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Les dieux ont mis un homme à l'épreuve

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Kivu

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Kivu

Ce sujet a 4 réponses, 2 participants et a été mis à jour par Tjahzi tjahzi, il y a 5 jours et 12 heures.

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  • #183310 Répondre | Citer

    Invité à l’Institut français du Liban, Jean Van Hamme a annoncé la préparation d’un nouvelle BD dont il est le scénariste : KIVU. Il a confié le dessin de ce one-shot à Christophe Simon avec qui il a déjà travaillé sur le dernier CORENTIN, Les Trois Perles de Sa-Skya.

    Actua-BD nous en dit plus sur ce nouveau projet :

    Ce one-shot est consacré au Docteur Denis Mukwege, adapté du livre « L’Homme qui répare les Femmes » de la journaliste belge Colette Braeckman. Le Dr Mukwege soigne depuis de nombreuses années dans son hôpital de Panzi au Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo, des femmes violées et surtout qui ont été atrocement mutilées au niveau de leurs organes génitaux.

    Christophe Simon se confie à propos de Kivu, ce nouveau récit : « J’ai eu la chance de rencontrer Denis Mukwege. J’ai passé une semaine à Panzi avec une équipe médicale belge dirigée par le docteur Guy-Bernard Cadière. Tous les midis, je partageais la table du docteur Mukwege. J’ai rencontré ces femmes, vu leur détresse, leur souffrance mais aussi leur courage et leur grande dignité. Un voyage qui m’a marqué à vie et je remercie Jean de m’avoir demandé d’illustrer ce superbe scénario qui colle parfaitement à la réalité de ce qui se passe là-bas, alors qu’il aurait pu demander à un auteur bien plus confirmé que moi ».

    Christophe Simon vient d’entamer les premières planches de cette histoire qui s’annonce bouleversante.

    Cette 9ème planche extraite de Kivu est visible en pleine page sur le site d’Actua-BD.

4 réponses de 1 à 4 (sur un total de 4)
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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Merci pour cette info, jolie surprise.

    A noter Que Van Hamme a visité la région où se situe son histoire, il en parlait notamment dans un entretien pour Casemate en 2015.

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    Sortie prévue pour l'été 2018

    Le Lombard annonce la sortie de KIVU pour l’été 2018. Voici le message publié sur Twitter :

    L’été prochain la collection Signé s’agrandit encore. Christophe Simon et Jean Van Hamme présentent KIVU, un récit puissant sur les crimes de guerre commis dans la région du Kivu, et des hommes et femmes qui ont tout tenté pour les dénoncer.
    Un récit entre « Blood diamond » et « The Constant Gardener », à découvrir cet été en librairie !

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    Prépublication dans l'Immanquable

    KIVU est en prépublication dans le nouveau numéro de L’Immanquable, avant sa parution en album en septembre prochain. Voici le synopsis du Lombard :

    Ingénieur fraîchement diplômé, Stéphane travaille pour un puissant consortium industriel. Il se voit confier la négociation d’un important contrat au Congo. Sur place il découvre le règne du cynisme et de la corruption, dans des proportions qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Son destin bascule définitivement quand sa route croise celle de Violette, une enfant congolaise traquée par un puissant chef rebelle.

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    Kivu dans ActuaBD

    L’album Kivu, écrit par Jean Van Hamme et dessiné par Christophe Simon, sortira le 14 septembre dans la collection Signé du Lombard. Il bénéficie d’une très belle chronique dans ActuaBD : http://www.actuabd.com/Kivu-la-rentree-choc-de-Jean-Van-Hamme

    Plutôt que de présenter uniquement Kivu, l’auteur de l’article, D. Pasamonik, revient sur l’ensemble de la carrière de Jean Van Hamme afin de situer l’album comme point d’orgue du parcours d’un scénariste unique !

    Avec Christophe Simon au dessin, « Kivu » qui paraît au Lombard en septembre est l’un des albums-choc de la rentrée. Par son sujet, la pertinence de son propos, par la qualité de son graphisme et de sa documentation, cet album confirme l’importance du parcours de Jean Van Hamme, un scénariste trop souvent méprisé.

    Jean Van Hamme aura tout fait dans ce métier : commissaire d’exposition (il monte en 1968 avec l’aide de Greg et de Thierry Martens, la première grande exposition d’originaux de bande dessinée en Belgique : « Introduction à la bande dessinée belge » à la Bibliothèque royale de Belgique Albert Ier), scénariste de BD, de télévision et de cinéma, éditeur…

    Tout cela après avoir crapahuté en bagpacker dans toute l’Europe, fait une nuit de la prison en Turquie, comme Largo Winch, au terme d’un parcours de jeune cadre commercial dans une multinationale.

    On ne retient de lui que ses gros best-sellers Thorgal, XIII et Largo Winch et avec eux des idées simplistes : Van Hamme, admirateur militariste de l’Amérique et du capitalisme. Il faut dire que son passage comme Directeur Général chez Dupuis et ses sorties à l’emporte-pièce peu amènes, trempées de cynisme, ont contribué lui donner l’image d’un auteur revenu de tout, un peu méprisant. Et si au contraire, cette attitude n’était pas plutôt celle d’un homme qui raconte le monde depuis très exactement cinquante ans cette année, et qui le voit, quelque peu désabusé, s’enfoncer inexorablement dans une bêtise suicidaire ?

    Pour ceux qui l’ont peu ou mal lu, Van Hamme, feuilletonniste émérite, est une sorte d’antéchrist de la créativité : une narration trop bien huilée, une pensée conservatrice et une diffusion – horresco referens ! – « commerciale » !

    Il suffit pourtant de regarder son parcours. Dès 1968, il publie chez Éric Losfeld, un éditeur indépendant d’avant l’invention des éditeurs indépendants, un roman graphique, oui, madame, signé par Paul Cuvelier, le meilleur dessinateur belge réaliste de son temps : Epoxy, dont l’héroïne dénudée porte un nom de polymère. Un mélange de science-fiction et de mythologie qui a gardé aujourd’hui toute sa pertinence. Un classique de nos jours publié au Lombard.

    On connaît les grandes étapes de la suite dont on oublie souvent Histoire sans héros (1977, dessiné par un Dany réaliste, au Lombard), à contre-courant de ces séries à personnage favorisées par son éditeur, de l’anti-48cc en quelque sorte ; SOS Bonheur (1988, dessins : Griffo, Ed. Dupuis), joyau de la collection Aire Libre où l’auteur fait une réflexion douce-amère sur l’État-providence et qui déploie bon nombre de thématiques que l’on retrouvera dans son œuvre ; la même année, il publie, sous le crayon brillantissime de Rosinski, Le Grand Pouvoir du Chninkel (Ed. Casterman) dans (A Suivre), le temple français des « romans graphiques » aux côtés de Pratt, Tardi, Schuiten, excusez du peu.

    On qualifie souvent Van Hamme de thuriféraire du capitalisme à cause de son « milliardaire en Blue Jeans ». Ceux qui disent cela ne l’ont pas lu : de ses Maîtres de l’orge (1992, dessins de Francis Vallès, Ed. Glénat) à l’épisode de Largo Winch : Le Prix de l’argent (2004, dessins de Philippe Francq, Ed. Dupuis), ses récits ont souvent des accents sociaux et humanistes. Qui, avant l’arrivée de Trump, s’interrogea sur la possible dérive fasciste de la présidence des USA sinon Van Hamme dans XIII ? Thorgal, comme Chninkel sont des réflexions laïques sur le rapport de l’homme au divin.

    À 79 ans, Jean Van Hamme fait ses adieux à la bande dessinée comme Joséphine Baker à la scène, c’est-à-dire sans la quitter vraiment. Les dernières productions des grands auteurs portent souvent mieux leur message que toutes leurs œuvres précédentes. Will Eisner, au crépuscule de sa vie, fit ses chefs d’œuvre les plus marquants : Le Contrat avec Dieu, Fagin le juif et Le Complot. Kivu qui paraît à la rentrée est fait du même bois. C’est une œuvre-balise, un fanal qui fait un peu le bilan de ce monde que Van Hamme a vu évoluer depuis près de 80 ans. Et qui va mal.

    On continue à y piller l’Afrique, comme dans le Congo belge de son enfance, entretenant la misère, les inégalités pour mieux préserver notre confort occidental. Tout se décide dans une lointaine multinationale qui envoie dans l’actuelle République du Congo un jeune cadre dont la mission est de remplacer une barbouze pour une autre afin que le business soit préservé. La vie ne vaut rien face à la rapacité du profit.

    Le sujet, inspiré de l’histoire du médecin Denis Mukwege, mis en lumière par le livre « L’Homme qui répare les femmes » de la journaliste belge Colette Braeckman est irracontable en bande dessinée : vingt ans de conflits tribaux, des histoires de femmes violées et torturées, de nettoyages ethniques effroyables massacrant des milliers de gens au profit de seigneurs de guerre financés par des industriels impavides. Et pourtant, Jean Van Hamme le fait. Au passage, il nous gratifie d’un instantané plutôt bien renseigné de la situation politique de la région.

    Ce bel album est magnifiquement dessiné par Christophe Simon qui, après avoir été le disciple de Jacques Martin sur Alix et sur Lefranc, avait mis ses pas dans ceux de Paul Cuvelier en dessinant une suite à son Corentin, dans un récit écrit par… Jean Van Hamme. Il a, comme le dessinateur lensois, cette science des anatomies et de la composition d’une belle rigueur classique et d’une sensualité de tout instant. Un travail impressionnant.

    Pour Jean Van Hamme qui dut à Paul Cuvelier son introduction dans la profession (il scénarisa Corentin juste après Epoxy), il y a là comme une forme d’achèvement. Une boucle qui souligne la cohérence du parcours d’un auteur qui reste, suivant le qualificatif que le caricaturiste André Rouveyre appliqua jadis à André Gide, « un contemporain capital ».

    D. Pasamonik

    • Ce sujet a été modifié le il y a 5 jours et 11 heures par Tjahzi.
4 réponses de 1 à 4 (sur un total de 4)


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