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Les dieux ont mis un homme à l'épreuve

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Thorgal
Novembre 2020
9 avis postés

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Cat

Je n’avais pas encore commenté cet album que j’ai pourtant lu à la sortie. Plusieurs fois, je me suis dit que je devais le faire, mais voilà, pour ça, je devais le relire. Car, pour celui-ci, comme pour beaucoup d’autres, depuis de trop nombreuses années, je n’en avais absolument rien retenu. Dont acte, hier soir. Et faut vite que je commente parce qu’il s’efface déjà une nouvelle fois de mon cerveau.

En résumé, je dirais que c’est pas le pire de Yann (en même temps, il peut pas faire pire qu’Aniel). Je préfère ses deux derniers albums parce qu’il a évité de toucher au passé. On n’a donc pas trente-six références à des objets, des personnages ou des faits d’avant. Déjà ça, ça fait du bien. Il évite aussi de trop toucher la psychologie des personnages, même s’il y a des couacs quand même.

J’ai trouvé Thorgal toujours trop sentencieux ou moralisateur. Jolan, lui, est trop effacé pour un gars qui a été roi et qui possède des pouvoirs énormes.

Quant à Louve, elle paraît bien faible et résignée, attendant que Thorgal vienne la sauver. C’est le plus étonnant d’ailleurs si on se souvient que Louve est le personnage de Yann, c’est lui qui en a fait une super-héroïne badass. Ici, elle n’est plus bonne à rien, même plus capable de communiquer avec les animaux à l’exception de son singe. Bref, c’est incohérent, le pire c’est que c’est incohérent avec ce que Yann a lui même créé.

Jolan a d’énormes pouvoirs. Ici, ils paraissent trop faibles. Après avoir détruit la statue, le voilà épuisé. Je peux comprendre que ce personnage est compliqué à utiliser, il est trop fort, mais si on ne sait pas comment faire, autant le laisser de côté.

Je trouve que l’album aurait mérité certaines coupes, il y a des passages inutiles. Ça aurait permis de solidifier certains autres points.

Les dialogues continuent à être un point faible, mais il y a néanmoins un petit mieux, les allusions aux dieux ont diminué. Mais même ainsi, ces dialogues continuent à manquer de naturel.

La présence des dieux. C’est déjà mieux négocié qu’avant, plus suggéré, mais pourquoi ? Avec JVH, les apparitions étaient espacées, ça leur donnait plus d’impact, maintenant, on en a partout et tout le temps. Sans compter que ça affaiblit le personnage. Thorgal n’a pas besoin des dieux. En tout cas, pas comme ça.

Si l’album peut se laisser lire, il n’en est pas moins fort redondant avec le précédent.

Les deux enfants embarqués à la fin, moi, je vous le dis, le Thotho, il se prépare une armée. Petrov, Darek, le nouveau gamin et sa sœur demi-selkie, ses propres enfants, et Aaricia et Lelha parce qu’il faut des femmes derrière les hommes, on sait tous que ce sont elles qui dirigent. Sans blaguer maintenant, faut avouer qu’ils commencent à être un petit groupe au village.

La fin, j’ai pas cherché à entrer dedans parce qu’elle ne m’a pas vraiment plu, faute, surtout à cette nouvelle allusion aux dieux, Odin en l’occurrence. Donc, plein de choses me sont passés au-dessus. J’ai juste pensé que le dernier phoque était la bonne femme.

Dernière incongruïté dont je me rappelle, le jet des pièces d’or dans la mer. Je veux bien que Thorgal n’est pas matérialiste, qu’il se méfie du pouvoir de l’or, c’est quand même foutrement bizarre de jeter de l’argent. Il pouvait très bien le mettre en lieu sûr au cas où (parce qu’avec la vie qu’il a, au cas où, ça arrive tout le temps) ou l’offrir au village comme il pensait au début de l’album. Pour finir, c’est comme si pour lui, Louve avait été enlevée pour son or. Mais elle a été enlevée pour autre chose, de bien plus trivial. Et lui-même, il le sait puisqu’il l’exprime avant de partir à sa recherche. Ce n’est pas parce qu’il n’a plus d’or que sa fille sera en sécurité. Mais bon, on n’en est plus à une incohérence près.
J'ai hésité pour le nombre d'étoiles. J'ai mis trois pour ne pas mettre deux, mais ça vaut pour deux et demi.
Pour résumer, une histoire qui se lit, puis s'oublie. Elle ne marque pas et c'est bien dommage, mais mieux que de rester en mémoire comme une blessure pour sa médiocrité.

Galathorn

J'ai davantage apprécié que l'album précédent qui me semble avoir été inexplicablement encensé et hâtivement identifié comme un retour aux sources par les fans. Le scénario est plus original, les dessins sont de plus en plus beaux, la couleur mieux utilisée, bref, cet album a du caractère. Malheureusement, Aaricia n'est toujours pas Aaricia.

Titas

Le dessin est vraiment bon (quelle première page) mais le scénario est vraiment trop peu fouillé et parfois expéditif.

Ray K.

Un album plutôt agréable à feuilleter grâce aux travail impeccable de Fred Vignaux qui nous livre des dessins très dynamiques qui rehaussent un scénario manquant totalement d'originalité avec une trame narrative très similaire à l'album précédent. Les nouveaux personnages sont trop nombreux et trop peu exploités de sorte que l'on arrive pas à s'y intéresser. L'écriture des dialogues ne colle plus vraiment à l'univers thorgalien. Le final est décevant et peu compréhensible.

Fred R

Sur l’édition: on est sur le même format que celle du 37. Pour moi ça vaut son prix, l’album est plus épais, le papier plus lourd, lus grand, on a des page de croquis en plus.

J’ai noté trois petites différences avec le 37:

Les petits dessins scandinaves en bas des pages sont différents.

Le logo du 37 était « le lombard Bruxelles », mais simplement « le lombard » sur le 38.

La première page est complétée d’une délicate dédicace à Zofia.

Sur le dessin: c’est magnifique. Vignaux a fini d’apprivoiser les Aegirson. Ils sont différents de ceux de Rosinski, mais ce n’est pas grave, ce sont une nouvelle version. Ca me va, avec notamment des sourires très expressifs.

L’album regorge de personnages secondaires (j’en ai compté 14, sans compter les figurants). Certains sont tous à fait classques, mais tous soignés, notamment ceux ayant un rôle plus important.

Les décors coupent souvent le souffle, et Vignaux varie les ambiances.

SPOILER

L’histoire, scénar de Yann.

Vous savez peut-être que je me méfie du bonhomme, mais je trouve qu’il signe là son meilleur album sur la série; peut-être même mon préféré depuis Van Hamme.

L’histoire marie sauvetages et fausses croyances dans un lieu isolé. Lieux communs d’une aventure thorgalienne. Mais l’album mixe ces éléments de manière originale, en détournant les codes, brouillant les pistes.

Par exemple, le petit running gag des Aegirsson qui ne veulent pas écouter la légende locale. On leur a déjà servi cette soupe! Finalement, ils acceptent de l’entendre, mais par politesse, dans un sympathique montage croisé.

Autre exemple: on imagine la bagarre entre Thorgal et sa famille contre le méchant jarl du jour. Et là, astuce, ce sont les habitants locaux qui profitent d’une fête pour éliminer les méchants!

Un autre: en débarquant sur l’archipel, Jolan explose la statue maudite parce qu’elle leur bloque le passage, avant de découvrir que c’est l’élément mythologique, l’objet de quête, le mcGuffin de l’album. Il sera donc inutile d’en partir en quête!

Et à côté de tout cela, un retour des dieux, mais sous une forme beaucoup plus agréable. Suggérée, mystérieuse, suette à interprétation;

Au sujet des personnages, la petite Ava a une super bouille. L’idée de lui donner un homard de compagnie est juste assez délirante pour qu’on y croit. Par contre, muette et parlant aux animaux… Ca nous rappelle quelques choses…

Son père, la brute du jour, est aussi très réussi. Très présent, menaçant. J’ai vraiment craint pour Louve quand il est arrivé, d’autant plus avec ce qui l’attendais…

A noter la présence d’un Jolan travaillant en collaboration avec son père, utilisant ses pouvoirs, bien!

Un des thèmes de l’album est la place des femmes dans ces îles reculées. La tentative est intéressante mais quand même un peu loupée. On comprend que l’amour a assez peu de place et que les femmes sont souvent élevées pour devenir des épouses. Mais les principales intéressées ne disant pas un mot, on n’a pas vraiment leur point de vue. Un peu dommage.

Au sujet des dialogues, on retrouve malheureusement les tics de Yann; sa propension à souvent utiliser des mots trop compliqués inutilement, surtout chez les personnages les plus humbles, et en particulier chez Louve, la sauvage… pffff.

En conclusion: même si l’album a des similarités avec le 37, il devrait ravir tous les fans de la saga.

Floriane07

Cette fois-ci, vraiment j’ai pris plaisir à lire cette aventure dynamique, bien ficelée et bien sûr remarquablement dessinée.

Côté Vignaux, pas de surprise, il confirme son immense talent. Je me retrouve bien l’univers thorgalien et j’aime beaucoup sa reprise des personnages. Thorgal est beau (ha, je me demandais d’où venait le portrait de Thorgal en mer qui apparaissait en bandeau sur le site !), différent mais beau et ça fait plaisir de le voir sourire, en famille, après toutes les horreurs qu’ils ont traversé. J’aime bien sa Louve et son Jolan, qui ne sont plus les enfants que nous avions connu sous Rosinski. Jolan est un homme maintenant! Quant à Aaricia, on la voit peu donc difficile d’avoir un avis, mais je reconnais son élégance et je trouve bien qu’il improvise une nouvelle coiffure, il commence à s’approprier le personnage c’est sympa. Côté paysages, c’est beau mais ça commence à être un peu redondant. Vivement de nouveaux voyages pour voir d’autre facettes de son talent!

Côté Yann, j’ai été vraiment agréablement surprise. L’aventure est menée tambour battant sans les fausses notes qui avaient un peu gâché mon plaisir dans « L’Ermite ». La résolution des vieux démons de Thorgal ne m’avait pas du tout convaincu (et que dire de Kriss et son « petit brasier de lave », Aaricia heureuse de ne plus partager sa couche avec deux hommes…des vraies fautes de goût pour moi). Bref, l’histoire de La Selkie part complètement sur du neuf, et je trouve ça bien mieux. Cette fois, une longue partie est consacrée à la légende, comme la dernière fois les explications sur le contexte de « L’Ermite », c’est un peu long, et certes, cela met Thorgal en retrait, mais j’aime bien que Yann nous fasse partager sa passion pour la mythologie nordique.

J’ai aimé également voir enfin se développer la relation de Thorgal avec Jolan et Louve, c’est pour moi un vrai plus, agréable. Il y a de la complicité, de la tendresse, qui contre-balance (un peu) avec la violence du récit.

Quelques points m’ont quand même un peu embêtée, ils ont déjà été évoqués donc je ne m’étendrais pas :
Le rapport de Thorgal avec la religion. Il est bien sceptique pour quelqu’un qui voit partout la déesse Frigg, ses chats ailés et les corbeaux d’Odin…d’ailleurs, autant j’avais trouvé que cela était bien rendu, poétique dans « l’Ermite », comme un clin d’œil, mais là il ne faudrait quand même pas qu’il y ait des interventions divines à tout bout de champs, ça devient un peu lourdingue, surtout quand il n’y a pas forcément besoin. Dans une moindre mesure, le rapport à l’argent ne m’a pas convaincu, ça peut toujours servir à dépanner sa famille en cas de besoin quand même…et puis il n’avait qu’à planquer sa bourse et ne pas la donner à une ado qui a multiplié les fugues en son absence et passe son temps à traîner au port…
L’utilisation des pouvoirs de Jolan et Louve. Ben oui on parle d’une légende de femme-phoque, je m’attendais à ce que Louve puisse entrer en contact avec elle. Hé bien non, c’est Jolan qui fait réfléchir l’étrange créature…mouais. Il a des pouvoirs de guérison qui ne fonctionnent plus sauf quand il en a vraiment envie…mouais.
Il y a un peu trop de AAAAAARRRGGGG / AHHHHH…bref, la violence, ce n’est pas vraiment mon truc non plus. Il y en a trop et elle est totalement banalisée, mais cela devient malheureusement habituel…déjà à l’époque de « Rouge comme le Raheborg » cela m’avait un peu écoeurée…

Thorgal-BD

Un album très agréable à lire, avec des dessins magnifiques et un scénario intéressant et bien mené.
Thorgal y a finalement un rôle assez réduit, mais la légende de la Selkie l'accompagne efficacement, elle est distillée avec soin. Il y a même plusieurs moments assez poétiques ou inquiétants.
Je ne mets que trois étoiles, quand même... parce qu'entre les dieux, le nouveau dessin des héros, la géographie, les dialogues, la violence crue et la construction de l'histoire, je n'ai pas vraiment eu l'impression de lire un Thorgal. A part les noms des personnages en fait. Et bien sûr la belle couverture de Rosinski.
Mais c'est une bonne BD très bien réalisée qui, comme le tome précédent, donne une bonne idée de ce à quoi ressemblera la nouvelle série Thorgal avec ses nouveaux auteurs.

wynpix

Très satisfait de ce nouvel album !
Les dessins sont magnifiques du pur Vignaux et le scénario m'a plu.
Une agréable aventure où légende et recours à la réalité vont s'entremêler de façon très subtile, entrecoupée de scènes de bagarres qui rajoutent une bonne dose de piments à tout ça !
Bref un très bon album pour moi qui confirme les points positifs du numéro précédent.

Hirondl

L'édition Fnac permet de pleinement d'apprécier la qualité des dessins, du montage et de la mise en page. C'est un album d'aventure très bien réalisé. C'est le deuxième album réussi ce cette nouvelle série (qui s'appelle Thorgal). En revanche la violence est trop présente à travers moultes éclaboussures sanguinolentes ... qui n'apportent ni à l'émotion ni à la compréhension.

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