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Nicolas Jarry, nouveau scénariste de Thorgal

Auteurs

Thorgal

Le 44ème album de Thorgal est forgé peu à peu par les mains expertes du dessinateur Fred Vignaux.  Il faudra bien sûr patienter pour retrouver Thorgal, Aaricia, Louve et Jolan. Très précisément, jusqu’au 13 novembre 2026 ! Cela vous laisse le temps de découvrir dans les rayons des librairies Nicolas Jarry, nouveau scénariste de la série. Auteur français qui vient tout juste de fêter ses 50 ans, Jarry a scénarisé de nombreuses séries depuis plus de vingt ans et va désormais mettre son expérience et son goût de l’aventure au service de Thorgal et de ses compagnons. Un peu d’attente, on vous le disait, mais l’aventure continue !
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Nicolas Jarry, nouveau scénariste de Thorgal

Thorgal

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Intégrale Libertago - Tome 3

Univers
Le troisième tome de l’intégrale Thorgal de luxe est toujours disponible, et le quatrième ne devrait plus tarder, alors prenons quelques minutes pour feuilleter cette édition d’exception, avec de nombreuses photos qui vont vous permettre de la découvrir en détail ! Si vous ne connaissez pas encore cette fabuleuse édition de luxe, vous pouvez également entrevoir les deux premiers tomes dans ces articles qui les présentent avec de nombreuses photos, ou lire sur le forum les différents commentaires des lecteurs qui se sont procuré ces albums, soit en France, soit directement auprès de l’éditeur polonais. – Le tome 1 de l’intégrale Libertago – Le tome 2 de l’intégrale Libertago – Le sujet dédié sur le forum Comme toujours, nous recevons l’album dans un cocon protecteur, bien nécessaire vu le prix assez élevé de l’objet (140 euros, soit 35 euros par tome si on veut se faire un peu moins peur). On pourra conserver l’écrin de plastique, non seulement pour faire péter une bulle de temps en temps, mais aussi pour l’autocollant qui nous rappelle qu’il s’agit d’une édition limitée et numérotée. Contrairement à ce qu’indique l’autocollant, ce sont bien les tomes 9 à 12 que nous retrouvons ici ! Le livre est grand, lourd, doux et agréable au toucher. Mmh… Il y a de l’amour là-dedans. La maquette est comme toujours réalisée par Piotr Rosinski. Pour cet album qui se tourne essentiellement vers le périple au pays Qâ, on retrouve une belle illustration aperçue il y a une vingtaine d’années en couverture d’une intégrale du cycle de Qâ au Lombard. Le vernis sélectif est appliqué sur le titre Thorgal, mais aussi sur notre héros, au milieu de ses compagnons, ainsi que sur un symbole plus discret et une frise. Curieusement, le dos toilé n’est pas de la même couleur que la bande marron qui suit la tranche. Visuellement c’est assez curieux. Un lecteur taquin avec de solides références pourrait dire qu’il est jaune devant, marron derrière. Les finitions restent néanmoins impeccables, notamment avec la tranchefile jaune. La quatrième de couverture est plus sobre mais propose les toiles classiques des quatre tomes inclus dans l’album : « Les archers », « Le pays Qâ », « Les yeux de Tanatloc » et « La cité du dieu perdu ». En inclinant l’album, on découvre une petite surprise en vernis sélectif. Allez, on l’ouvre ! Vous n’avez pas cassé la tirelire cochon juste pour une couverture sympa. On retrouve notamment le numéro de l’album, sur un total de 280, alors que les tomes précédents n’étaient que 250. Un ex-libris signé par le maître est inséré page suivante, en face de la page de titre en noir et blanc qui accompagne le premier tome proposé. L’image choisie pour l’ex-libris a eu plusieurs vies, on l’a notamment vue en couverture de l’un des tomes de l’intégrale Niffle en noir et blanc (la première, en 2004) mais aussi en couverture de l’hebdomadaire Tintin dans les années 80. Que dire sur la suite ? Vous avez quatre albums parmi les meilleurs de la série. En grand format 29 par 36. Sur un beau papier épais et soyeux. Avec des couleurs fidèles, très bien reproduites et une impression très soignée. Voilà. Que du bonheur… Et comme pour chaque tome de la collection, le cahier graphique est un pur plaisir, avec de nombreuses œuvres de Rosinski, exposées avec la sobriété qu’elles méritent. On commence d’ailleurs avec une Kriss à la craie sur fond noir, une œuvre récente qui vaut le coup d’œil. On retrouve ensuite les toiles des quatre couvertures, puis d’autres images vues il y a longtemps dans l’hebdo Tintin. Les esquisses et les toiles nous replongent dans les années de création de ces albums, en balayant la collection de réalisations de l’auteur, avec également des travaux beaucoup plus récents. Trop bien, non ? Cette magnifique intégrale est un peu la collection ultime, à la fois pour son format et sa qualité de réalisation. Elle est réalisée en Pologne par une équipe de passionnés, mais la demande de notre côté francophone de l’Europe a permis à cette version française de nous parvenir. Et c’est tant mieux !

Rosinski et Thorgal, toute une histoire !

Auteurs
Vous le savez, Grzegorz Rosinski n’est plus le dessinateur des albums de Thorgal. Mais notre dessinateur préféré n’en a pas fini avec ce personnage et son univers. Ces derniers mois, en dehors des couvertures qu’il continue à peindre pour les nouveaux albums, Grzegorz a également ressorti les crayons pour réaliser de magnifiques dessins encrés « à l’ancienne », c’est à dire comme dans les albums de l’époque Van Hamme. Et là, si je vous dis dessin encré, Grzegorz Rosinski et Jean Van Hamme, vous avez forcément des étoiles dans les yeux. Parmi les perles réalisées ces temps-ci par l’auteur, il y en a de nouvelles, présentées il y a quelques jours par Piotr Rosinski, en visite chez son père. Deux magnifiques dessins, au trait, à l’encre, beaux et détaillés, immenses. Alors on va commencer par le dessin du bas, si vous le voulez bien, avec les personnages du mythique « Grand pouvoir du Chninkel » (avec sujet dédié ICI sur le forum). On retrouve dans la partie haute les personnages et scènes marquants de l’album, et en bas une réinvention chninkelienne de la cène de Léonard de Vinci. C’est juste trop beau. Évidemment vous êtes déjà sous le charme, mais vous avez surtout trop trop envie de profiter de l’autre dessin. Que voici. Thorgal, Aaricia, Jolan, Louve, Slive, la gardienne, Gandalf, Kriss, Jadawin, Swanée et une foule d’autres… Qu’est-ce que Thorgal a l’air beau, au milieu… Une image de rêve. Grand merci à Piotr pour ce partage, et surtout à Grzegorz qui continue à nous faire ce genre d’incroyables cadeaux (alors que, comme certains d’entre vous doivent le savoir, il approche des 1000 ans… ou 80, je ne sais plus). Ah, pour finir, un dernier cadeau juste pour le plaisir.

L'humour de Brek Zarith

Éclairages
Que diriez-vous de nous replonger dans « La chute de Brek Zarith », non pas pour en apprécier l’esthétique particulière ou pour y découvrir le premier rôle du petit Jolan, mais pour évoquer l’humour sombre et dérangeant qui est saupoudré par le fabuleux duo Van Hamme – Rosinski. « La chute de Brek Zarith » est une œuvre à part dans la série. L’album est peuplé de personnages présumés extravagants, se comportant de façon absurde, mais se révélant au fond profondément normaux. Leur univers est grotesque, alors qu’eux ne le sont pas. Dans cette histoire l’humour est présent notamment sous forme vestimentaire. Les aristocrates de la cour de Brek Zarith sont maquillés et vêtus de façon saugrenue — du moins selon nos critères — histoire de souligner leur soumission à une haute société décadente, orchestrée par un maître qui s’en délecte. Filles nues, corps peints, têtes d’animaux. Ce carnaval des riches est tout autant risible qu’inquiétant. Shardar se prête aussi au jeu du déguisement mais tout en prévoyant le nécessaire pour rendre son costume aussi laid que mortel. Le gars en face, là, quand même, il se fait tuer par une licorne qui fait clic. Notre Shardar, justement, n’est pas avare de bons mots, notamment ici lorsqu’il exécute son petit maître d’œuvre. En fait, l’album entier est empreint de dramaturgie burlesque. On tue en riant, on meurt par maladresse, hasard, bêtise ou lâcheté, pour le plaisir du roi, sous le regard de ses pairs. Au sein de l’immense armada viking, Wargan est ainsi le premier adversaire à mourir, brûlé vif alors qu’il tente de sauver la troupe. Comme si un type là-haut dans la montagne avait pris soin de viser le petit grand-père qui s’agitait sur un des bateaux, en criant « preums ! » à ses voisins d’artillerie. La scène n’est pas anecdotique, on y perd l’un des personnages principaux du tome précédent. L’un des premiers chocs visuels et psychologiques d’un album qui n’en manquera pas. On continue ? Lorsqu’il lutte pour sa vie en s’accrochant à un bout de bois, le fier roi Jorund ne vous fait pas penser à quelqu’un d’autre ? La suite, pour Jorund, n’est pas plus glorieuse, et je préfère ne pas trop regarder la scène de sa fin, elle m’a bien trop fait cauchemarder lorsque j’étais enfant. Son sort abominable, réparti sur trois planches, est tout aussi grotesque que les fêtes bariolées de Shardar : pour protéger son trésor, le maître de Brek Zarith a imaginé et fait construire un système capable de faire disparaître à jamais sa fortune. Une sorte de « nananère, tu ne l’auras pas non plus », comme le caprice d’un enfant fou. Et on en oublierait presque notre Thorgal ! Mais vous allez voir qu’il s’en sort bien dans la blaguounette, sans le vouloir évidemment. Vous êtes-vous déjà attardés sur les scènes d’action de l’album ? Notre Thorgal croise tout d’abord Gilbert, un habitué des dîners de cons. Pok. Il échange ensuite rapidement avec Michel, qui s’assoit généralement juste en face de Gilbert dans les soirées. Notre héros multiplie ensuite les acrobaties, tout en se faisant assommer par sa belle épouse, après avoir traversé la moitié du monde pour la retrouver. Sa seule faille, finalement, dans un album qu’il domine de bout en bout. Et notre Thorgal, on ne peut pas le quitter sans évoquer l’un de ses derniers combats dans les souterrains de Brek Zarith, face à un géant mutique et violent, qu’il foudroie en un instant… d’un coup dans les roubignoles. Aïe. Fatal.