de laisser des traces évidentes de leur passage. Inutile d’espérer abandonner un morceau de vêtement, ou tracer un signe sur la roche.

    Répondre | Lien | Citer

    Fred r a écrit
    Au début je pensais qu’il y avait une « triche » en jouant sur les capacités de transformation des personnages, comme Vigrid, mais cela ne colle pas.

    En lisant l’énigme, j’ai pensé à la même chose que Fred. Vigrid a-t-il la possibilité de se transformer, en araignée ou un autre personnage ?

    Répondre | Lien | Citer

    Louve voit-elle quelque chose sur le chemin qu’elle suit chaque jour, ou bien tout repose sur l’arrangement entre eux avant l’enfermement ?

    Répondre | Lien | Citer
    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre
    Deuxième indice

    Tjahzi a écrit
    Vigrid a-t-il la possibilité de se transformer, en araignée ou un autre personnage ?

    On peut se dire que oui, il peut se transformer, mais cela ne serait pas compatible avec le 1er indice, Volsung serait témoin de la transformation.

    Maxime a écrit
    Louve voit-elle quelque chose sur le chemin qu’elle suit chaque jour, ou bien tout repose sur l’arrangement entre eux avant l’enfermement ?

    Cette question me semble amener tout naturellement au 2ème indice.

    Deuxième indice

    Les prisonniers ont eu le temps de parler, et de prévoir un signal permettant de savoir qui a jeté une pierre blanche. Le signal doit être différent pour les trois, mais d’une discrétion absolue.

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    On ne peut pas compter sur la position d’arrivée des cailloux, puisque le gouffre est immense, et en contient déjà un grand nombre, tous mélangés. Ceci dit, du haut du gouffre, on les distingue. Peut-on envisager que les personnages les marquent? Par exemple avec une couleur fluo ou autre? Mais pourquoi Louve le verrait-elle mieux que ses ennemis?

    Imaginons un signal olfactif… Niddhog le détecterait mieux que Louve, et pour garder une trace toute une journée….

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    olfactif ou auditif ? et si la manière de lancer la pierre était différente pour chacun, avec un rebond ou pas… bon, il faut aussi que Louve entende le son de sa grotte…

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