Abonnement newsletter

X
X

S'enregistrer sur ce site

Les dieux ont mis un homme à l'épreuve

Top

Van Hamme dans la presse

Bienvenue

Van Hamme dans la presse

Ce sujet a 130 réponses, 25 participants et a été mis à jour par Abeloth abeloth, il y a 1 semaine et 6 jours.

11 sujets de 121 à 131 (sur un total de 131)
  • Auteur
    Messages
  • Répondre | Lien | Citer

    Hirondl a écrit
    A ce sujet, Robin Recht avait fait un petit topo sur son mur FB, au moment d’angoulême, sur ce qu’il pensait de la tendance actuelle en matière de BD, c’était très intéressant.

    je viens de voir, et il a raison ! Après quand tu vois les lauréats du festival d’Angouleme: palmares 2023 c’est du foutage de gueule! La couleur des choses c’est même pas une BD !

    Ils veulent se la joué comme aux Césars, récompenser des œuvres que personnes ira voir.

    Répondre | Lien | Citer
    La Flèche Ardente

    Pour la sortie de la Flèche Ardente, la suite du Rayon U, Jean Van Hamme a été interviewé sur France Inter dans le 13/14. La séquence qui lui est consacrée se déroule entre les minutes 30 et 45 de l’émission, je vous replace juste la dernière question qui m’a parue particulièrement pertinente.  C’est à écouter ici :

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-13-14/le-13-14-du-vendredi-24-mars-2023-8776113

    France Inter : « Vous êtes régulièrement présenté comme un technicien hors pair de la narration et du scénario. Qu’est-ce que ça signifie pour vous ? »

    Jean Van Hamme : « Un bon scénario est basé sur un bon séquencier : un scénario de film ou de BD est une succession de séquences. Il faut les organiser de telle sorte qu’il y ait quelques vides, des ellipses. Ce qui est intéressant, c’est que ce vide est rempli par lecteur qui participe de cette façon à l’histoire qu’il se met à aimer car il en devient co-auteur. Le choix de succession des séquences et des ellipses est le côté technique important dans un scénario. »

    Après cette réflexion, je me dis qu’il vaudrait vraiment mieux que Jean Van Hamme ne lise pas les scénarios actuels de la série Thorgal… ou plutôt que Yann écoute cette séquence et relise les scénarios de Van Hamme…

     

    Suite à l’entretien sur France Inter, JVH s’est rendu à une séance de dédicaces par un moyen simple et rapide pour arriver dans les temps. Quelle aventure et quel succès en librairie !   

    Source photos : Twitter d’Yves Schlirf

    Répondre | Lien | Citer
    CatCat

    C´est intéressant comme réflexion. Donc, toutes ces ellipses dans les Thorgal VH qui ont nourri les débats ici ont été réfléchies en amont par Van Hamme. Peut-on considérer les non-dits comme des ellipses ? Je suppose que oui.

    C´est vrai que ça participe au plaisir. Et c´est vrai que Van Hamme est un technicien hors-pair de la narration. On l´a souvent dit, mais ses scénarii sont, en général, un parfait équilibre entre actions, moments calmes, ellipses et non-dits. En tout cas sur Thorgal (je ne le connais pas assez ailleurs). Sans parler de sa maîtrise des personnages. 

    Yann, dans tout ça, il n´utilise que l´action. 

    Répondre | Lien | Citer

    C’est amusant, Cat, parce que toi et moi on a introduit artificiellement des ellipses dans la chronologie de l’arbre des mondes  . Cet arbres des mondes où tous les évènements semblent se dérouler les uns à la suite de l’autre, mais où on apprend brusquement que des années se sont écoulées.

    Répondre | Lien | Citer
    CatCat

    C’est vrai, mais on n´a fait que suivre les (contre)indications temporelles des auteurs. Ce sont eux qui ont fourré des ellipses, certaines sans même s´en rendre compte. 

    Si on met trois ans entre T6 et T8, c´est VH qui nous y a poussé. Pareil avec les deux ans entre T34 et L7, c’est Yann qui nous y oblige.

    Répondre | Lien | Citer

    Tjahzi a écrit
    C’est à écouter ici : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-13-14/le-13-14-du-vendredi-24-mars-2023-8776113

    Toujours un plaisir d’écouter nos auteurs fétiches hein   moi j’ai un faible pour cet accent belge, il a beaucoup de charme ( ici on a plutôt l’acceing de Francisse Cabreleuh, aveque toutes les syllabes).

    Répondre | Lien | Citer
    La Flèche ardente : entretiens en vidéo

    Pour ceux qui préfèrent voir Jean Van Hamme tout en l’écoutant, voici encore 2 vidéos d’entretiens suite à la sortie de la Flèche ardente aux éditions Blake & Mortimer :

    Répondre | Lien | Citer
    Entretien avec Madame Figaro

    Jean Van Hamme, cet éternel séducteur, a répondu à l’entretien de Madame Figaro pour la sortie de « La Flèche ardente« . Voici un extrait de l’entretien que vous trouverez en entier ICI sur le site de Madame Figaro.

    Jean Van Hamme : «J’écris pour mon plaisir, si je n’ai plus de plaisir, je m’en tiens là»

    Madame Figaro. – Pourquoi avoir voulu donner une suite au Rayon U ?

    Jean Van Hamme. – J’avais 4 ans quand j’ai eu mon premier contact avec Le Rayon U. C’était en 1943, ma mère était morte, mon père était résistant et je vivais chez ma grand-mère, avec un oncle qui me lisait Bravo !, où Edgar P. Jacobs travaillait. On ignorait, alors, qu’il avait démarré Le Rayon U pour remplacer Flash Gordon… Il y a deux-trois ans, Dargaud l’a réédité dans la collection Blake et Mortimer, et je l’ai relu. J’ai songé alors qu’il s’agissait d’un truc kitschissime, mais qu’on y trouvait tous les fondamentaux du récit d’aventure : les méchants, les gentils, les monstres, une guerre avec des avions qu’on appelle des aéropiles, des flirts inaboutis… Et j’ai tout de suite eu envie de dire : «Mais enfin, on ne sait absolument pas ce que c’est que ce rayon U. On l’aperçoit à la première page et puis, pouf ! on n’en entend plus parler, on ignore pourquoi il s’appelle comme ça, le lien avec l’uradium… Et puis quid du père de la jeune fille, Sylvia, dont elle dit qu’il a disparu ?»

    Faire cette suite, n’est-ce pas une façon de redevenir un enfant ?

    Un média a titré à ce propos : «Van Hamme retombe en enfance.» C’est exact et c’est, du reste, le cas pour toutes les bandes dessinées. Inventer et dérouler une histoire, c’est retomber en enfance. Même si dans le cas de La Flèche ardente, j’ai moins inventé que repris l’univers de l’album d’Edgar P. Jacobs. À la différence des albums Blake et Mortimer que j’ai scénarisés, où l’on m’a engagé pour faire du Blake et Mortimer, La Flèche ardente n’est pas le travail d’un mercenaire, si je puis dire : il est né du désir de compléter une aventure inachevée. En passant, les exégètes prétendent que c’est en imaginant une suite au Rayon U qu’Edgar P. Jacobs aurait inventé Le Secret de l’Espadon, et je pense, personnellement, que cela n’a rien à voir. D’ailleurs, il n’existe pas de secret de l’Espadon – on voit des Espadons trois pages avant la fin et il n’y a pas de secret, tout comme il n’y a pas de rayon dans Le Rayon U !

    Comment avez-vous procédé ?

    Très simplement : j’ai téléphoné au directeur éditorial de Dargaud Benelux et de Blake et Mortimer pour lui dire que j’avais envie de faire une suite. «Bof, m’a-t-il dit, si ça t’amuse…» Et, de fait, cela m’a beaucoup amusé, j’ai écrit le scénario en un mois et demi tellement cela venait facilement. Le directeur en a été content, on a discuté du dessinateur et demandé à Étienne Schréder, qui avait filé des coups de main sur plusieurs albums de Blake et Mortimer, il a saisi par l’encolure son camarade Christian Cailleaux, et voilà ! C’était une aventure rigolote à tous points de vue, parce que inattendue. En revanche, je ne m’attendais pas du tout à l’accueil que les libraires ont fait au projet, qui a été si enthousiaste que la maison a tiré l’album à 150.000 exemplaires…

    Ce n’est pas encore cette année que vous prendrez votre retraite…

    Je n’ai jamais dit que j’arrêterais d’écrire des scénarios de bande dessinée, seulement que j’arrêtais les séries – XIII, Largo Winch, Thorgal – parce que je sentais que j’étais arrivé au bout. Après trente ans, Thorgal, ras-le-bol ! J’écris pour mon plaisir, si je n’ai plus de plaisir, je m’en tiens là. La chance a voulu que mon plaisir me rapporte de l’argent, ce qui est une excellente chose. Je vends du plaisir tout en en prenant, c’est magnifique.

    Vous avez mis vos pas dans ceux d’un autre auteur. Travaillez-vous différemment quand il s’agit d’inventer un univers à part entière ?

    À dire vrai, je n’ai eu à me mettre dans la peau d’un autre que pour Edgar P. Jacobs. Je dirais que, contrairement à d’autres scénaristes, je suis incapable de travailler sur plusieurs intrigues en même temps. Beaucoup envoient quatre pages à un dessinateur et cinq à un autre, en parallèle. Je dois, pour ma part, me consacrer tout entier à une histoire. Et je dois l’écrire jusqu’au bout. Ce serait trop bête de me rendre compte, en cours de route, que j’ai une bien meilleure fin mais qu’il me faut pour cela changer la page 8, et que c’est impossible car elle a déjà été dessinée… Tibet me confiait avoir ainsi découvert page 38 d’un scénario de Duchâteau, qui les lui envoyait de façon fragmentée : «Le méchant assomme Ric Hochet avec sa jambe de bois.» Mais quelle jambe de bois ? Cela n’était écrit nulle part jusque-là, et les planches étaient déjà faites ! ! Quelqu’un comme Rosinski, quant à lui, ne lit pas les scénarios en entier – c’est sa femme qui s’en charge –, il procède page après page, en oubliant au fur et à mesure ce qui a été fait. Si bien qu’il faut le lui rappeler : «Attention, souviens-toi que le personnage a un foulard rouge…» […]

    Répondre | Lien | Citer
    Thorgal-BDthorgal-bdWebmestre

    Merci pour ce partage, c’est toujours un grand plaisir de lire ou entendre M. Van Hamme.

    Ce nouvel album m’intrigue, m’intéresse, même si je n’ai jamais lu l’histoire de Jacobs.

    Je rêve évidemment d’une ultime pige de Jean Van Hamme auprès de Thorgal, un petit Thorgal Saga qui serait forcément au sommet de ce que proposera la collection. Malheureusement…

    Après trente ans, Thorgal, ras-le-bol ! J’écris pour mon plaisir, si je n’ai plus de plaisir, je m’en tiens là.

    C’est un peu décourageant. J’y crois quand même !

    Je retiens aussi les derniers mots de l’entretien, qui me parlent bien :

    L’échec n’est pas une tare. Le véritable échec, c’est de ne rien tenter.

    Répondre | Lien | Citer
    Suite de l'entretien avec Casemate

    Dans le magazine Casemate de février 2024, Jean Van Hamme est invité à parler du quatorzième XIII Mystery, Traquenards et sentiments. Il aborde également ses autres séries dans la suite de cet entretien. Casemate en propose la lecture directement sur son site :

     

    « Mêler fiction et Histoire, un exercice délicat ?

    Jean Van Hamme : Cela rend les personnages plus plausibles. Le papa de XIII, enfin, celui qui l’a élevé, se heurte au réel : le Ku Klux Klan, le couple soupçonné d’avoir donné les clés de la bombe atomique aux Soviétiques (ce qui s’est avéré vrai par la suite)… Autant d’éléments qui ancrent l’histoire dans cette Amérique pleine de défauts sociétaux et, par ailleurs, pleine de qualités. XIII ne pouvait pas se dérouler en Belgique, le contexte ne s’y prête pas. L’Amérique reste, pour un scénariste, un monde qui marque l’imagination. Gamin, elle représentait le rêve pour moi. Lors de mon premier voyage en Amérique, dont j’ai fait le tour en moto-stop, j’avais reçu de la part de mes amis proches une solide commande de blue-jeans qui n’existait pas chez nous. L’Amérique, c’est l’Amérique.

    Pourtant, vous ne souhaitiez pas y vivre.

    Parce qu’intérieurement, sur le plan social, cette nation est régie par des règles extrêmement strictes sur la religion, les usages… Quand je travaillais à Pittsburgh, je me suis rendu compte que tous les gens qui m’invitaient tenaient exactement les mêmes conversations, possédaient les mêmes meubles, n’avaient pas de bibliothèque, etc. Les États-Unis, c’est 5 % de Pittsburgh, 65 % de gens complètement uniformes et 30 % de brutes épouvantables.

    Est-ce différent en France ou en Belgique ?

    Je ne me suis pas penché sur la question. La France est la patrie de Pasteur, Descartes et consorts. Mais, si on a 5 % de génies en Belgique, je voudrais qu’on me les cite ! Notre lectorat étant essentiellement francophone, il serait assez dangereux d’y faire se dérouler une histoire à la XIII. On ferait trop facilement le rapprochement avec tel président ou telle personnalité. Avec l’Amérique, on peut tricher avec la réalité.

    Autres choses dans les tiroirs à part le XIII de Xavier à venir dans l’hebdo Spirou (voir Casemate 176) ?

    Une bonne nouvelle : Christian Denayer a fini un Wayne Shelton. Ça lui a pris six ans à cause de gros problèmes à la main droite. Il devrait sortir en juin. Six ans, c’est long. Christian n’a pas voulu qu’un assistant lui donne un coup de main. Bon, Ted Benoit avait bien mis cinq ans à terminer mon premier Blake et Mortimer !

    D’autres projets ?

    Rien pour le moment, sinon préparer mon déménagement, ce qui m’occupe bien l’esprit. Si une bonne idée me vient, j’en tirerai un petit one shot. J’ai quelques idées tournant autour du monde politique belge. Et suffisamment de contacts pour comprendre comment fonctionnent les choses et ce qui peut dérailler. Notamment les saloperies qu’on peut se faire dans un même parti. Il me manque encore l’idée majeure. Ce ne sera pas une histoire avec des poursuites en voiture ou des coups de feu. Ce qui n’a pas nui au succès de Quai d’Orsay, par exemple.

    Avez-vous lu les Thorgal Saga de Recht, Duval et Rouge ?

    J’ai vendu mes droits de scénariste de Thorgal à Média-Participations. Ils m’ont aimablement envoyé les albums. Mais ça ne m’intéresse plus.   

    Il y a un troisième film Largo Winch en route…

    Dont le tournage se termine. Ça part d’un scénario forcément bien écrit puisque la productrice a fait réécrire le mien par sept personnes ! Tomer Sisley a gardé le rôle, mais je n’en sais guère plus. J’ai juste touché un peu de sous pour avoir écrit le scénario de départ.

    N’avez-vous pas assisté au tournage, comme vous en avez l’habitude ?

    On ne m’y a pas invité.

    Autres adaptations ?

    Des options sur SOS Bonheur et pour une série sur XIII. Et toujours une riche Canadienne qui voudrait refaire Les Maîtres de l’orge en allongeant la sauce. Elle vient de me signer une troisième option successive – car Glénat n’a plus les droits. Mais elle a peu d’expérience en la matière. Des choses se feront, d’autres pas. J’ai dit clairement que je ne participerai absolument pas à l’écriture de ces projets.

    Pourtant, vous en avez l’expérience…

    Il existe plein de techniques modernes de communication auxquelles je ne connais strictement rien. J’écris comme il y a trente ans. SOS Bonheur date de 1979… Je suis trop vieux jeu pour être moderne et dans la note actuelle. Je préfère donc les laisser se débrouiller et me contenter de toucher ma part de droits. »

    Source : Casemate

    Répondre | Lien | Citer

    Il a quand même un sacré caractère de cochon en ce qui concerne Thorgal. 

11 sujets de 121 à 131 (sur un total de 131)


Vous pouvez utiliser BBCodes pour formater votre contenu.
Votre compte ne peut pas utiliser les BBCodes avancée.



Question de sécurité
Qui suis-je ?
 Thorgal -  Aaricia -  Jolan 

Plan du site
Mentions légales
© Éditions Le Lombard 2024