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Les albums de BD en majorité pas rentables

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Les albums de BD en majorité pas rentables

François Pernot, directeur général de Média Participations auquel appartient Le Lombard, a répondu aux questions de la radio publique belge RTBF.

Ce début septembre marque la rentrée littéraire pour les BD. Si le moment clé dans ce domaine est surtout la fin de l’année, la rentrée de septembre sert toutefois de véritable rampe de lancement.

« Même si le livre, si l’album, si la série n’est pas disponible à ce moment-là, c’est le moment où on l’annonce », explique ainsi François Pernot, directeur général de Média Participations, auquel appartiennent des maisons comme Dargaud ou le Lombard.

Il ajoute: « Les spécialistes, les gens qui vont nous relayer dans les médias ou dans les magasins, les libraires sont à ce moment-là informés, ce qui leur permet d’informer d’ailleurs leurs clients en leur disant ‘j’ai une bonne surprise pour toi en fin d’année, je vais avoir un Batman par Marini' ».

Il faut dire aussi que la concurrence est rude: plus de 5 000 BD ont été publiées dans l’espace francophone sur un an. Les maisons d’édition dont s’occupe François Pernot publient environ 700 titres cette année, dont 300 rien qu’au cours de cette rentrée. Et la majorité des albums n’est pas rentable.

Selon François Pernot, il faut vendre environ 10 000 exemplaires pour qu’une BD soit à l’équilibre financier. « Chez nous, nous avons 20 % de notre production qui fait vivre — je parle en termes de nouveautés — l’ensemble des maisons, explique-t-il. Et sur ces 20 %, il y en a un tout petit pourcentage qui va devenir une source de revenus pérenne et en constituant des best-sellers, en constituant donc des livres qui atteindront le haut du hit parade ».

Comme Lucky Luke, « La terre promise », 500 000 exemplaires vendus en 2016, ou encore le 24e album de Black & Mortimer, « Le testament de William S. », 400 000 exemplaires vendus l’année passée. Les revenus que génèrent ces blockbusters permettent de lancer de nouveaux auteurs et aussi, bien sûr, de rémunérer les actionnaires et leurs structures.

Par ailleurs, il y a la diversification. On remarque un engouement du cinéma pour certains univers de la BD. « Valerian » vient par exemple d’être porté à l’écran par Luc Besson. Et il y en a d’autres, comme « Les Schtroumpfs », « Boule et Bill » ou encore bientôt « Thorgal ». Tout ça, ce sont des revenus supplémentaires pour les maisons d’édition.

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