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Les dieux ont mis un homme à l'épreuve

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Rosinski dans la presse

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Rosinski dans la presse

Ce sujet a 89 réponses, 20 participants et a été mis à jour par Tjahzi tjahzi, il y a 3 semaines et 2 jours.

10 sujets de 81 à 90 (sur un total de 90)
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    Tom

    Les 3 nymphes, ce sont Ingrid, Ragnhild et Skadia dans « Presque le paradis » du tome 1. Moi aussi, je trouve que Thorgal continue à inspirer énormément Rosinski….

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    Tjahzi a écrit
    Un entretien avec Grzegorz Rosinski vient de paraître ICI sur le site ActuaBD. Je vous encourage à le lire dans son entièreté pour la richesse de l’échange avec l’auteur. L’article est en plus agrémenté de photos variées. En voici quelques extraits :

    Grzegorz Rosiński : « C’est le geste qui est toujours à l’origine de la peinture. »

    « Au cours d’un crochet par la Suisse, nous avons eu le privilège d’être reçu par le dessinateur Grzegorz Rosiński. Il nous a accordé un entretien et nous a montré les merveilles de son atelier. Il évoque ici son rapport à l’imaginaire, la façon dont il agrémente ses univers, mais aussi la manière dont se manifeste sa pratique artistique aujourd’hui. Rencontre avec un créateur de légende avide de nouveaux défis et de transformations.

    Vous vous définissez comme un créateur plutôt qu’un artiste, pour quelles raisons ?

    C’est quoi un artiste ? [rires] Vous savez ça dépend du contexte. Je pense que l’on désigne trop facilement les artistes. Je suis créateur, dans la mesure où je crée des choses mais je pense que je suis avant tout un faiseur d’images, et de toutes sortes d’images.

    Comment se caractérise votre pratique créative aujourd’hui ?

    Je peins, je dessine, je cherche des moyens d’expression étranges et parfois inhabituels, c’est ça qui m’intéresse. Je réalise des peintures et des images pour rien du tout, comme ça. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est l’imaginaire, cela ne m’intéresse pas de copier la nature, dessiner les voitures, les maisons etc. Tout ce qui existe ne m’intéresse pas. Je ne copie jamais ce qui m’entoure. Tout cela m’inspire beaucoup, mais pour créer mon propre univers. Je ne suis pas fan de voyage, de chercher des choses exotiques…Tout cela, je le cherche en moi et puis je le corrige. Je fais des erreurs, des taches, et j’adapte ce tout à ma vision.

    Est-ce que vous pourriez redessiner un album de bande dessinée ? Refaire des planches ?

    Non… Je suis à la retraite maintenant. Je profite de la liberté créative que j’ai désormais. Ce que j’aime, c’est réaliser des grandes peintures comme au dix-neuvième siècle. Là, j’adore, ça me plaît. Je pense que je suis peut-être né à la mauvaise époque [rires]. J’aime beaucoup la peinture historique. Je créé des mondes pour que les gens se disent « C’est impossible que le type n’y ait pas été ».

    C’est le geste qui est toujours à l’origine de la peinture. J’apprécie de chercher des concepts, des idées, de faire des petits croquis…Je ne suis pas du tout intéressé par la copie, vous l’aurez compris.

    Quels sont les prochains projets autour de votre œuvre ?

    Il y a plein de projets, dans des domaines très différents mais la finalité est souvent la même : un manque de finance, de volonté…Mais tous les mois, il y a de nouveaux projets, notamment dans le domaine du cinéma, des jeux vidéo…J’ai par exemple réalisé une série de grands tableaux autour de l’univers de « The Witcher  » afin d’inspirer les concepteurs du prochain opus. Il y aussi des choses en route dans le domaine du cinéma, cela fait 30 ans que l’option d’adaptation de Thorgal est rachetée par la même société. Il n’y a toujours pas de résultat, mais je ne suis pas pressé du tout ! Ça ne m’intéresse pas vraiment, je préfère les images fixes !

    Concernant les séries dérivées de l’univers de Thorgal, je pense que les personnages que j’ai dessinés m’ont intéressé pendant la réalisation des différents albums, mais maintenant je préfère les laisser aux autres. Je ne souhaite pas tourner en rond. Certains copains qui sont partis depuis longtemps, ont crevé sur les mêmes planches qu’il y a 50 ans…Je n’aspire pas à ça. Chaque nouveau défi est une aventure, une opportunité pour chercher des moyens d’expression inédits et de nouvelles méthodes pour créer des images. »

    F. Rissel

    Source : ActuaBD

    Comme Hirondl, je trouve que Rosinski est terriblement inspirant, et que son humilité à propos de son travail est tout à son honneur. Quel plaisir de connaître un grand artiste tel que lui !

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    Thorgal-BDthorgal-bdWebmestre

    Merci pour ce partage, c’est toujours un plaisir d’entendre (ou d’imaginer entendre) Grzegorz parler de son œuvre et de ses ressentis. J’aime l’imaginer en train de peindre une nouvelle toile, au gré des envies ou pour illustrer la couverture d’un album. Je vois aussi qu’il se tourne avec nostalgie vers des images surgies du passé. J’ai eu envie de les réunir ici.

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    Merci !

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    Rosinski dans Playboy

    Grzegorz Rosinski nous avait bien caché qu’il avait posé pour Playboy !   

    On le retrouve dans un reportage du magazine polonais en 2008. Dommage qu’on n’ait pas la traduction !

    Source : Allegro

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    D'épatantes planches de BD – Le Monde

    Le Monde inaugure sa série d’été « D’épatantes planches de BD » par l’analyse d’une planche de Grzegorz Rosinski extraite de l’album Les Archers.

    Neuvième tome de la série « Thorgal », « Les Archers », publié en 1985, se démarque par sa mise en scène sans esbroufe.

    Sur le papier, la série Thorgal, créée en 1977 par Jean Van Hamme, 84 ans, et Grzegorz Rosinski, 81 ans, n’aurait jamais dû connaître le succès. Difficile de trouver salmigondis plus hétéroclite que cette histoire contant les aventures d’un homme issu d’une civilisation disparue, recueilli nourrisson par des Vikings, couvé par la déesse Frigg mais jalousé par les autres dieux de l’Asgard, n’aspirant qu’à vivre en paix en famille mais passant son temps à se battre… « Thorgal, c’est un mélange d’heroic fantasy, de science-fiction, de mythologie scandinave et de soap façon La Petite Maison dans la prairie. Aucun éditeur n’accepterait ça aujourd’hui », s’amuse Robin Recht, auteur d’un récent album dérivé de la série.

    Près d’un demi-siècle après sa création, Thorgal s’est pourtant imposé comme l’un des best-sellers de la bande dessinée réaliste. Ecoulée à plus de 16 millions d’exemplaires, traduite dans une vingtaine de langues, la série compte aujourd’hui 40 tomes. Le quarante et unième, Mille yeux, paraîtra en novembre, sous la plume de Yann et Fred Vignaux, aux manettes de la saga depuis 2019. Plusieurs séries parallèles, consacrées à différents personnages de l’univers Thorgal, ont également été lancées à partir de 2010, sans rencontrer le même engouement.

    Son succès, Thorgal le doit, bien sûr, aux scénarios de Van Hamme, qui voulait « raconter une histoire familiale ordinaire dans un contexte extraordinaire », mais pour beaucoup, aussi, au dessin de Rosinski, considéré par ses pairs comme un « monstre » du noir et blanc. […]

    La suite de l’article est réservée aux abonnés du journal Le Monde.

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    Son succès, Thorgal le doit, bien sûr, aux scénarios de Van Hamme, qui voulait « raconter une histoire familiale ordinaire dans un contexte extraordinaire », mais pour beaucoup, aussi, au dessin de Rosinski, considéré par ses pairs comme un « monstre » du noir et blanc. Tirée de l’album Les Archers (Le Lombard, 1985), neuvième volume de la série, la planche 18 en est un exemple significatif. On y voit la jeune guerrière Kriss de Valnor retenue prisonnière par des malandrins dont l’un est sur le point d’abuser d’elle, avant d’être délivrée par Thorgal et deux de ses compagnons.

    <h2>Collé à ses personnages</h2>

    Au premier abord, cette planche totalement muette ne fait pas dans l’esbroufe. Son « gaufrier » de sept cases, réparties dans trois strips de taille égale, est un classique de la BD franco-belge. Mais, en découpant ses bandes de façon symétrique, l’auteur fait converger l’action dans la case centrale, celle où Kriss de Valnor voit un de ses bourreaux approcher, son ombre menaçante se découpant sur son corps à moitié dénudé. Pour l’anecdote, Rosinski dut revêtir son héroïne d’une chemisette pour la version destinée aux Etats-Unis. Cette économie de moyens se retrouve dans la mise en scène. A la différence de nombre d’auteurs, qui usent d’effets visuels (contre-plongées, zooms dans l’axe, etc.) pour appuyer leur narration, l’artiste polonais reste, en effet, collé à ses personnages, de façon à immerger le lecteur dans l’action. « Rosinski, c’est un reporter de guerre. Sa mise en scène est très à plat, il ne joue pas au démiurge mais se met au service de son histoire », salue Robin Recht. « Je pense que, si je n’avais pas fait de BD, je serais peut-être devenu reporter-photographe », a confié Rosinski lui-même dans la monographie que lui a consacrée Patrick Gaumer en 2013 (Rosinski, Le Lombard).

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    Merci Arnaldur pour cette astuce !   

    J’ai dû chipoter un peu pour activer cette option sous Google Chrome, mais à présent ça marche !

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    Article dans Newsweek

    Newsweek, un journal polonais, publie un article sur Grzegorz Rosinski suite à l’exposition qui lui est consacrée à Lodz. L’article polonais est réservé aux abonnés, mais je vous partage malgré tout la très belle photo de Grzegorz qui illustre l’article.   

    Source : Newsweek

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    Entretien dans Zoo le Mag

    En 2025, la galerie Maghen à Paris a accueilli une exceptionnelle exposition-vente d’oeuvres de Grzegorz Rosinski (on en a parlé ICI dans le forum). A cette occasion, le magazine Zoo a rencontré l’artiste polonais pour un entretien rétrospectif que je vous copie ci-dessous.   

    Dans la tête de Grzegorz Rosinski, le créateur de Thorgal, 50 ans après

    « Du 23 avril au 24 mai 2025, une rétrospective consacrée à Grzegorz Rosinski est organisée à la Galerie Daniel Maghen. À cette occasion, nous avons eu le privilège de rencontrer le maître du trait qui a donné vie à Thorgal il y a près d’un demi-siècle. L’artiste polonais nous livre ses pensées sur son œuvre emblématique, sa vision de la création et l’héritage de son personnage qui continue de fasciner les lecteurs à travers les générations.

    Thorgal est né sous votre crayon il y a presque 50 ans. Quelle est la recette pour qu’un personnage s’inscrive autant dans la durée ?

    Grzegorz Rosinski : Ce qui fait le succès d’un personnage est très simple à mes yeux : il faut créer des personnages auxquels chacun peut s’identifier, et qui restent crédibles. Il ne s’agit pas de concevoir des sorciers avec des pouvoirs magiques ou des êtres extraordinaires. Thorgal est quelqu’un d’humain qui n’a pas de pouvoir spécial, quelqu’un de normal, comme nous tous.

    C’est la proximité avec chacun, finalement, qui crée le succès du personnage ?

    GR : C’est cette proximité qui fait de lui un héros. Avec Thorgal, nous avons toujours cherché à éviter les sujets d’actualité, politiques ou éthiques trop directs. Nous avons préféré explorer des thèmes universels comme l’histoire familiale, la responsabilité, l’amour, la haine, la jalousie. C’est tout cet aspect humain qui donne de la profondeur à l’œuvre, alors qu’à l’époque, beaucoup pensaient que ce n’étaient pas des sujets pour la bande dessinée.

    Est-ce qu’on prend toujours autant de plaisir à dessiner un personnage qu’on a créé il y a 50 ans ?

    G.R : Vous savez, parfois, on n’a pas toujours envie de dessiner, de faire quoi que ce soit. Ça dépend des moments, tant pour l’auteur que pour les autres. L’éditeur aussi a son mot à dire. Il se pose souvent des questions : Est-ce que ça vaut la peine de continuer la série ou pas ? Faut-il ralentir ou accélérer ? C’est lui qui devient un peu le chef. L’auteur n’a pas vraiment son mot à dire. Il faut seulement écouter.

    Les derniers albums que vous avez dessinés l’ont été en couleur directe. Quel a été le déclic du passage de l’encrage à la couleur directe ?

    G.R : Les couleurs directes, c’est un peu particulier. Aujourd’hui, c’est presque devenu la norme que tout soit en couleur. À l’origine, j’avais l’idée de travailler en noir et blanc, puis plusieurs années après, de coloriser. Mais c’était l’exigence du marché, de l’éditeur. J’aurais voulu faire certaines histoires uniquement en noir et blanc, pour expérimenter avec les moyens d’expression que j’avais. C’était difficile car on me posait toujours la question :  » Pourquoi ce noir et blanc ? » Et je répondais simplement :  » Parce que je le voulais comme ça. « 

    Est-ce que la jeune génération de dessinateurs ou dessinatrices vient vous voir pour des conseils ?

    G.R : Non, je me suis un peu caché dans la montagne. Je n’ai pas beaucoup de contacts. J’ai eu des problèmes de santé, mais maintenant, ça va mieux. Je fais partie d’une génération de vieux dinosaures qui sont à l’aise comme ça.

    Quelles étaient vos sources de documentation pour Thorgal ?

    G.R : Juste ma tête, mon imagination. On m’a posé ces questions assez souvent : quels sont mes films préférés ? Quels sont mes peintres de référence ? Je réponds toujours que je ferme simplement les yeux. Il y a de grandes richesses dans notre tête, et il suffit de fermer les yeux. Ce n’est pas tant être séduit par les humains ou ce qui nous entoure, mais plutôt suivre une honnêteté créative que les lecteurs reconnaissent. Je préfère me laisser guider par l’émotion, par ce que je veux faire. Et ça arrive tout seul.

    Pour créer des personnages, certains commencent par s’inspirer de comédiens connus. Moi, c’est tout simplement la vie qui me les donne. Ils sortent tous seuls. Il me suffit de savoir quelle force, quelle action, quel rôle chacun doit jouer. C’est comme au cinéma : on cherche celui qui a les capacités physiques et psychiques pour jouer au mieux le rôle.

    Comment imaginez-vous l’avenir de Thorgal ?

    G.R : Je ne sais pas. Ce n’est plus ma propriété. Ça appartient au public. Vous savez, on n’a pas le droit de décider pour le public. Ce sont des milliers de personnes. On pourrait tout arrêter, dire  » c’est moi qui décide « . Mais je n’aime pas ce genre d’attitude. Si d’autres veulent continuer mes personnages, qu’ils y aillent. Il n’y a aucun problème. C’est avec mon accord, bien sûr. Et je leur donne volontiers le plaisir de cet accord. »

    Source : Zoo le Mag

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