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Les dieux ont mis un homme à l'épreuve

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Relecture en commun

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Relecture en commun

Ce sujet a 178 réponses, 10 participants et a été mis à jour par Fred R fred r, il y a 7 mois et 2 semaines.

  • Créateur
    Sujet
  • #196069 Répondre | Citer

    Hello!

    Petite idée pour les fêtes: relire chaque jour des vacances un album défini, par exemple le tome 1 à partir de demain, et en discuter avec l’album bien en tête. Qu’en pensez-vous?

40 réponses de 1 à 40 (sur un total de 178)
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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre
    1 – La magicienne trahie

    Eh bien j’en pense que le tome 1 c’est un bon point de départ !

    Thorgal

    La magicienne trahie

      Album n°1  
    Février 1980

    Et voici la couverture de l’édition originale.

    J’adore cet album, auquel je mets 5 étoiles dans l’Althing sans hésiter. J’entends parfois dire que le dessin est moins bon que dans la suite. Je ne suis pas d’accord ! Il est juste différent. Rosinski était déjà un dessinateur hors-pair, chevronné, mais aussi héritier d’une BD des années 60-70 un peu rondouillarde.

    Le style Rosinski commence ici, notamment dans les décors et les cadrages. Oui, il manque un peu quelque chose. Chez le dessinateur comme chez le scénariste, les héros sont débutants, le thème pas encore complètement défini, les dialogues pas encore dans le ton qu’ils auront par la suite.
    Mais l’album est pour moi considérablement renforcé par le second récit, « Presque le paradis… » qui est d’une justesse parfaite, avec la première vraie belle émotion de la série. Il propose la magie que je préfère dans la série, une magie primitive, liée à la terre, au temps, à quelque chose qui ne s’explique et ne se voit pas.

    5 étoiles, oui m’ssieurs-dames !        

    Et au fait Fred, qu’est-ce qu’on lit pour demain ?

    Répondre | Lien | Citer

    J’aime La Magicienne Trahie. Dès la première page et même la première case, je suis accroché. Le héros en fâcheuse posture, les yeux fous de Gandalf, le marché offert par la mystérieuse magicienne au style si particulier protégée par un loup, l’objet magique à récupérer etc. Tout est simple mais chaque page donne envie de découvrir ce qui se passe ensuite et c’est remarquablement dessiné, notamment au niveau des scènes d’action (le duel contre le géant par exemple)

    Bien sûr, les couleurs sont un peu flashy, bien sûr les meilleurs albums sont à venir mais quel plaisir de relire une histoire simple, bien construite,  une histoire complète qui introduit de nombreux éléments qui seront habilement développés par la suite.

    Presque le Paradis est aussi une histoire que j’aime bien, une des spécialités de Van Hamme est de jouer avec le temps et c’est une petite esquisse de ce qu’il fera par la suite.   Et puis à l’âge où je l’avais lu, l’image de Skadia morte de vieillesse était saisissante.

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    Thorgal-BD a écrit  Il propose la magie que je préfère dans la série, une magie primitive, liée à la terre, au temps, à quelque chose qui ne s’explique et ne se voit pas.

    Absolument. La magie tellurique des forces de la nature, c’est la magie la plus adaptée à Thorgal. Je place cet album parmi mes préférés.

    Et je vous rejoins pour Presque le paradis, un récit poignant qui nous offre un avant goût d’Au-delà des ombres. J’ai toujours trouvé que Skadia était un prototype de Shaniah.

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    Hop, je viens de faire ma relecture!

    Un album simple, pas encore au point en terme d’originalité et de dessin, mais plutôt efficace. En trois planches, Van Hamme nous raconte qui est Thorgal, son histoire mystérieuse et les personnages principaux.

    J’aime beaucoup la première partie au rocher des sacrifiés, où il y a une véritable tension. J’aime moins la seconde avec les nains, qui fait vraiment très héroïc fantasy, avec son trésor à la clé. La suite de l’histoire me plaît mieux, notamment le combat côte à côte entre Gandalf et Thorgal.

    Côté dessin, On sent que Rosinski a plein d’idées, mais pas encore son style, sans doute influencé par la BD semi-réaliste des années 60.

    Je vous rejoins sur la deuxième histoire, pour moi vraiment thorgalienne dans le ton et le dessin. Et déjà la mort du cheval de Thorgal, fallait oser!

     

    Pour demain, je vous propose en toute logique de nous relire l’île des mers gelées!

    Répondre | Lien | Citer

    Si j’avais découvert Thorgal au début de la série, j’aurais été inquiet en lisant l’Ile des Mers Gelées. Je trouve l’album agréable mais un peu moins bon au niveau de l’action que La Magicienne Trahie. Partir dans l’espace ou introduire des extraterrestres est souvent le signe d’une série à bout de souffle. Astérix, 666 et surtout Lanfeust, il y a beaucoup de mauvais exemples ! Heureusement, pour Thoral, ce ne sera pas le cas. Les origines de Thorgal seront au contraire habilement utilisées par la suite.
    Parmi les points notables :
    – Thorgal aura bien du mal à s’installer quelque part. A peine marié, il doit quitter le village avec Aaricia. Cela rend déjà cette dernière nostalgique.

    – Thorgal n’agit pas pour libérer un peuple ou pour conquérir un territoire mais pour Aaricia puis sa famille. Lorsqu’il est en extrême difficulté, ici en train de mourir de froid, c’est à Aaricia qu’il rêve. Mais le rêve se change en cauchemar. « Tout gèle autour de toi, tout meurt ». Cette idée déjà dans son inconscient. Bien des années plus tard, il quittera sa famille avec cette idée de s’éloigner pour la protéger. Il sent déjà qu’il n’est pas un être humain ordinaire, Slive va lui confirmer et ce n’est qu’un début.

    – Thorgal n’est pas cruel et n’est (pour l’instant) pas rancunier

    – Thorgal est un grand guerrier en général mais surtout un archer aux capacités surhumaines

    – Thorgal veut rester libre. Il n’est pas capable d’imposer ses vues à un groupe et, de toute façon, ne le souhaite pas

    – Des personnages prometteurs peuvent être aussitôt sacrifiés mais Van Hamme leur offre une « belle » mort. Les dernières paroles de la fille de Slive (le Seigneur aux Trois Aigles), sont énigmatiques et poignantes. Celle de Bjorn est à l’image du personnage…

    Le personnage d’Aaricia n’est pas encore mûr, c’est la demoiselle en détresse à sauver. Le personnage de Thorgal commence en revanche à être bien posé. Il est prêt pour la grande aventure

    • Ce sujet a été modifié le il y a 9 mois par Fitir.
    Répondre | Lien | Citer

    Fitir a écrit
    Si j’avais découvert Thorgal au début de la série, j’aurais été inquiet en lisant l’Ile des Mers Gelées. Je trouve l’album agréable mais un peu moins bon au niveau de l’action que La Magicienne Trahie. Partir dans l’espace ou introduire des extraterrestres est souvent le signe d’une série à bout de souffle. Astérix, 666 et surtout Lanfeust, il y a beaucoup de mauvais exemples ! Heureusement, pour Thoral, ce ne sera pas le cas. Les origines de Thorgal seront au contraire habilement utilisées par la suite.

    Marrant, moi j’ai trouvé l’histoire mieux construite que La Magicienne Trahie, moins facile, plus originale. Elle n’échappe cependant pas à certaines facilités, comme le fait que Thorgal tombe par hasard sur les Slugs qui l’attendaient… D’ailleurs ce n’est pas très clair. Les dominants l’ont attiré ici, mais laissé presque mourir de froid à la dérive?? Et ls slugs, ils l’attendent sous les ordres du seigneur aux trois aigles? Mais pourquoi? Bref j’ai un petit bémol sur cette partie de l’histoire.

    Pour l’ambiance j’ai eu froid avec Thorgal, j’ai ressenti la tension au début. Le twist de la fin est probablement dingue à la première lecture, car il m’a encore fait forte impression.

    J’ai le sentiment que de nos jours, on aurait fait l’histoire sur deux tomes, ce qui n’aurait pas été plus mal pour décrire l’histoire des dominants, qui sera cependant décrite quelques albums plus tard… avec une cohérence toute relative!

    Côté dessin, ça se précise, le style de Rosinski n’est pas encore acquis, mais il est plus à l’aise que dans le tome précédent.

    On notera également que Slive n’est pas morte à la fin de l’album! Une piste pour les prochains albums?

    Allez, à demain pour Les trois vieillards du pays d’Aran!

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Fred r a écrit
    J’ai le sentiment que de nos jours, on aurait fait l’histoire sur deux tomes, ce qui n’aurait pas été plus mal pour décrire l’histoire des dominants, qui sera cependant décrite quelques albums plus tard… avec une cohérence toute relative!

    Brr, tu fais peur ! Deux tomes pour une histoire qui fonctionne parfaitement en un seul ? C’est le syndrome des Mondes de Thorgal, ça !

    Si une bonne histoire fait 46 planches, alors il ne faut surtout pas la diluer en 92. Imagine un peu le paquet de planches de pur remplissage auxquelles on aurait eu droit…

    Thorgal

    L’île des mers gelées

      Album n°2  
    Octobre 1980

    J’adore cet album, qui commence avec l’une de mes scènes préférées, celle où Thorgal libère l’aigle et où le pauvre Bjorn met 20 secondes à comprendre l’affaire.
    Il y a un rythme fou dans cette histoire. Et les rôles de Slive et de sa fille sont à la fois si légers et si forts.

    Je trouve que c’est un album fondateur, pas seulement pour le côté SF qui apparaît sans qu’on s’y attende, mais surtout pour le personnage de Thorgal, qui nous fait tout, là. Il est bien mieux défini que dans le tome 1. Je trouve qu’on sent que Van Hamme a vraiment établi ce qu’il veut faire de ce personnage.

    Bim, encore 5 étoiles.        

    Et je salive déjà en pensant au prochain album…

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    Thorgal-BD a écrit

     

    Brr, tu fais peur ! Deux tomes pour une histoire qui fonctionne parfaitement en un seul ? C’est le syndrome des Mondes de Thorgal, ça ! <img src=" />

    Si une bonne histoire fait 46 planches, alors il ne faut surtout pas la diluer en 92. Imagine un peu le paquet de planches de pur remplissage auxquelles on aurait eu droit…

    Ha mais je suis tout à fait d’accord avec toi! Mais je crois que c’est ce qui se serait passé si cette historie avait dû sortir de nos jours…

    Concernant la lecture du jour, les 3 vieillards du pays d’Aran. Je me rend compte que je n’avais pas lu cet album depuis longtemps! Ce qui m’a frappé, c’est l’ambiance opressante et mystérieuse du début d’histoire. Le collier, les habitants-pantins, l’horrible nain… brrrr. Dommage que l’on ne comprenne pas plus l’état des habitants, dommage…

    Le milieu de l’histoire est plus classique: une série d’épreuves pour élire le champion. Pourquoi pas. En revanche la fin…. wah! L’arrivée de la gardienne des clés, le voyage dans le temps… Dingue!

    Deux remarques concernant la cohérence: dans cet album, la gardienne des clés est montrée comme étant au service des Bienveillants, alors que ce n’est plus le cas ensuite. Egalement, Thjazi, y est la reine des elfes. Cela ne manque pas de paradoxe quand on a lu « la reine des alfes noirs ».

    Je retrouve cette fameuse ambiance à la Van Hamme. Des idées suffisament mystérieuses pour nous faire rêver!

    Au niveau du dessin, cela s’affine encore, Rosinski se lâche sur certains personnages, comme le nain et Volsung, les décors deviennent plus merveilleux.

    Cet album n’est cependant pas encore suffisament mûr à mon goût pour entrer dans mes préférés de la saga.

    A demain pour La galère noire!

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    Pour moi , « les trois vieillards du pays d’aran » est le premier grand Thorgal : tout y est !

    Des ambiances oppressantes , des changements d’univers inattendus, des personnages stéréotypés certes, (le bon , la brute et le truand) mais bien campés. Au niveau du scénario, on est à la fois surpris mais sans jamais se sentir complètement perdu.

    Mais c’est surtout au niveau du dessin que la série change de dimension. Que se soit dans la composition des planches, les cadrages, la composition,  autant que dans le style de dessin proprement dit , Rosinski montre ses ambitions et ses qualités graphiques, et c’est magnifique.

    Le travail sur le clair obscur, purée, l’album n’aurait  rien perdu à être publié en noir et blanc!

    Vraiment un trés bon album.

    Et qui laissait présager que le meilleur restait encore à venir…

     

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    Ah oui, les Trois Vieillards du Pays d’Aran…
    Rosinski propose un travail encore plus abouti, la planche proposée par Hirondl est un bon exemple mais tout l’album est de très haut niveau. Le village, le château des bienveillants, l’île aux tourbillons, tout est juste et parfait. Le dessin est au service de l’histoire, Van Hamme lui fournit de quoi donner sa pleine mesure : le scénario est un bijou, sans longueur ni fausse note.
    Quelques éléments au hasard:
    – Jadawin, le sinistre bouffon
    – le pays d’Aran, le village digne d’un Lovecraft hors du temps et de l’espace avec son ambiance glauque et oppressante (les yeux des habitants !)
    – Aaricia est très naïve, elle sera encore la demoiselle à sauver mais elle a tout de même montré sa finesse et envoie une petite pique à Thorgal
    – les gigantesques gardes aux allures d’ogre
    – l’infiltration de Thorgal dans le château qui confirme ses capacités physiques hors normes avec le saut dans le lac sans fond pour conclure
    – la quête des épées et l’alliance éphémère avec Sigurd. Van Hamme sacrifie un héros potentiel et un nom mythique. Cela peut paraître une erreur mais cela donne au contraire du poids au personnage de Volsung. Pas d’ambiguïté,  nous avons bien là un méchant d’envergure…
    – la Gardienne sur l’île des tourbillons ! Mystérieuse, belle, moqueuse, très puissante mais aussi naïve et fragile, son personnage est entièrement posé dès la première rencontre
    – le choix des portes et le Deuxième Monde
    – « il y a deux manières de vaincre », pas de combat final contre les Bienveillants mais une fin originale dans laquelle Van Hamme joue une nouvelle fois avec le temps
    – la mort de Jadawin, la destruction symbolique du château et la fuite…

    Les Trois Vieillards du Pays d’Aran est tout simplement le premier album d’une longue série d’albums cultes.

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    Quelle bonne idée cette relecture !!!!!!!!!!! La Galère Noire est un chef d’œuvre. Van Hamme montre à quel point il peut varier les styles et se renouveler à l’intérieur de la même série sans perdre la cohérence. Mais c’est par contraste terrible pour les scénaristes qui lui ont succédé.

    Thorgal passe ici d’un monde hors du temps et de l’espace au monde « normal » sans que cela paraisse décalé. Pas de magie, pas de créatures mythologiques, pas de deuxième monde, pas d’allusion au peuple des étoiles dans cet album.
    Quelques éléments :
    – La vie paysanne au village, trop tranquille pour Thorgal. Caleb le sent. Aaricia demande, déjà inquiète, s’ils resteront longtemps. Thorgal répond « Autant que TU le désireras ».
    – La chevauchée nocturne de Thorgal avec une planche magnifique de Rosinski mais tout l’album est remarquablement dessiné
    – Thorgal plaît aux filles et aux femmes. Dans cet album, pas pour son bien ! La petite Shaniah, la gamine jalouse qui lui propose l’aventure est par certains aspects un avant-goût  de Kriss
    – Galathorn, l’évadé mystérieux, il prend le risque de ne pas tuer Shaniah parce qu’elle est « trop jolie », une bonne action qui aura des conséquences
    – le Iarl Ewing, un seigneur guerrier et viril qui contrastera avec les « barons » domestiqués de Brek Zarith
    – le prince Véronar et son apparence grotesque, un homme cruel, borné mais aussi pitoyable et complexé par Ewing, Thorgal ou son père

    – le caractère indomptable de Thorgal qui s’affirme encore et encore

    – les deux esclaves et notamment la jeune esclave blonde qui va sauver Thorgal et dont le sort reste inconnu
    – le terrible combat contre la panthère Kheela qui m’avait beaucoup marqué à l’époque
    – les cadences infernales BOM BOM BOM BOM, les gardes-chiourmes, le contraste entre la vie des galériens et la vie de Véronar sur le pont mais en fait personne n’est heureux sur ce bateau…
    – l’exécution interrompue par l’attaque des Vikings, l’alliance de Thorgal et Ewing pour arrêter le bateau
    – le retour au village avec la découverte du cadavre de Caleb, le duel avec Ewing, ce « méchant » admire Thorgal mais n’aurait pas pu devenir ami avec lui contrairement à ce qu’il dit en mourant, la fin très lourde

    Une telle succession de scènes marquantes dans UN album c’est proprement incroyable ! Bien sûr, il y a une incohérence déjà soulignée de nombreuses fois. Comment Ewing a-t-il pu rejoindre le rivage à la nage, embaucher des mercenaires et ravager le village après avoir cherché Aaricia pendant « des heures ». Il manque une planche décrivant ce qui a bien pu retenir Thorgal. Mais ce n’est pas très grave et laisse la place à l’imagination et aux fanfics

    • Ce sujet a été modifié le il y a 9 mois par Fitir.
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    « La galère noire »

    Dans cet album apparait un personnage très charismatique que j’aime beaucoup : Galathorn (oui il y en a qui ont des fixettes sur Syrane, moi c’est plutôt le frérot Galathorn). Galathorn et ses paradoxes, l’homme qui aurait voulu être Thorgal mais qui jamais ne se le révélera vraiment à lui-même. C’est un personnage que je verrais réapparaitre avec plaisir.

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    Tu as tort, Syrane est un personnage extraordinaire ! Chaque personnage de la famille de Brek Zarith est intéressant et plein de potentiel, Shardar et Véronar ne sont pas en reste ! Galathorn est un excellent personnage. Il est humain et ancré dans la réalité, tout comme sa sœur d’ailleurs.

    Galathorn apparaît comme un mystérieux prince rebelle évadé. Il sait se battre sans avoir les capacités surhumaines de Thorgal. Il est courageux mais n’aurait pas pu se jeter par la porte du feu Mais il a un autre rôle, c’est lui qui sauve par deux fois Thorgal lorsqu’il s’était perdu.

    Il sait qu’il qu’il marche sur un fil, que son pouvoir est fragile. Thorgal ne lui apprend rien en lui disant qu’il n’est maître de rien, pas même de lui-même et qu’il ne régnera jamais vraiment. En revanche, Thorgal ne comprend pas vraiment que sa fuite en avant perpétuelle pour rester libre est tout aussi illusoire.

    Je ne sais pas s’il aurait voulu être Thorgal, il dit bien qu’il l’admire mais qu’il ne l’envie pas. Il aurait voulu avoir UN ami, UNE personne de confiance à ses côtés. Mais le héros avait raison, il n’avait pas sa place à Brek Zarith. Thorgal n’est pas fait pour dénouer des intrigues à commencer par celles de Syrane, qu’est-ce que cela aurait donné avec Aaricia ?

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    « La galère noire » a été mon premier Thorgal et j’étais encore enfant. Je le relis toujours avec autant de plaisir. Le réalisme de l’album est saisissant, même s’il y a ce petit dérapage scénaristique p43-44.

    L’album nous expose une large palette de sentiments humains : le courage évidemment (et pas seulement celui de Thorgal), la persévérance, le jalousie, la cruauté, la bonté, l’amitié… et tout ceci soutenu par un dessin et une mise en scène très abouties.

    Bref : génial !

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    Comme quoi les bugs de scénarios ne datent pas d’hier :S.

    Dans cet album, je trouve que tout s’affine: le scénario est simple, mais présente des sentiments humains plus complexe: jalousie, honneur, lâcheté…

    Le détail qui tue dans La galère noire: la présence de la clé du deuxième monde tout le long de l’album, jamais citée, et qui aura tant d’importance dans Au delà des Ombres. A demain!

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre

    Pas facile de suivre le rythme en tentant de survivre aux réveillons !

    Thorgal

    Les trois vieillards du pays d’Aran

      Album n°3  
    Octobre 1981

     »Les trois vieillards du pays d’Aran », déjà, à la base, c’est un titre qui m’a fait rêver. J’ai lu les 15 premiers albums dans un désordre lié aux disponibilités en bibliothèques municipales, et en n’ayant pas encore l’habitude de séries qui se lisent dans l’ordre, alors cet album ne m’est pas arrivé entre les mains tout de suite. Mais je me rappelle que ce titre, au dos des albums, me semblait complètement effarant, tellement il était trop trop long et trop trop bizarre.

    L’autre chose qui m’a profondément marqué et que je ne regrette pas du tout, c’est que l’album est découpé en chapitres, comme tous ceux de l’époque. On multiplie les ambiances, les lieux et les quêtes, mais avec un fil toujours très clair et sans jamais perdre de vue le principal, c’est à dire le héros.

    Et puis il y a cette façon d’introduire le personnage de Volsung, par un meurtre odieux qui fait entrer Sigurd dans la légende. Cette cruauté-là fait aussi partie de l’ADN de la série.

    Tous ces personnages secondaires sont parfaits.

    Bah je lui ai mis 5 étoiles à cet album.     

    Eh mais j’ai un album de retard ! Ça en fait deux pour demain ? Chouette.

    Répondre | Lien | Citer

    Fitir a écrit
    Je ne sais pas s’il aurait voulu être Thorgal, il dit bien qu’il l’admire mais qu’il ne l’envie pas.

    Moi je dis qu’il ne se l’avoue pas à lui-même, Galathorn a des qualités humaines indéniables mais il n’a pas le courage de renoncer à sa place dans le royaume. Car être Thorgal c’est renoncer à beaucoup de choses.

    Répondre | Lien | Citer

    Oui, possible, on peut souhaiter être admirable et ne pas être envié après tout.

    Mais c’est peut-être aussi une forme de  courage de ne pas renoncer à sa place dans le royaume, il assume ce qu’il pense être les responsabilités liées à sa naissance. Être le prince de Brek Zarith est très risqué, Thorgal le souligne d’ailleurs (intrigues, complots… )

    Il sait bien qu’être un maître n’est jamais juste, il sait aussi qu’il ne contrôle pas grand chose mais il ne veut peut-être pas laisser la place à un baron qui serait pire que lui.

     

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    C’est pour cela que je le trouve tellement beau, seul et triste dans sa tenue pathétique pleine de  fanfreluches à la fin de « La chute de Brek Zarith ».

    Thorgal à côté est magnifique, solaire, tellement droit dans ses bottes, avec Aaricia, plus belle que jamais, accrochée au bras, l’image est belle, l’entrevue est pleine de justesse, J’aime beaucoup ces 2 planches de fin.

    Mais je sais on en est pas encore à cet album.

    mais j’ai tant de choses à dire sur cet album-là.

    j’attends.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 9 mois par Hirondl.
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    Galathorn ne semble pas à l’aise dans cette tenue. Nous pouvons constater qu’il ne la porte plus dans La Cage ! Syrane ne porte pas non plus une robe compliquée et elle n’est pas peinturlurée

    Galathorn est un prince évadé, rebelle mais à ce moment il n’est plus libre, au contraire de Thorgal. Il ne sera jamais plus libre, il doit sans doute en passer par là pour marquer son pouvoir. Ce n’est sans doute pas son obligation la plus terrible mais elle est symbolique.

    Répondre | Lien | Citer

    Personne pour parler de Au delà des Ombres?

    Pour moi, le premier chef d’oeuvre de la série. Un bijou d’équilibre, enchaînant les scènes d’émotion et d’aventure pur jus. Dans celui-là, Van Hamme montre sa pleine capacité à nouer les différents éléments de sa mythologie, à nous embarquer dans l’incroyable.

    Toute cette première partie où l’on retrouve notre héros en pleine dépression, puis le voir se relever petite à petit jusqu’à braver la mort elle même. Et surtout le dernier arc, dans le royaume des morts, avec les papillons, la rédemption de Shannah… Wouuuuuh!

    A demain pour La Chute de Brek Zarith!

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    Ah si bien sûr ! Au-delà des Ombres…album culte   !!!!! Après un album dans le monde réel, c’est un dépaysement complet que propose Van Hamme aux lecteurs et à Rosinski…(il a dû se régaler !)
    C’est dans cet album que Thorgal va se hisser au niveau  des plus grands héros mythologiques. Il va arracher Aaricia aux griffes de la Mort, la vraie. Galathorn et Thorgal se complètent. Galathorn est un homme du « réel », il ramène deux fois Thorgal à la réalité. Mais pour accomplir des exploits impossibles, il a besoin du héros…même s’il n’y croit pas vraiment (merci Wargan !)
    – L’ambiance pluvieuse dans la ville hostile, la surprise de découvrir l’épave de Thorgal guidé par Shaniah, la mort du soudard éparpillé façon puzzle par le pouvoir de la clé
    – Wargan et Galathorn, le mystérieux domaine, le monument mégalithique, le puits
    – Shaniah, la petite mortelle « trop possessive » qui veut conserver Thorgal, qui comprend qu’il ne lui appartiendra jamais et qui va malgré tout l’accompagner jusqu’au bout
    – La fin du domaine des hommes, l’évocation du Ragnarök
    – le périple incroyable, avec tout autre auteur que Van Hamme on crierait au n’importe quoi et pourtant tout est parfait dans ce voyage dans le temps : la fleur rouge, le serpent, le crocodile, la forêt, les dinosaures…le néant et l’arc-en-ciel !
    – quel bonheur de retrouver la Gardienne !!!!!!!!!…et ses avertissements
    – aïe, Thorgal va finalement craquer,  il ne faut pas lui en vouloir : Orphée avait fait une erreur du même style…
    – la rencontre avec la Mort, la toile, les faucheurs aveugles, le jeu cruel de la Mort, le choix et le sacrifice de Shaniah qui a une mort et des dernières paroles légendaires à la hauteur du personnage, adieu petit papillon…
    – le pénible retour à la réalité

    • Ce sujet a été modifié le il y a 9 mois par Fitir.
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    Oh oui cette planche 44 « Je t’aimais… à en mourir ».

    Tiens, comme je prend un peu d’avance, je me demande si je n’ai pas une version colorisée (édition de 1996). Quelqu’un aurait un scan de l’EO pour le confirmer?

    Ce qui est fort avec cet album c’est qu’il est une suite directe du tome 4 (Galathorn, la disparition d’Aaricia, Shaniah) ET du tome 3 (la clé de plomb, la gardienne des clés) qui sont pourtant totalement dissociés!

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    « Au-delà des ombres » est significatif  d’une part pour son scénario, mais en plus le dessin magnifie les personnages. La couverture montre un Thorgal plus déterminé, fort, et plus beau que jamais. L’image d’Aaricia est digne d’un conte, ceux dont les princesses sont restées à jamais éternelles. Voilà une Blanche-Neige, ou une Belle-au-bois-dormant moderne. dont le prince prend tout de même une autre dimension.

    Mythes et contes, ce sont les fondations littéraires du psycho-drame réécrit par VH pour notre plus grand bonheur. Et la magie de la BD c’est de mettre en mouvement des images belles comme un Gustave Moreau. Là où la peinture nous montrait chichement une seule scène, pour nous faire prendre toute la mesure de la tragédie, « Au-delà des ombres » nous abreuve jusqu’à plus-soif  de la beauté du Drame (au sens premier comme au sens tragique).

    Cette histoire mérite d’entrer au panthéon des grands mythes, aux côtés d’Antigone, Orphée et Eurydice , Prométhée et toute la clique.

    La mythologie. c’est vraiment indémodable.

     

    « Pour le plaisir » et avec la participation aimable d’Herbert Léonard, redécouvrons une vieille conversation sur le forum au sujet d’ « Au-delà des ombres ».

    • Ce sujet a été modifié le il y a 8 mois et 4 semaines par Hirondl.
    Répondre | Lien | Citer

    En fait pour illustrer mon propos précédent qui n’est peut-être pas clair :

    Quand Shakespeare écrit Hamlet, c’est déjà en soi un coup de génie, mais il n’a pas  en plus à ses côtés un illustrateur génial pour dessiner et mettre en image son admirable histoire.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 8 mois et 4 semaines par Hirondl.
    Répondre | Lien | Citer

    Hirondl a écrit
    En fait pour illustrer mon propos précédent qui n’est peut-être pas clair :

    Quand Shakespeare écrit Hamlet, c’est déjà en soi un coup de génie, mais il n’a pas  en plus à ses côtés un illustrateur génial pour dessiner et mettre en image son admirable histoire.

    On peut dire que tu l’aime cet album

    Moi je n’y trouve rien à redire, tout l’album est parfait.

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    La Chute de Brek Zarith, je vais me concentrer sur Shardar. Véronar, Syrane ou Galathorn c’est bien mais le meilleur personnage c’est peut-être tout de même Shardar dans cette famille Quel souverain étrange ! Il est encore bien plus marquant que les trois vieillards identiques du pays d’Aran qui ne pensaient qu’à accumuler, prisonniers de leur cycle sans fin.

    Shardar a un visage taillé à la serpe, il est vieux mais physiquement pas décati et surtout c’est un scientifique curieux de tout. Je me suis longtemps demandé pourquoi il avait accepté que Véronar devienne un gros pourceau avachi ou pourquoi il n’avait pas misé sur Galathorn pour lui succéder. Le pouvoir et sa transmission ou encore l’or ne sont pas ses centre d’intérêt principaux. Il avait bien assez d’or pour défendre son royaume s’il le souhaitait vraiment mais il montre qu’il s’en moque complètement. Il a domestiqué les barons pour qu’ils ne lui cassent pas les pieds mais ils ne sont rien du tout à ses yeux.

    Brek Zarith c’était une expérience, il considère qu’elle a échoué ou au moins qu’elle est terminée. A son âge, il est prêt à revêtir une défroque et à repartir à zéro en misant sur un élément nouveau, Jolan. Quel méchant atypique…

     

    • Ce sujet a été modifié le il y a 8 mois et 4 semaines par Fitir.
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    Fitir a écrit
    Quel méchant atypique…

    J’ai d’abord lu cette phrase en faisant de « atypique » le nom et « méchant » l’adjectif, c’est rigolo…

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    J’ai d’abord lu cette phrase en faisant de « atypique » le nom et « méchant » l’adjectif, c’est rigolo…

     

    Ah il est méchamment original ce personnage Un de mes préférés ! Les épisodes avec Zorn et autres barons par exemple, il est bien différent des autres méchants comme Volsung ou Kriss !

     

    …et sinon bien sûr LA question après les albums 4/5/6 : où était Syrane et que faisait-elle pendant le cycle de Brek Zarith ? C’est pas un mystère ça   ? Le gars Galathorn a une petite soeur, il ne le sait pas encore vu que Van Hamme ne le savait pas non plus à ce moment…mais elle était tout de même née il me semble

    • Ce sujet a été modifié le il y a 8 mois et 4 semaines par Fitir.
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    Fred r a écrit
    Ce qui est fort avec cet album c’est qu’il est une suite directe du tome 4 (Galathorn, la disparition d’Aaricia, Shaniah) ET du tome 3 (la clé de plomb, la gardienne des clés) qui sont pourtant totalement dissociés!

    Ça m’avait interpellé aussi en lisant l’intégrale Noir et Blanc. Les Trois Vieillard du pays d’Aran est presque un « Les Archers » du cycle de Brek Zarith.

    Fitir a écrit
    …et sinon bien sûr LA question après les albums 4/5/6 : où était Syrane et que faisait-elle pendant le cycle de Brek Zarith ? C’est pas un mystère ça   ? Le gars Galathorn a une petite soeur, il ne le sait pas encore vu que Van Hamme ne le savait pas non plus à ce moment…mais elle était tout de même née il me semble

    Bonne question, surtout que comme Shardar s’était bien employé à tuer tout le monde…

    Trois hypothèses :

    – Syrane se trouvait à la court d’un autre seigneur, en tant qu’invitée ou quelque chose du genre. Mais cela me semble très improbable, étant donné son statut très dangereux pour Shardar. Je l’imagine plutôt la gardant près de lui sous étroite surveillance et essayant de lui laver le cerveau

    – Syrane vivait à Brek Zarith et Shardar a voulu épargner les membres de sa famille et/ou les enfants. S’il s’agit des enfants, on peut supposer que Syrane avait entre 8 et 14 ans au moment des faits. N’empêche que si c’est le cas, la pauvre Syrane a du se manger un joli traumatisme avec presque tout le monde mort.

    – Syrane avait réussit à s’enfuir au moment du coup d’état de Shardar et vivait cachée quelque part.

     

    Sinon, j’arrive en retard, je pense que l’album d’aujourd’hui est « L’Enfant des Etoiles ».

    EDIT, je posterai mon texte sur cet album demain.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 8 mois et 4 semaines par Isis.
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    Ah non au contraire là tu es en avance Isis !!! Hier Fred a mis « A demain pour La Chute de Brek Zarith! ». Déjà que c’est difficile de suivre

    – Syrane …

    Pas simple comme mystère non ? Galathorn s’est évadé mais il était prisonnier et il a été TRES activement recherché. Si Shardar avait Syrane à disposition, elle aurait pu être une otage et un moyen de pression évident.

    En tant que menace proprement dite, je ne pense pas que Shardar se serait préoccupé d’une Syrane ayant autour de 10 ans. Il aurait été bien temps de la « domestiquer » par la suite comme les barons…même si je pense qu’elle aurait été moins docile et finalement bien plus efficace que Falster & Co non ?

     

    .

    • Ce sujet a été modifié le il y a 8 mois et 4 semaines par Fitir.
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    Ah oui, zut, j’avais mal compris.

    Bon c’est pas grave, j’édite le sujet et je garde le reste pour demain.

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    J’ai découvert ton avis sur l’Enfant des Étoiles en avant-première alors et je suis assez d’accord ! Je vais encore relire la Chute de Brek Zarith ce soir pour faire la liste de tout ce que Van Hamme a encore réussi à placer en UN album.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 8 mois et 4 semaines par Fitir.
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    Fitir a écrit
    Ah non au contraire là tu es en avance Isis <img src=" /> !!! Hier Fred a mis « A demain pour La Chute de Brek Zarith! ». Déjà que c’est difficile de suivre <img src=" />

    – Syrane …

    Pas simple comme mystère non ? Galathorn s’est évadé mais il était prisonnier et il a été TRES activement recherché. Si Shardar avait Syrane à disposition, elle aurait pu être une otage et un moyen de pression évident.

    En tant que menace proprement dite, je ne pense pas que Shardar se serait préoccupé d’une Syrane ayant autour de 10 ans. Il aurait été bien temps de la « domestiquer » par la suite comme les barons…même si je pense qu’elle aurait été moins docile et finalement bien plus efficace que Falster & Co non ?

     

    .

    Syrane était une menace potentielle, du coup je ne vois pas Shardar l’envoyant dans la court d’un autre seigneur qui aurait pu l’utiliser.  Ce pourquoi je pense qu’il l’aurait gardée. Et effectivement, il l’aurait probablement utilisée comme moyen de pression contre Galathorn.

    Et du coup, je pense que Syrane avait réussit à fuir, peut-être grâce à des serviteurs fidèle, un truc du genre.

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    Oui, ça semble bien vu. Des trois « jeunes » (Galathorn, Véronar et Syrane), la plus capable de succéder à Shardar en tant que « méchante » de Brek Zarith est en tous cas mademoiselle Syrane. Moins scientifique que Shardar mais plus sexy ! Son jeu du naufragé solitaire était tout de même une belle expérience.  Je dis méchante car elle est ennemie de Thorgal, pas dans l’absolu bien sûr <img src=" /> J’espère que le scénariste va y penser…ou pas !

     

    L’album est de manière générale toujours aussi bien construit, c’est simple il n’y a que des temps forts :

    – Le vol du gros cobaye Zorn, il avait raison il n’était pas le bon candidat même si de toute façon ça n’aurait pas marché… Brek Zarith, les plaisirs sans joie de la cour décadente, le souverain scientifique : dès les premières pages nous sommes dans l’ambiance.

    – Science mais aussi forces occultes et présages avec Helgith, Shardar est un souverain curieux de tout. Dès le début de l’album, si nous en doutions, nous savons que ce sera Thorgal qui provoquera la Chute de Brek Zarith mais comment ?

    – Aaricia, l’attaque naïve des Vikings et la riposte solaire de Shardar Comme annoncé par Helgith, ce n’est pas Jorund qui fera tomber Brek Zarith

    – Thorgal n’a rien perdu de ses talents d’infiltration de château déjà démontrés dans les Trois Vieillards du Pays d’Aran

    – l’ambiance fumeuse, l’échec lamentables des barons

    – Aaricia est une mère, plus juste une demoiselle en détresse qui suit sans discuter

    – la fête empoisonnée, la mort poignante de la demoiselle peinturlurée

    – la mort spectaculaire de Jorund

    – l’avertissement de Shardar à Galathorn, le prince va-t-il échapper de ce destin ?

    – Ce n’est pas Galathorn qui en finira avec Shardar. Pour les exploits, place à Thorgal…le labyrinthe, l’ogre en slip, les pièges…

    – Jolan, le petit garçon mystérieux. Son personnage prend forme, il aura des pouvoirs hors norme et sera lié à son père.

    – La fin de Shardar, le dialogue final avec Galathorn déjà évoqué…

    Quatre albums culte d’affilée

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    Thorgal-BDThorgal-BDWebmestre
    La galère noire

    Thorgal

    La galère noire

      Album n°4  
    Mai 1982

    Rah mais arrêtez d’aller trop vite, j’en suis encore à « La galère noire » !

    Pour ma part, j’en profite pour raconter une anecdote que je n’ai jamais livrée, je crois. Cet album, « La galère noire », je l’ai lu la première fois sous une forme complètement inédite (pour moi), en format bouquin de poche.

    Alors tant qu’à faire, j’ai ressorti l’album-livre de l’armoire pour la première fois depuis… peut-être 15 ans. J’ai même pris 2-3 photos il y a 5 minutes.

    A l’époque j’étais total fauché, et les BD d’occasion ou pas chères me convenaient parfaitement. Mais alors là on est sur une lecture très particulière, avec des planches découpées, amputées, taillées, parfois même réutilisées en divers endroits pour reconstruire des images en format poche. Les bulles sont également découpées et réinsérées, parfois de façon acrobatique.

    Et le mieux, c’est que sous cette forme, l’album est ÉNORME. Il y a bien des endroits où ça pique un peu quand on connaît par cœur chaque recoin (comme moi) ou quand on est en quête de dessins de Rosinski en mode trop beau (comme nous tous), mais ça fonctionne très bien, ça se lit et s’apprécie.

    Même le texte au dos est sympa (alerte spoiler).

    Pour info, il existe 4 tomes sous ce format. Et je ne sais pas si ça se voit sur la photo, mais ils sont comme neufs. Les trois premiers, je les ai achetés plus tard, mais je les ai lus pour la première fois en bibliothèque sous une forme plus classique.

    Si ça vous tente, je peux prendre de meilleures photos, notamment de l’intérieur (mais sans garantie de parfaititude, hors de question de marquer le dos du livre en l’ouvrant bien large). Je peux même éventuellement vous écrire un article pour la partie Collection du site, qui n’a pas connu de nouveauté depuis un moment.

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    Et n’oublions pas le « character design ». Je suis toujours aussi étonné de la créativité des personnages de la cour.  Ces personnages peints de toutes les couleurs, déguisés en cerfs ou en insectes. J’ai toujours trouvé cela très original.

    La chute de Brek Zarith est aussi un jeu de mot, mis en forme au début de l’album par le baron qui chute littéralement de Brek Zarith.

    On voit avec cet alum ce qu’est un cycle selon Van Hamme. Plusieurs albums liés par des éléments communs, mais tous totalement indépendants.

    Comme je vois que tout le monde n’a pas le temps de suivre le rythme, je vous propose une pause demain, pour finir de débattre de Brek Zarith, et nous reprendrons samedi pour la suite de la saga!

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    Thorgal-BD a écritSi ça vous tente, je peux prendre de meilleures photos, notamment de l’intérieur

    Je suis très curieux de voir ça, si c’est possible.

    L’arrière-plan de la couverture semble totalement blanc sur ce format poche, on dirait que le ciel a été supprimé. Le découpage est convenable ? Même avec l’outil plume de Photoshop, ça me semble un peu ambitieux comme choix (en particulier les moustaches du tigre et les cheveux de Thorgal).

    La couverture des Trois vieillards a aussi été bien blanchie, probablement pour que le titre soit plus lisible.

    En ce qui concerne la relecture, j’avoue que j’ai sauté le cycle de Brek Zarith, je ne pense pas être suffisamment réceptif en cette période et je préfère garder égoïstement ma prochaine lecture pour plus tard.

     

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    Pour moi « La chute de Brek Zarith » c’est :

    – on ouvre l’album et PAF ! on a direct le vertige, moi le grand saut façon Red Bull Cliff Diving J’ADORE !

    – Aaricia … Aah Aaricia. Toutes les planches où se trouve  Aaricia dans cet album sont éclairées de sa beauté lumineuse. La maternité l’embellit en lui donnant  la maturité de la féminité. Dommage, ce personnage n’a pas gardé de constance dans sa représentation. Oui vraiment c’est dommage.

    J’aime l’image que d’ailleurs Thorgal-BD a choisie pour Aaricia-La mère :

    – Aaricia est un poil contrariante avec Thorgal, ça aussi j’aime bien, c’est nouveau.

    – Thorgal et Aaricia sont … une famille ! Nous découvrons et on adore très vite ce petit Jolan adorable.

    – Les scènes psychédéliques de fêtes au royaume sont poétiques et pathétiques, j’y ai toujours vu du Moebius … ce doit être les couleurs qui me font ça. En tous les cas c’est dépaysant, et ça change de l’Entremonde.

    – Thorgal adore escalader les murailles, les ponts-levis et les châteaux, ça tombe bien nous aussi on adore qu’il le fasse. cet album est une vraie aventure de Thorgal bien-sûr.

    – Les personnages secondaires sont tellement extras : Shardar, Galathorn, Jorund …. Ils ont tous une planche, ou quelques cases, à la hauteur de leur personnage…. bref ils sont indispensables. En tous les cas moi j’ai été bizarrement plus horrifiée de la mort de Shardar, que de celle de Jorond ( que je tiens nettement pour responsable de son sort en fait), mourir grillé sur place comme ça brrr quelle horreur.

    – Le mystère autour de l’intérêt de Shardar pour l’enfant et les suspicions de pouvoirs étranges venus des étoiles apparaissent, c’est génial, on est tellement en attente d’en savoir plus. Le déni de Aaricia à la fin, est très beau aussi. (Thorgal y est tout griffonné, mais à côté de lui Aaricia et Jolan sont dessinés avec beaucoup d’amour).

    – La volonté du couple de n’être ni maître ni esclave s’affirme  avec classe, et on commence à entrevoir que les difficultés pour y parvenir seront  là. Mais voilà le ciment du couple c’est la paix, la sérénité et la famille, alors on monte avec eux sur la petite barque pour un long voyage.

    – Thorgal tenu en échec par Shardar, seul et emmuré, c’est une image forte. L’apparition du petit Jolan aussi.

    – Et à la fin on a encore le vertige ! La planche où se balance Aaricia au bout d’une corde est super bien montée, superbe. Il faut dire que dans cet album, Rosinski manie les angles de vue de façon magistrale (plongée, grand-angle, zoom …. c’est du grand art)

     

    – raaah je sui sure que j’oublie des trucs…

    • Ce sujet a été modifié le il y a 8 mois et 4 semaines par Hirondl.
40 réponses de 1 à 40 (sur un total de 178)


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