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Les dieux ont mis un homme à l'épreuve

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Au théâtre avec Jean Van Hamme

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Au théâtre avec Jean Van Hamme

Ce sujet a 2 réponses, 1 participant et a été mis à jour par Tjahzi tjahzi, il y a 2 ans et 1 mois.

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  • #31533 Répondre | Citer

    Pas d’actualité récente sur la nouvelle carrière de Jean Van Hamme, mais plutôt le besoin de noter dans un coin de mémoire son projet destiné au théâtre.

    Lors de la publication de ses Mémoires d’écriture en juin 2015, Jean Van Hamme a confié son envie de changer de registre en écrivant pour le théâtre. Le journal Le Parisien l’a interrogé à ce sujet :

    Le scénariste aux 45 millions d’albums vendus veut continuer à assouvir ses envies de théâtre. Une passion qui l’a gagné petit à petit, mais qui puise ses racines assez loin. « Quand j’avais 10 ans, mon père m’emmenait déjà voir des pièces. Plutôt des comédies musicales. Ensuite, j’ai un peu décroché pendant l’adolescence, mis à part une figuration de hallebardier dans Guillaume Tell à la Monnaie, la grande salle d’opéra de Bruxelles. C’est revenu vers 25 ans… à cause des femmes. Pour draguer et jouer à l’intellectuel, je les emmenais au théâtre. »

    Cadre commercial mais déjà sûr de vouloir devenir « un raconteur d’histoires », Jean Van Hamme va même s’essayer à l’écriture d’une pièce à la fin des années 1960. « Elle s’appelait Cobol Party, une sorte de ménage à trois entre une femme, un homme et un ordinateur… Je l’ai montrée à Jacques Huisman, le directeur de théâtre qui était aussi l’oncle de ma première femme. Il ne l’a pas trouvée terrible… »

    Les essais seront plus fructueux du côté de la BD, d’abord avec « Thorgal » en 1976. La même année, il décide de se consacrer entièrement à l’écriture et rencontre Huguette… pour l’emmener au théâtre. « Elle n’était pas fan a priori. Mais, dès 1978, nous sommes allés ensemble au Festival d’Avignon. Nous y avons attrapé le virus. Depuis, nous y sommes tous les ans. » Anonyme et gourmand, le couple se régale depuis plus de trente-cinq ans de ces vingt jours de scènes et de plaisirs non-stop. « Nous n’allons que dans le Off. Le In, c’est compliqué, c’est cher et c’est chiant. Nous sommes un peu boulimiques : l’an passé, nous avons vu 32 pièces ! Nous nous fixons chaque jour un planning très précis et nous commençons dès 11 heures. Mais il change souvent… car ce que nous adorons, c’est cette ambiance festival. Discuter avec les autres spectateurs, savoir ce qu’ils ont vu, aimé… Et nous changeons nos plans en fonction. Avignon reste l’un des grands plaisirs de notre année. »

    Paradoxe pour ce roi du scénario, la première raison de son amour du théâtre ne vient pas forcément de l’intrigue. « Non, ce qui me fascine, c’est la performance du comédien. Vous vivez la pièce en même temps que lui. Vous sentez son émotion et il y a un courant qui passe, quelque chose au-delà de l’histoire. Je ne comprends pas qu’on puisse être comédien de cinéma… » Quant à ses préférences, elles vont plutôt vers des grands classiques. « La pièce pour moi, c’est Cyrano de Bergerac, avec son alternance d’émotions, de rires et cette faconde des personnages. Britannicus aussi ou le Cid. Les pièces d’avant-garde auxquelles on ne comprend rien, ça m’emmerde. Moi, j’ai besoin qu’on me raconte une histoire, de quelque chose de construit. »

    Partant de ces principes, Jean Van Hamme a décidé de retenter l’expérience théâtre. Avec la foi d’un débutant et l’expérience d’un vieux briscard. « Il y a vingt ans que j’ai envie d’écrire pour le théâtre. Mais, pris par la BD, je n’avais jamais le temps. Je viens de terminer Prescription, un huis clos entre d’anciens amis qui cherchent à savoir, trente-cinq ans après les faits, qui est l’assassin d’une femme. J’espère pouvoir la vendre et qu’elle soit montée dans un théâtre en Belgique pour la saison 2016-2017. Je démarre une nouvelle carrière. Et j’ai l’impression de rajeunir. »

    Dans Casemate, JVH explique l’origine du titre Prescription :

     »Un huis clos dans un refuge de montagne à 2800 mètres d’altitude, tout proche d’un glacier. Cinq personnes y sont bloquées. L’une d’elles est responsable de la mort d’une jeune femme, trente-cinq ans plus tôt. Une bonne nature qui couchait avec tout le monde. On l’avait crue perdue dans la neige. Le glacier vient de rendre son corps. Elle a été étranglée avec son foulard. Comme dans Agatha Christie, chacun des personnages fait un bon coupable potentiel. Il faut que justice se fasse, malgré la prescription. Un commandant de police judiciaire français m’a servi de conseiller. Sur ce schéma classique, je m’amuse beaucoup. »

    J’espère que Jean Van Hamme réussira bientôt à monter sa pièce sur les planches.

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    Interview au Liban

    Dans L’Orient Le Jour, Jean Van Hamme a profité d’un séjour au Liban pour répondre aux questions de ce quotidien francophone local. Il aborde notamment ses projets pour le théâtre.

    « Alors justement quels sont les projets à venir ? Le théâtre. La première pièce est écrite. Un producteur essaye de la refiler à un théâtre, sans succès pour le moment. Problème, il me faut cinq comédiens et un décor, cela coûte beaucoup d’argent, et, dans le théâtre, je ne suis personne. La seconde est en cours d’écriture. Je ne veux pas produire la pièce en France, où le théâtre se focalise sur les têtes d’affiche et non pas sur le contenu, à l’inverse de la Belgique. »

    Répondre | Lien | Citer

    Toujours à glaner des bribes sur les projets théâtraux de Jean Van Hamme, je découvre cette autre interview qu’il a accordée lors de son passage au Liban. Extrait du site de Kamsyn :

    Sa première pièce, pas encore jouée, a un côté très polar, Agatha Christie, et la seconde qu’il est en train d’écrire se passe dans un cabinet ministériel. « C’est à propos de tous les petits coups bas qui se trament dans les cabinets. Bien entendu, je me suis documenté auprès de deux ministres. En Belgique, contrairement à la France, nous avons des administrations différentes qui se retrouvent parfois en opposition, donc on se tire facilement dans le dos tout en formant un front uni face au people ».

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